2012-06-13
Les partis algériens en pleine crise post-électorale
Par Nazim Fethi pour Magharebia à Alger – 13/06/12
Rivalités internes et boycotts placent les partis politiques algériens dans une situation de crise interne déclenchée par les élections législatives du 10 mai.
Depuis l'intronisation des nouveaux députés le 26 mai, la situation s'est assombrie pour les partis politiques, dont le plus touché est le Front de libération nationale (FLN), qui a conservé sa majorité au parlement.
Un groupe de la direction du parti, notamment plusieurs ministres du gouvernement, a créé le mouvement Réforme et Authenticité et demandé la démission du secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem.
En réponse aux pressions de ce groupe et des nouveaux membres du comité central qui protestaient contre leur exclusion des listes de candidatures à la veille des élections, Belkhadem avait annoncé qu'il démissionnerait si son parti sortait battu des élections.
Mais malgré sa victoire, ses ennuis ne sont pas atténués, et le comité central devrait se réunir le 16 juin pour le limoger officiellement de son poste et désigner son successeur. Mais cette décision reste toutefois du ressort du président honoraire du FLN et chef de l'Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika.
Pour le Rassemblement national pour la démocratie (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia, la situation n'est guère meilleure.
Plusieurs membres de la direction du parti, dirigés par la secrétaire générale de l'Union nationale des femmes algériennes (UNFA) Nouria Hafsi, se sont plaints publiquement de leur exclusion des listes du parti et demandent la démission d'Ouyahia.
Le Mouvement pour une société de la paix (MSP), d'obédience islamiste, est également dans la tourmente. Bien que le parti ait officiellement annoncé qu'il boycotterait le gouvernement, certains de ses membres, à l'instar du ministre des Travaux publics Amar Ghoul, ont indiqué qu'ils préféreraient conserver leur poste.
La direction du parti a envisagé la possibilité de traduire Ghoul devant la commission de discipline du mouvement, mais a reconnu qu'il n'était pas le seul à remettre en cause la décision de boycott du MSP.
"Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent contre cette décision que l'on n'hésite plus à remettre en cause en sein du MSP", a déclaré Abderrahmane Saidi, président du conseil consultatif du parti.
Pour leur part, les partis de l'opposition sont eux aussi dans une situation délicate. Malgré sa quatrième place à l'issue du scrutin, le Front des forces socialistes (FFS) a vu les dissensions internes prendre des allures de démission.
Karim Tabbou, l'ancien secrétaire national du parti, et Samir Bouakouir, l'un de ses membres influents, ont été exclus bien que tous deux aient été élus au parlement.
Bouakouir a expliqué que les différends avec la direction étaient de nature "politique et uniquement politique", et que leur but était de susciter un débat sur la direction du FFS.
Selon lui, le leader historique du FFS Hocine Ait Ahmed avait appelé à ce que "des sanctions exemplaires" soient prises contre ceux qui ne respecteraient pas la "discipline du parti".
Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati traverse lui aussi une crise sérieuse ; ses sept députés fraîchement élus ont tous quitté le parti, et les membres restants appellent à sa démission.
La crise a atteint même la commission nationale chargée de la supervision des élections.
Cette commission, composée de représentants de l'ensemble des partis politiques, a rédigé un rapport qui remet en cause la régularité du scrutin. Or, certains de ses membres ont refusé de signer ce rapport.
Et, pour compléter ce tableau, la formation du nouveau gouvernement tarde à se faire.
Comme le FFS, le MSP et le Parti des travailleurs refusent d'y participer. Le FLN au pouvoir avoue ne pas savoir quelle forme prendra le nouveau gouvernement.
Kassa Aissa, porte-parole du FLN, a expliqué ce chaos en des termes simples : "C'est au Président d'en décider."
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![[AFP/Farouk Batiche] Le secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem est sous la pression des appels à sa démission au lendemain des élections du mois de mai.](/awi/images/2012/06/13/120613Feature2Photo1-271_179.jpg)
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kader 2013-2-1
O grand homme M. Belkhadem, vous avez été trompé comme l'Emir Abdelkader a été trompé par les Msirda tels que les appelait notre Emir le fondateur de l'état algérien Msirda. Il a réussi toutes ses missions, en fin de compte il a été vendu à l'agresseur français. Quand il a été interrogé sur sa dernière mission, il a dit qu'il s'agissait d'une mission honteuse et on l'a donc appelé Msirda, car il avait été humilié et trompé. Enfin, nous disons que nous ne pouvons réussir aucune mission en raison de ces gens corrompus.
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moh 2012-7-7
Dans un monde en effervescence,un occident qui connait sa plus grave crise systémique depuis 1929, endettement faramineux des états capitalistes riches, crise des valeurs,délocalisation des moyens de production , fermeture d'entreprises prospères et mise au chomage des travailleurs,paupérisation des plus pauvres, explosion des profits des plus riches,impuissance de l'organisation des nations unies, guerres pour enrichir les marchands de canons, mondialisation hégémonique ... Dans tout ça , la crise des partis algériens c'est insignifiant !!! passez à autre chose ...
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aidon 2012-6-19
c'est des manoeuvres des qatari corrupteurs et des islamistes fachistes pour destabiliser le pays en 2014
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سومية 2012-6-17
La fièvre de la dissidence s'est transmise aux partis.
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mohamedlamine 2012-6-16
Que Dieu puisse nous apporter tous les bienfaits !
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akarim 2012-6-16
Le parti actuellement 3- Parti du Front de libération. Période 1989-2012. la période du pluralisme, du régime démocratique, de la mondialisation et de l'ouverture économique. La période des alliances majeures dans "le Maghreb arabe", l'alliance euro-méditerranéenne et autres groupements. Le parti est en crise 'intellectuelle et de conviction", vit une crise structurelle et de réhabilitation, une crise organisationelle et légale, une crise de confiance entre le parti, ses militants, ses partisans et les citoyens en général. Crise de construction, manque de communication avec les autres forces représentant les mouvements politiques "islamiques, modernistes et nationalistes", les associations, les personnalités nationales, intellectuelles, sociales et économiques actives dans la société, dont les représentants des jeunes, des syndicats et des associations professionnelles, avec lesquelles il aurait pu ouvrir la voie à un engagement sociétal consensuel permettant une transition démocratique et contribuant à la construction d'institutions fortes nécessaires dans un état moderne capable de répondre aux changements et aux défis du moment, ainsi qu'aux ambitions sociétales de larges catégories de la société. Le parti fait face à de grands défis plus élevés que les ambitions de l'individu ou du groupe d'individus, ou de la catégorie des jeunes ou des séniors de l'ancienne génération * génération de la révolution ou génération post 1962*…
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Amghar 2012-6-14
Le FFS a trahi le combat démocratique, l'éviction du radical Karim Tabbou à la veille des élections législatives était un prémices d'une compromission avec le pouvoir. maintenant que le FFS est géré par un cabinet noir, il a perdu toute sa crédibilité et sa légitimité. Ait Ahmed s'est fait avoir par bouteflika
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