2012-07-15
Les experts se penchent sur cinquante ans d'indépendance algérienne
Par Mouna Sadek pour Magharebia à Alger – 15/07/12
Politologues, sociologues et historiens sont revenus la semaine dernière sur cinquante ans d'indépendance de l'Algérie. Quels ont été les progrès enregistrés depuis l'indépendance, et quel avenir attend l'Algérie ?
Telles ont été les deux principales questions auxquelles des observateurs venus du monde entier ont tenté d'apporter une réponse lors d'un symposium de trois jours organisé à Alger, qui s'est achevé samedi 7 juillet.
Les participants à cette rencontre organisée par le quotidien El Watan ont reconnu que le pays doit mettre en oeuvre des réformes pour éviter ce qu'ils ont appelé une "implosion généralisée".
Aïssa Kadri, sociologue et professeur à l'Université Paris 8, a mis en garde contre des "ruptures violentes" si les autorités algériennes ne consentent pas à prendre des mesures en faveur du peuple.
"Cet éclatement pourrait se faire dans des processus plus débridés et plus incontrôlables que partout ailleurs dans le monde arabe, compte tenu des blessures encore ouvertes", a expliqué le professeur.
Selon lui, plusieurs raisons ont à ce jour empêché une révolte en Algérie.
Les violences de la Décennie noire ont laissé de profondes blessures dans les consciences algériennes. Par ailleurs, l'augmentation des prix des hydrocarbures a permis au gouvernement d'acheter la paix sociale, a ajouté cette analyste, ce qui explique pourquoi les mouvements sociaux en Algérie sont à la traîne par rapport à d'autres pays arabes. Ce mouvement est immature par suite de raisons historiques, sociologiques et politiques, a-t-il ajouté.
Kadri a fait part de son inquiétude face à l'affaiblissement des activités de la société civile en Algérie, qui laisse la porte ouverte à la corruption et empêche le travail de l'Etat et de la société.
Pour sa part, l'avocat Madjid Benchikh a critiqué ce qu'il a qualifié de "démocratie de façade".
Le politologue Mohamed Hachemaoui a mis en garde contre les effets "dévastateurs" de la corruption.
"Elle démultiplie les procédures bureaucratiques, gangrène les marchés publics, et récompense l’incompétence", a-t-il expliqué. "Elle enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres, d’où toutes ces disparités sociales, alors qu’il y a tant de ressources."
Mais bien que certains puissent être déçus par certains aspects de l'après-indépendance, l'expérience algérienne n'est pas celle d'un "échec" ou d'un "désenchantement", a expliqué Hugh Robert, professeur à la Tufts University et analyste politique.
"J’ai toujours considéré cet événement comme une très grande victoire pour le FLN et le peuple algérien en premier lieu, mais aussi comme une très grande victoire d’un principe démocratique et une victoire historique pour une grande partie de l’humanité", a-t-il expliqué.
"Il y a eu tout de même beaucoup de réalisations impressionnantes", a-t-il ajouté. "Malgré tout ce que les Algériens ont eu à souffrir, ils ont tenu le coup, et malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, l’Etat que le FLN historique a fondé est toujours là, et ça, c’est très important."
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![[Mouna Sadek] Le sociologue Aïssa Kadri (à gauche) et l'avocat Madjid Benchikh (au centre) parlent des défis auxquels sont confrontés les mouvements sociaux en Algérie.](/awi/images/2012/07/15/120715FeaturePhoto1-271_179.jpg)
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ben mhidi rahimahou allahe 2012-8-25
Est-ce que la sédition est pire que le meurtre, ou est-ce que le meurtre est pire que la sédition ? C'est quoi l'explication, que Dieu accorde la paix à vos âmes ?
