2012-08-08
Le film algérien 'El Gusto' : Séparés par l'histoire, réunis par la musique
Par Mouna Sadek pour Magharebia à Alger – 08/08/12
C'est le récit d'un espoir retrouvé au coeur des horreurs de l'histoire.
Le film algéro-irlandais "El Gusto", sorti à Alger le 29 juillet, raconte le voyage d'un groupe d'amis qui, séparés par les douleurs de l'existence et de la guerre, se retrouvent à travers la musique chaabi.
Cinquante ans après la guerre algérienne de l'indépendance, des amis musiciens, de confessions juive et musulmane, se retrouvent en France pour y jouer de la musique folklorique algérienne alors que chacun d'eux lutte encore contre les souvenirs obsédants de la guerre et de la séparation.
La réalisatrice Safinez Bousbia, née en Algérie, dit avoir eu l'idée de ce film après avoir visité une petite boutique située dans la casbah d'Alger, où elle achetait un miroir. Le propriétaire du lieu, Mohamed Ferkioui, lui avait alors montré, ému jusqu'aux larmes, des photographies jaunies, lui racontant avec nostalgie son expérience de musicien dans un orchestre chaabi, où Musulmans et Juifs étaient traités à égalité.
"Au début, je ne pensais pas faire un film. Je me suis dit : Pourquoi ne pas aider cet homme à retrouver ses amis ? Je m'attendais à ce que cela prenne deux ou trois mois ; cela a duré deux ans et demi", a déclaré Bousbia dans une interview accordée au quotidien El Watan.
La réalisatrice a rencontré certains personnages du film issus de l'école municipale de musique du vieil Alger, dirigée par El Hadj Mohamed El Anka, fondateur de la musique chaabi. Et c'est là que l'idée d'un film a commencé à prendre forme.
Elle était loin de se douter que cette aventure bouleverserait ce qu'elle était, ainsi que son existence.
Après avoir bravé mille obstacles, Bousbia, munie de sa caméra, a déambulé dans le labyrinthe des rues de la casbah du vieil Alger, qui résonnent encore des sons de la musique chaabi et dont chaque mur récite la poésie d'El Anka.
Les personnages évoquent une Algérie où la misère et les tourments du quotidien n'ont jamais empêché les individus de chanter et de danser jusqu'à l'aube.
"On chantait le vin, les roses, les femmes et l'argent", rappelle Tahmi, l'un des héros du film.
Les Musulmans partageaient cette passion pour la musique avec la communauté juive.
"Nous avons plus de choses en commun avec les Juifs qu'avec les Chrétiens", explique l'acteur Ahmed Bernaoui. "Nous étions voisins, ils vivaient avec nous !"
Pour les deux communautés, la musique chaabi était alors un gusto, mot emprunté à l'espagnol pour exprimer le plaisir, la passion et la joie d'être en vie.
Puis la guerre est survenue.
Les nouvelles du front ont évoqué des milliers d'Algériens tombant dans le maquis. Le couvre-feu est venu mettre au terme aux interminables soirées de la casbah. A partir de 1961, plus de 100 000 Juifs naturalisés français en vertu du Décret Crémieux de 1870, ont été contraints à l'exil.
"Ma mère n'est jamais parvenue à accepter l'idée de s'établir en France, c'est cette idée qui l'a tuée", raconte Robert Castel, acteur et chanteur.
Cinquante ans après, les musiciens, dont l'amour de la musique ne s'est jamais effacé, se retrouvent grâce à la détermination de Bousbia. L'une des scènes les plus émouvantes de ce film est la rencontre entre ces vieux amis, juifs et musulmans, sur le port de Marseille. Ils fêtent cet évènement par un grand concert donné dans la "cité phocéenne".
La musique d'El Anka a apaisé les blessures de la guerre. L'Orchestre El Gusto a voyagé à travers le monde, donnant des concerts à Paris, Berlin, Essaouira et Londres. Les grand-pères de la musique chaabi, oubliés sur la scène algérienne, ont retrouvé une seconde jeunesse.
Le film sera projeté, jusqu'à la fin du Ramadan, au cinéma Cosmos. Les spectateurs, à la sortie de la salle, disent avoir été touchés par les touches d'humour présentes dans l'oeuvre et par son message de résilience.
"C'est une grande joie pour moi de découvrir un aspect de l'Algérie que je n'ai jamais connu", déclare Mounia Bellili, une étudiante, soulignant que la musique lui a donné "la chair de poule "durant tout le film et qu'elle n'a pu retenir quelques larmes.
