2012-06-07
La Tunisie rejette al-Qaida et la violence salafiste
Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis – 07/06/12
Des lettres récemment découvertes par les services de renseignement irakiens révèlent un plan d'al-Qaida visant à étendre ses opérations en Tunisie pour tenter d'y instaurer un nouveau califat islamique, ont indiqué les médias le mardi 5 juin.
Peu avant la publication de ces rapports, le ministre tunisien de l'Intérieur Ali Larayedh avait réfuté le 31 mai l'existence de tels groupes terroristes. Il avait contesté les rumeurs selon lesquelles al-Qaida aurait implanté des camps dans les forêts et les montagnes, où les recrues seraient entraînées aux arts martiaux et à l'usage des armes.
Début mai, le journaliste français Nicolas Beau, auteur de "La régente de Carthage", affirmait sur sa page Facebook que le mouvement Ennahda avait commencé à former un nombre significatif de ses partisans dans des camps dans le sud de la Tunisie, où ils apprenaient à combattre et à faire usage de toutes sortes d'armes avant d'être déployés dans l'ensemble du pays.
Pour sa part, le président du Syndicat tunisien des forces de sécurité intérieure dans la province de Tataouine, Anis Saàdi, a réfuté samedi la présence dans la région de ces camps d'entraînement pour islamistes, expliquant que la nature géographique des villes du sud ne permet pas l'existence de tels camps parce qu'il s'agit de régions désertiques totalement exposées. De surcroît, il a ajouté que des unités militaires et de sécurité patrouillent en permanence cette région sur terre et dans les airs.
Le ministre de l'Intérieur a également réfuté la découverte d'importantes caches d'armes, qualifiant cette information de "non fondée".
"Il n'existe aucune arme en-dehors du cadre de l'Etat légitime, et s'il y en avait, nous enquêterions sur leur présence", a précisé Larayedh.
Les agences de sécurité tunisiennes ont toutefois saisi un certain nombre d'armes dans plusieurs villes de Tunisie dans le cadre d'opérations de trafic organisé en provenance de Libye.
Larayedh s'est attaché à la récente augmentation de la violence dans plusieurs provinces, prenant acte de la vague d'attaques menées par des militants salafistes extrémistes qui tentent d'imposer une stricte charia islamique.
Il a qualifié les actions menées sous le prétexte de la religion de "crimes contre le public".
Pour contrer cette violence, Larayedh a indiqué que la Tunisie mettra en oeuvre l'état d'urgence "dans toute sa portée pour éliminer le chaos jusqu'à ce que la sécurité soit rétablie". Cela s'appliquera à quiconque aura recours à la violence, quelle qu'en soit la couverture religieuse, politique ou sociale, a-t-il mis en garde.
Il a tenu à rappeler à l'opinion que la loi autorise la police à faire usage de balles réelles si cela devait s'avérer nécessaire. Le ministre a souligné que l'état d'urgence est en vigueur depuis le 14 janvier 2011 et qu'il a été prolongé du 1er mai en juillet prochain, donnant de larges pouvoirs et assurant la protection des corps intervenant dans la dissuasion des contrevenants.
Ce renforcement dans la lutte contre la violence intervient à l'aube de la saison touristique.
"Notre plus grande crainte est que les salafistes s'instillent parmi nous et se mélangent aux touristes, que ce soit sur les plages ou dans les hôtels", a souligné Ghassan Rouissi quant à la possibilité de voir les activités des salafistes porter atteinte au tourisme en Tunisie.
"Je m'attends à ce que ce mouvement interdise les plages mixtes, certains vêtements et l'alcool", a-t-il déclaré.
Larayedh a affirmé que le ministère de l'Intérieur assurera la sécurité de la saison touristique et des plages de Tunisie contre la possibilité d'une extension de la violence salafiste, promettant que les touristes n'auront rien à craindre parce que les plages seront protégées.
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![[File] Le ministre tunisien de l'Intérieur Ali Larayedh a réfuté les rumeurs selon lesquelles al-Qaida aurait mis en place un camp dans le pays, et a lancé l'avertissement à ce jour le plus sérieux aux adeptes de la violence salafiste.](/awi/images/2012/06/07/120607Feature2Photo1-271_179.jpg)
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samya 2012-6-15
Par Dieu, c'est impossible pour nous que cet acte ait été commis par des salafistes. C'est un complot. Au fait, l'opposition active en Algérie veut semer la division dans le pays pour que les réactions des salafistes soient mauvaises et que le chaos se propage dans le pays.
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tounsi 2012-6-9
Comme tous les islamistes les dirigeants tunisiens la jouent , schizophrénie ... dédoublement de la personnalité ... double discours ... en claire : la main droite ignore ce que fait la main gauche ... C'est pratique , un temps , mais après c'est l'embrouille assurée , les dirigeants tunisiens s'emmêlent les pinceaux depuis le début ... ça va finir en bordel total!
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