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Zacharia 2012-8-11
... Que le peuple algérien garde le cap ... et des dirigeants qui préservent la ligne de l'indépendance et de la liberté dans ce monde agité par "une gouvernance dictatoriale qui ne dit pas son nom" et qui mènent les états et les peuples à la trick. Que le peuple algérien continue à faire ses "printemps" quand ça lui chante non pour obtempérer aux injonctions hégémonistes arabes ou papoues ... Que le peuple algérien reste rebelle et décide de son avenir, et pratique sa démocratie hors tous les faux-modèles, mode de domination s'il en est … Rien n'exclura jamais la seule agora qui vaille, la seule démocratie directe qui soit, celle de la rue investie par le peuple souverain, chaque fois que les dirigeants ne seront pas à la hauteur des attentes légitimes du peuple et c'est lui et lui seul qui décide du niveau d'exigence, quand, pourquoi et comment. C'est le seul rempart à la politique politicienne, aux manipulations étrangères malveillantes et hégémoniques qui caractérisent fondamentalement les rapports internationaux … Alors les jérémiades sur le peu d’engouement du peuple algérien pour l’imposture des « printemps arabes » tous achevés en bérézina intégriste dans le chaos,c’est pathétique!Que ces «intellectuels» que je ne qualifierai pas de « faussaires » (Pascal Boniface) ne s’endorment pas sur « leurs Lauriers » du fait de « sortir » ou du « parrainage » de tel « famous think thank » se remettent un peu en question.Toutes ces «doctrines» «théories» «vérités»,concoctées dans ces officines qui font la pluie & le beau temps sur le monde,ne sont pas si objectives indépendantes innocentes ... Et quand les intérèts hégémoniques coïncident si parfaitement... La vérité scientifique et la morale sont ailleurs !!! La leçon ne pourra jamais nous venir de cette direction là …
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[email protected] 2012-8-7
Bonjour, il est des lignes rouges qui ne doivent pas etre franchies. ce sont celles de l interet de son pays. Qui les determine, en partie les gouvernements, les lignes officielles et en partie l esprit meme de la nation et là elles ne sont definies que par l intelligence de l individu ou du groupe à deceler cet interet national. L etat lui meme peut les trahir et en etre comptable un jour. Les urnes c est bien, mais elles ne sont pas tout. D ou l importance du sens moral d un peuple, qui genere ses dirigeants ou les renvoie. Alors si l Algerie, en est ou elle, comme on dit chacun a le gouvernement qu il merite. En agissant sur celui ci particulierement par des critiques dans la presse, on le mene à s ameliorer. Le patriotisme de facade et de l hypocrisie est le pire. Il occupe l espace pour ne pas laisser le vrai patriotisme prendre sa place. Pour moi le patriotisme c est d abord la bonne gouvernance et la bonne gestion des finances et.. des biens publics en respectant le peuple dans son ensemble. Faire de la morale internationale est de la pure hypocrisie
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hakim 2012-7-28
merci
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Anonymous 2012-7-18
Des propagandistes du régime incapables de commenter les travaux du symposium ne peuvent que déverser un torrent d'injures et d'accusations sur les participants. Face aux arguments incontestables ils lancent des attaques personnelles. Inviter un professeur à se taire et prendre sa retraite parce qu'on ne peut pas lui répondre, est une preuve d'impuissance intellectuelle. En montrant du mépris pour les intellectuels et en les désignant ironiquement par 'intellos', 'sommités', etc... on met le doigt sur le point faible du régime Algérien: Il préfère la bêtise et la brutalité à l'intelligence. Quand je lis des épithètes comme 'opportunisme, conformisme, crétinisme, lobotomisés, perroquets. etc..' je me demande si le commentateur a l'habitude de participer à des débats entre personnes bien élevées. Sa préférence pour le style injurieux, offensif et diffamatoire ne me paraît pas en harmonie avec les règles du site. Il aurait mieux fait de lire ces règles avant de foncer comme un taureau en fureur, tête baissée, les cornes en avant dans l'espoir de déchiqueter les intellectuels qu'il abhorre. Sans parti pris je n'ai rien à redire aux arguments bien pesés, rationnels et concrets des 'intellos' lorsqu'ils préviennent contre une "implosion généralisée" et invitent à "prendre des mesures en faveur du peuple". Je ne vois là aucun mal. Dire que "les violences de la Décennie noire ont laissé de profondes blessures" est conforme à la réalité. De même que parler des effets "dévastateurs de la corruption". Personne ne peut le nier. Comme on ne peut pas nier la 'démocratie de façade, ni les procédures bureaucratiques qui gangrènent les marchés publics, récompensent l’incompétence, enrichissent les plus riches et appauvrissent les plus pauvres". Tout le problème de l'Algérie vient de là.
