2012-06-19
Les échanges commerciaux en tête des priorités tuniso-algériennes
Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis – 19/06/12
La Tunisie et l'Algérie poursuivent activement des mesures visant à renforcer leurs relations dans le but de dynamiser le développement économique et le commerce.
L'année dernière, les deux pays ont signé douze documents relatifs à la coopération dans les secteurs économique, culturel et des services, entraînant la croissance de l'unité tuniso-algérienne et de la prospérité économique.
Il semblerait que ces efforts commencent à payer.
Conformément à un rapport du ministre algérien de l'Intérieur du 17 juin, la collaboration entre l'Algérie, la Tunisie, la Libye et le Maroc a entraîné une baisse de 50 pour cent des trafics transfrontaliers au cours des six derniers mois.
Dans un entretien accordé à l'AFP le 7 juin dernier, le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a déclaré qu'entre l'Algérie et la Tunisie, on notait "zéro pour cent de problèmes et cent pour cent de coopération" à l'heure actuelle.
Pour renforcer leur relation, les deux pays se sont entendus sur l'établissement d'un fonds d'investissement bilatéral et sur l'adoption d'un système juridique bilatéral visant à inciter chacun des pays à mettre en place des compagnies et à investir dans l'autre.
Au cours d'un atelier sur l'investissement organisé à Tunis le 11 juin, Moncef Othmani, représentant algérien auprès de la Chambre de commerce tuniso-algérienne (CMTA), a encouragé les sociétés à investir dans tous les secteurs en Tunisie et en Algérie, appelant à une présélection de projets initiaux.
Il a insisté sur la nécessité de garanties, qui seraient bénéfiques pour les investisseurs des deux pays et permettraient ensuite de dynamiser la coopération et d'attirer les entrepreneurs locaux et internationaux.
Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l'Algérie ont augmenté de manière notable au cours des quatre premiers mois de cette année, atteignant 531 millions de dollars avec un taux annuel estimé d'un milliard de dollars, selon les chiffres de la CMTA.
Selon Boulenouar El Hadj Tahar, porte-parole de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), les chiffres sont relativement faibles, en raison des relations historiques des deux pays, de leurs besoins économiques et commerciaux, ainsi que de leur atout géographique.
Il a ajouté que le phénomène de la contrebande, en pleine expansion, nuisait énormément aux opportunités d'investissements dans les deux pays, représentant plus d'un quart des échanges commerciaux.
La Tunisie cherche désormais à investir en Algérie ; l'objectif est d'élargir la gamme de ses activités et de tirer parti la conjoncture économique, infrastructures avancées et prix peu élevé des carburants.
Pour réduire ses importations, qui atteignaient 46 milliards de dollars l'an dernier, dont 3 milliards pour les importations de blé et 1,7 milliard pour le secteur médical, l'Algérie a besoin d'investissements productifs d'origine étrangère.
Les investisseurs tunisiens en Algérie devraient tirer parti des opportunités d'investissement offertes par le marché algérien, a déclaré Riadh Ben Zargua, directeur de la représentation commerciale tunisienne en Algérie.
Le nombre d'institutions économiques tunisiennes actives sur le marché algérien varie entre 70 et 80, pour seulement 19 institutions algériennes en Tunisie, a expliqué Ben Zargua.
Il a prévu une hausse de l'investissement tunisien en Algérie dans les secteurs de l'automobile, pharmaceutique, de la construction, de l'électricité, de la communication, des technologies de l'information et dans le secteur alimentaire.
S'agissant du nombre limité d'institutions algériennes en Tunisie, Ibrahim Jamal, directeur général du département d'études de l'Agence nationale des investissements en Algérie, a déclaré au magazine The African Manager que la raison en était l'instabilité passée de son pays.
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![[AFP/Samir] Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali affirme que son pays n'a aucun problème avec l'Algérie.](/awi/images/2012/06/19/120619Feature3Photo1-271_179.jpg)
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jamel riahi laroussa 6116 2012-8-2
Laroussa est une vaste zone agricole mais elle manque de beaucoup de choses. Nous souhaitons la bienvenue à Hamadi Jebali et au ministre de l'agriculture. Nous voulons vous souhaiter la bienvenue en vous remerciant.
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lazhar 2012-7-10
c est tres important d encourager coopération entre les frères tunisiens et les algeriens j etais en tunisie il y a presque un moi et j ai constaté que on pourra faire quelques choses ensemble et j ai discuté avec des jeunes tunisiens qui possèdent des usines en stand by en arrêt causé par le manque de la matière première produite par des sociétés étatiques en gréve depuis 7 mois et moi par exemple je peux assurer production de la matière première en déplaçant mes machines en tunisie depuis l algerie .le problème est la pape race impossible je demande de l aide
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