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2012-06-05

Volonté d’améliorer le climat des affaires au Maroc

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat – 05/06/12

Après l'adoption, le 20 mai, de la loi de finances 2012, le Maroc se met en ordre marche pour la croissance économique

Même si les investissements au Maroc ont été pratiquement suspendus durant les premiers mois de l'année, Mohamed Najib Boulif, ministre des Affaires économiques, a déclaré que cette situation était "parfaitement compréhensible".

"Le capital est lâche", a-t-il signalé avec humour. "Les investisseurs doivent savoir sur quelle base ils engagent leur capital. Aussi attendaient-ils la promulgation de la loi de finances."

Bon nombre de mesures seront mises en place en concertation étroite avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour améliorer le climat des affaires, a-t-il précisé.

Le ministre a souligné que le Maroc doit capitaliser sur l’image de stabilité dont il bénéficie pour attirer le maximum d’investisseurs.

"Certains pays voisins sont encore dans l’après-révolution, d’autres n’ont pas encore entamé de réformes. Nous devons profiter de cette brèche dans le temps qui nous est offerte pour prendre les devants dans un contexte très concurrentiel", a-t-il ajouté.

Le pays s’est mis d’accord avec ses partenaires économiques pour faciliter l’investissement et accéder aux capitaux nécessaires, a-t-il expliqué.

Pour la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), fraîchement élue, Meriem Ben Saleh Chakroun, un capital renforcé et des réformes sont susceptibles de donner un coup de fouet aux petites et moyennes entreprises (PME).

Les banques du Maroc se sont engagées à faciliter l’accès au financement pour les PME, a-t-elle affirmé.

"Le gouvernement s’est engagé à impliquer les PME dans les marchés publics", a-t-elle souligné. La loi sur les marchés doit être bientôt réformée. A l’heure actuelle, il est difficile pour une PME de participer aux grands projets lancés partout au Maroc, a-t-elle expliqué.

Brahim Guechraoui, entrepreneur dans le bâtiment, estime pour sa part que "on demande toujours dans les appels d’offres une expérience en matière des projets lancés. Bon nombre de PME sont bloquées à cause de cette mesure. On fait souvent appel à des entreprises internationales."

Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a demandé le 23 mai au secteur bancaire d'accompagner le développement que connaît le secteur privé, particulièrement les petites et moyennes entreprises.

Les réformes visent à mettre en place des comités régionaux pour faciliter le processus d'investissement et répondre aux doléances des investisseurs concernant les abus de l’administration et la corruption.

Najib Boulif a expliqué que le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des actions prévues seront la clé de la réussite pour l’amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements.

Pour Ben Saleh Chaqroun, elle-même femme d’affaires, l'amélioration du climat des affaires au Maroc est tributaire de la mise en œuvre de tous les engagements pris par le gouvernement.

"Le temps nous est compté. Il faut faire vite", a-t-elle commenté.

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