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anonymous 2012-7-17
Bravo mon ami de dire ces évidences !!! l'élève surpasse le maitre ... toi tu as dépassé tes maitres du genre benchik et quelques autres opportunistes ... On a marre d'entendre vanter ces printemps arabes du malheur!
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algérien 2012-7-16
Hugh Robert, professeur à la Tufts University et analyste politique... est plus objectif que Bencheikh & Kadri trop soucieux de courtiser leur employeur , et donc chantent ce qu'on attend d'eux ! Le peuple algérien poursuit son parcours ... " les chiens aboyent , la caravanne passe " ... Le printemps arabe maudit , le peuple algérien n'en veut pas , qui y trouve à redire ? Bencheikh & Kadri ? Qu'ils restent chez leurs maitres ...
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l'élève surpasse le maitre ... 2012-7-16
Lélève surpasse si souvent le maitre ... La vérité ne vient pas de cette direction là depuis longtemps, le clientèlisme,l'opportunisme,le conformisme & parfois le crétinisme,les ont lobotomisés,au point qu'ils répètent tous comme des perroquets "la pensée unique" ... Mais en aparté face à un interlocuteur non soumis "au politiquement correcte" du moment , ils chantent sans vergogne une autre chanson.Nous connaissons ces "sommités",elles furent nos professeurs à une époque où les idées diverses et variées s'échangeaient entre étudiants et enseignants librement.Ces "intellos" se sont ralliés à la "pensée unique" hégémonique, carrières obligent ! Ils nous rabattent les oreilles avec "le miracle des printemps arabes apportant sur leurs ailes les islamistes démocrates notoires" ... et s'interrogent sur le comment & le pourquoi : l'Algérie n'a pas marché dans la farce ? ! ? Toucher des émoluments pour ça , c'est une insulte à toutes les catégories socio-professionnelles qui triment pour mériter leur salaire . Mais que Madjid Bencheikh se souvienne les écrits restent),est cette définition de la démocratie ( dont les dés sont pipés) qu'il donnait à ses étudiants en droit de la faculté de droit de "Benak"(Alger) ? Lorsqu'il méritait encore son titre de juriste de renom ? Croit il que ses milliers d'étudiants aujourd'hui des intellectuels très chevronnés soient tous amnésiques pour les besoins de sa propre carrière? Que ne prend il une retraite méritée somme toute car l'opportunisme ne s'arrange pas avec les années... La vérité ne vient jamais du Tyran mais bien du tyranisé. Alors ces gouroux n'ont qu'à se pencher!ils ne risquent plus grand'chose , ils ont achevé leur chute , ils sont au ... level/0 ... ils ne peuvent tomber plus bas ... mais certains creusent .
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Cheb 2012-7-15
Que ces mêmes "experts" se penchent plutôt sur le malade , pose le diagnostique et préconise une thérapie crédible ... Qu'ils laissent en paix celui qui se porte bien et qui ne leur demande rien ... eux qui passent leur temps de salon en salon à courtiser les officines des sorciers fous qui mène le monde au chaos . La seule thérapie c'est le DEMOS qui la détient et le jour viendra où elle déferlera du nord au sud ...
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