"Je veux remercier la réalisatrice pour sa ténacité et pour ce plaisir musical", ajoute-t-elle.
"Ce documentaire nous rappelle qu'il est possible pour les Juifs et les Musulmans de vivre en harmonie, cela a déjà été le cas, et il n'y a aucune utilité à parler le langage de la haine", souligne Imad Fassouli, âgé de 45 ans.
Il a qualifié le film de "leçon de tolérance", affirmant qu'il est "un miroir qui reflète un âge d'or disparu".
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![[Mouna Sadek] Le film algéro-irlandais "El Gusto" est sorti sur les écrans d'Alger le 29 juillet.](/awi/images/2012/08/08/120808Feature4Photo1-271_179.jpg)
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الامير عبد القادر معسكر 2012-8-13
"Tu ne seras agréé ni des juifs ni des chrétiens que lorsque tu auras suivi leur confession". Ce film représente l'une des formes de normalisation et d'humiliation envers Israël. Vous serez présenté aux côtés des gens que vous avez aimé au Jour du Jugement. Vive l'Islam et les musulmans jaloux de leur religion !
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Mohamed EL BAKI 2012-8-9
L'Histoire est là pour nous faire revivre les anciens temps... Cultures,civilisations,histoires : des peuples,des pays des hommes et des femmes...
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Tous les enfants du Bon Dieu !!! 2012-8-9
Ce ne sont pas les différences ethniques, culturelles, religieuses qui séparent et opposent les hommes, mais la lâcheté de certains qui s’accommodent par intérêt, faiblesse ou bêtise de systèmes iniques fondés sur une condition injuste et cruelle infligée à leurs semblables pour satisfaire des intérèts prédateurs sans vergogne. La seule fraternité passe par le courage,la solidarité, et l’engagement pour ce principe universel : « Les hommes naissent libres & égaux en droit » quelque soit leur couleur, leur origine ethnique, leur culture, leur religion… Il est des moments de vérité dans l’Histoire humaine où le test de la fraternité se fait grandeur nature, beaucoup le passent avec succès, mais nombreux sont ceux qui sont recalés, faute de sincérité, et/ou de courage, et/ou de force de conviction, les épreuves de rattrapage existent, mais sont généralement peu concluantes pour ces candidats, que l’Histoire classe parmi les «tièdes» les «indécis» les «opportunistes» & tout cela n’a rien à voir avec la fraternité, l’amour de son prochain, son alter-ego, ne sommes nous pas tous les enfants du Bon Dieu ?
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Tous les enfants du Bon Dieu !!! 2012-8-9
...1/ ... Les hommes sont frères en dépit de la couleur, la langue, la culture, l’origine, et même la religion … Ce postulat hélas ne peut résister à certains systèmes politique imposés par des intérèts infiniment minoritaires mais puissants et hégémoniques qui ne souffrent aucune opposition et mettent tout en œuvre pour conditionner les esprits et opposer les hommes qui sont alors sommés de prendre position, la neutralité étant une soumission voire une complicité déguisée, l’engagement pour ses convictions reste la seule issue honorable … l’amour de la musique, la fraternité naturelle peuvent alors ne plus suffire et l’affrontement possible voir inévitable. Comment « transcender »la réalité barbare de l’ordre colonial fondé sur la discrimination raciale, ethnique, culturelle, religieuse, sociale ; rester neutre pour « préserver » la fraternité qui unie les hommes ? Faire semblant, fermer les yeux sur l’infamie ? La fraternité exige au contraire l’engagement, la solidarité, l’empathie, « l’autre n’est’ il pas un autre moi-même , mon alter-ego? », comment dès lors admettre, tolérer, cautionner qu’il soit traité en sous-homme ? Les « hommes ne naissent’ ils pas libres & égaux en droit ? La déclaration de 1789 n’a jamais expressément limité la portée de ce principe à « l’Humanité de l’hexagone » !?! Pourtant l’esclavage et le colonialisme ordre racial, exploiteur et violent ont perduré !?! La fraternité entre les hommes ne peut être préservée que par un engagement commun pour le respect de la dignité de tous les hommes sans aucune discrimination… Ce ne sont pas les différences ethniques, culturelles, religieuses qui séparent et opposent les hommes, mais la lâcheté de certains qui s’accommodent par intérêt, faiblesse ou bêtise de systèmes ... suite ...
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smail-alger 2012-8-9
Excuse-moi mon frère, il n'y a plus de discussions avec les juifs.
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