Voulez-vous faire du français votre langue par défaut sur ce site ?

2012-06-25

Le salon du livre d'Alger marque l'anniversaire de l'indépendance

Par Mouna Sadek pour Magharebia à Alger – 25/06/12

  • 5

Des écrivains du monde entier se sont retrouvés la semaine dernière à Alger à l'occasion du cinquième festival international de la littérature et du livre de jeunesse (FELIV). Cet évènement de dix jours, qui a refermé ses portes samedi 23 juin, a proposé à la fois des écrivains confirmés et de jeunes talents.

"Par rapport aux années précédentes, les acteurs sont différents et chacun d’eux, Algérien ou étranger, a animé des ateliers et initié nos jeunes au monde merveilleux de la littérature, du dessin, des arts plastiques et des travaux manuels, afin de développer leur imaginaire", a expliqué à Magharebia Azzeddine Guerfi, l'organisateur de ce festival.

L'objectif principal est de sortir le livre des sentiers battus et de l'emmener à la rencontre des citoyens, a-t-il expliqué. Le festival de cette année a rendu hommage à dix écrivains algériens disparus, considérés comme les pères de la littérature algérienne moderne. Parmi eux, citons Mouloud Feraoun, Mohamed Dib, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Malek Haddad, Abdelhamid Benhadouga, Reda Houhou et Moufdi Zakaria.

Soixante maisons d'édition algériennes étaient venues présenter leurs travaux aux visiteurs. Ce festival proposait également des ateliers de dessin et des expositions d'art visuel. Mais c'est véritablement l'atelier de conte qui a connu un franc succès.

"C’est un véritable bonheur de se retrouver avec les enfants et de partager avec eux les fables qui portent toute la sagesse de nos aïeux", a déclaré la conteuse algérienne H'nifa Hammouche à Magharebia. Plusieurs conteurs se sont succédés pour raconter des histoires qui véhiculent des leçons de tolérance, d’amour des études et du respect du patrimoine algérien.

L'écrivain marocain Mohamed Achaari, lauréat du Booker Prize 2010, et l'auteur français Alexis Jenni, lauréat du Prix Goncourt de l'an dernier, participaient à cet événement. Parmi les autres participants se trouvaient le Congolais Alain Mabanckou, la Cubaine Karla Suarez et l'auteur franco-algérien Anouar Benmalek.

Les artistes Magyd Cherfi, ancien membre du groupe Zebda, Houria Aichi, Cheikh Sidi Bemol et les Palestiniens du Trio Joubran ont animé ce festival.

Les auteurs ont organisé des débats sur "l'aventure de la littérature" et l'indépendance dans la littérature post-coloniale pour marquer le cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Ils ont parlé du concept "d'auteur en dialogue", au cours duquel un auteur algérien s'est engagé dans un dialogue avec un écrivain étranger.

Dans un communiqué de presse, Khalida Toumi, ministre de la Culture, a déclaré que ce festival donnait aux gens une occasion de faire l'expérience du livre et a salué les expositions consacrées à dix auteurs algériens organisées dans le métro d'Alger, qu'empruntent chaque jour des milliers de personnes. Cela ne manquera pas, a-t-elle dit, de faire connaître les grands noms de la littérature algérienne à un plus grand nombre de personnes.

Les visiteurs qui ont arpenté les allées du festival ont salué l'organisation des activités, qui ont permis aux enfants de développer et de libérer leur imaginaire et ont incité les adultes à participer à des discussions avec des personnalités du monde de la littérature.

"Je trouve que le FELIV a été assez bien organisé. J’écoutais à l’instant les chansons adressées aux enfants, et je peux dire que je suis retombée en enfance", a expliqué à Magharebia Amel Benchenni, une fonctionnaire.

Certains visiteurs ont toutefois regretté que leur amour du livre reste un passe-temps encore onéreux en Algérie.

"Dommage que les livres soient trop chers", a ainsi déclaré Mourad, un étudiant.

Que pensez-vous de cet article ?

81 N'aime pas

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez les derniers articles de Magharebia dans votre boîte aux lettres électronique.

PUBLIEZ VOTRE COMMENTAIRE 5

Anonymous_thumb

Vous n'êtes pas inscrit. Les commentaires anonymes sont vérifiés. Inscrivez-vous pour que votre commentaire soit publié immédiatement - En savoir plus

Ou publiez votre commentaire en utilisant :

* INDIQUE UN CHAMP OBLIGATOIRE

  1. Anonymous_thumb

    soyoyo deca 2012-9-15

    je vs slt tres tres b1

    • 0 Aime

  2. Anonymous_thumb

    Bouadjar 2012-7-26

    Merci,TZIRI pour votre commentaire,cela va droit au coeur... Ned.

    • 0 Aime

  3. Anonymous_thumb

    'TZIRI 2012-7-3

    L’alpiniste algérien, Ned Bouadjar, né en 1962, a porté les couleurs algériennes sur le point le plus haut d’Amérique du Nord, le Mont Mc Kinley, 6.192 m (Alaska)... qui mieux que Ned Bouadjar peut incarner le peuple algérien qui s'est hissé du fond du néant colonial à la lumière éclatante de la liberté par son seul héroîsme , par son seul Amour de sa terre , de son identité , de ses valeurs indestructibles même par la force brute la plus démencielle qui le tint sous son joug 132 années d'enfer ......... Ned est l'incarnation de cet héroisme contre l'impossible qui décroche envers et contre tout l'étoile et la dédie à son peuple ... MERCI NED BOUADJAR !!! TU FAIS DESORMAIS PARTIE DE NOS IMMORTELS !!! QUE DIEU TE BENISSE ET PROTEGE L'ALGERIE !

    • 0 Aime

  4. Anonymous_thumb

    Amazigh 2012-7-1

    Vive l'Algérie libre ! vive les Algériens ! vive le livre ! vive la culture pour tous ! vive l'identité de chaque peuple ! multipions les bibliothèques municipales , les centre culturels de quartiers ... au profit d'Ouleds el houma !!!

    • 0 Aime

  5. Anonymous_thumb

    Bouadjar 2012-6-28

    L’alpiniste algérien, Ned Bouadjar, né en 1962, a porté les couleurs algériennes sur le point le plus haut d’Amérique du Nord, le Mont Mc Kinley, 6.192 m (Alaska), et marque par la même occasion le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Ned Bouadjar a atteint le sommet le 26 mai dernier en technique alpine, un record en 6 jours avec son compagnon de cordée, le Français Jean-Luc Bremond

    • 0 Aime