2012-05-10
Jebali pointe les améliorations en Tunisie
Par Mona Yahia pour Magharebia à Tunis – 10/05/12
Le Premier ministre tunisien par intérim Hamadi Jebali a répondu aux critiques à l'issue de ses cent premiers jours en fonction et a présenté à la Tunisie son plan d'action et son budget.
"Le pays est aujourd'hui dans un état de destruction massive par suite de l'importance de la corruption, de l'injustice, de la pauvreté et du chômage que nous a légués l'ancien régime", a expliqué Jebali le 26 avril, alors qu'il présentait le détail de sa loi de finance complémentaire devant l'assemblée constituante.
Selon lui, la révolution tunisienne a pris naissance dans les régions rurales par suite de la disparité entre les provinces.
A cet égard, le chef du gouvernement tunisien a exposé cinq priorités : égalité pour les provinces désavantagées, secteurs vulnérables, emploi, fin du renchérissement du coût de la vie et augmentation des prix.
Jebali a souligné que son gouvernement allait réserver 6,4 milliards de dinars (3,2 milliards d'euros) au développement des provinces. Un montant estimé à 511 millions de dinars (255,5 millions d'euros) sera affecté à l'emploi.
Sabhi Atig, député d'Ennahda, a demandé au gouvernement d'accorder son attention aux quartiers pauvres qui entourent la capitale.
Sur ce point, Jebali a expliqué que son gouvernement mènera à terme soixante projets de grande envergure, deux dans chaque province. Il a également souligné la nécessité d'assurer la sécurité.
Il a aussi indiqué dans ce projet de budget qu'il prévoyait la création de 25 000 emplois dans le secteur public et 50 000 dans le secteur privé, qui permettront d'atteindre un taux de croissance de 3,5 pour cent.
Mais selon le Fonds monétaire international (FMI), la situation actuelle en Tunisie ne permettra pas au pays de dépasser un taux de croissance de 2,5 pour cent, ce qui laisse à penser qu'il sera impossible de créer les 75 000 emplois mentionnés dans ce budget.
Dans la rue, les citoyens se plaignent de l'augmentation du coût de la vie.
Jebali a reconnu que son gouvernement porte une responsabilité partielle du contrôle des prix des produits.
Certains affirment que contrôler les prix sera plus facile à dire qu'à faire ; mais la situation demeure préoccupante.
Entre février 2011 et février 2012, les équipes de contrôle du ministère du Commerce ont procédé à 216 000 inspections sur le terrain et signalé 10 500 violations, a annoncé le ministère la semaine dernière.
Selon le ministre des Affaires économiques Redha Saidi, le gouvernement tunisien est parvenu à un accord avec la Libye pour lutter contre la contrebande. Mais les trafics se poursuivent et les prix continuent d'augmenter.
Jebali a néanmoins rappelé son engagement sur ce point, promettant de faire baisser les prix avant le Ramadan, "quel qu'en soit le coût".
En réponse au programme du Premier ministre, de nombreux détracteurs ont exprimé leur scepticisme.
"Il sera difficile d'y parvenir en l'espace de huit mois", a déclaré Nedia Ben Chaban, membre du bloc de l'Opposition démocratique, avant d'ajouter que cette présentation par Jebali était seulement "une promesse de programme électoral".
Aymen Zouagui, du parti al-Aridha al-Chaabia (Pétition populaire), a accusé le gouvernement de Jebali de manquer de courage et de la capacité à trouver des solutions au problème du niveau des prix.
Nejib Chebbi, du Parti démocratique progressiste (PDP), dans l'opposition, a expliqué qu'il n'approuverait pas le projet de loi de finance complémentaire sous sa forme actuelle.
Mais les questions et les critiques des autres membres ont toutefois porté sur les questions de fond, à savoir l'élaboration de la constitution et la préparation des prochaines élections, ainsi que l'indemnisation des anciens prisonniers et des victimes de la torture.
Samir Betaieb du Parti démocratique et social s'est attaché à l'intention du gouvernement de verser cette indemnisation aux anciens prisonniers, affirmant que Nelson Mandela ne l'avait pas fait, préférant verser une partie de son salaire à des oeuvres sociales.
Un propos qui a incité le ministre des Finances Houcine Dimassi à affirmer qu'il n'était pas dans l'intention du gouvernement de verser de telles indemnisations, ajoutant que ces paiements "n'existent pas" dans la loi de finance.
Hichem Hosni, membre de l'opposition, a demandé comment le gouvernement comptait attirer de nouveaux investisseurs au lendemain des affrontements lors de la Journée de Martyrs et du soutien apporté par le gouvernement au sit-in devant la chaîne de télévision Al Wataniya.
Dans son discours, le Premier ministre a expliqué que malgré certains retards qu'il reconnaît, tous les indicateurs montrent que la Tunisie avance jour après jour sur la voie de l'amélioration. Il a également poursuivi en indiquant que le pays organisera ses élections avant l'été prochain.
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![[AFP/Fethi Belaid] Le Premier ministre Hamadi Jebali s'engage à travailler à réduire les inégalités économiques en Tunisie.](/awi/images/2012/05/10/120510Feature2Photo1-271_179.jpg)
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end 2012-5-21
oui nabil nous sommes au 16è dessous ... on creuse .
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تونس المغاربية 2012-5-16
L'opposition se critique elle-même. "Cela sera difficile de terminer en huit mois", a dit Nedia Ben Chaban du Bloc de l'Opposition Démocratique. Ben Chaban a ajouté que la présentation faite par Jebali n'était qu'une "promesse de plateforme électorale", tandis que Aymen Zouagui du parti de l'al-Aridha al-Chaabia (Pétition populaire) a accusé le gouvernement de Jebali de manquer du courage suffisant et de la capacité à trouver des solutions pour le problème des prix élevés. Nejib Chebbi du Parti Démocratique Progressiste de l'opposition (PDP) a annoncé qu'il n'approuverait pas la loi de budget supplémentaire sous sa forme actuelle. Huit mois ce n'est pas assez, selon l'avis du parti 1, le chef du gouvernement est accusé par les autres partis de manquer de courage (?) et de faiblesse, tandis qu'un autre veut entraver l'action du chef de gouvernement en refusant d'approuver la loi de finances. Vous devez comprendre un peu les choses, que Dieu accorde la paix à l'âme de vos parents, puis faire en sorte que les citoyens les comprennent, et faire aussi en sorte que le chef du gouvernement puisse comprendre comment travailler sans contradiction.
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nabil 2012-5-15
amélioration? mais en quoi? on est en marche arrière pour tout
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