2012-05-08
L'Algérie s'interroge sur le rôle de la religion dans les campagnes électorales
Par Fidet Mansour pour Magharebia à Alger – 08/05/12
A quelques jours seulement du scrutin législatif du 10 mai en Algérie, l'emploi de la religion dans le discours politique suscite la controverse.
Les critiques accusent les partis islamistes algériens d'intégrer la religion dans les affaires politiques pour mieux attirer l'attention. La Commission nationale pour la surveillance des élections législatives (CNSEL) a rappelé à l’ordre les formations d’obédience islamiste au sujet de l’utilisation de l’Islam dans leurs campagnes électorales.
"La loi sur les partis interdit l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques", a indiqué aux journalistes le président de cette commission, Mohamed Seddiki, le 30 avril. Or, les membres de sa commission soupçonnent les islamistes de glisser des références religieuses dans leurs discours lors des réunions publiques.
Une situation qui inquiète également le gouvernement. Le ministre des Affaires religieuses Bouabdellah Ghlamallah a demandé aux imams de ne pas s'impliquer dans les conflits politiques.
"Nous mettons en garde contre de tels comportements, qui exploitent l'image de l'imam", a-t-il déclaré, demandant par ailleurs des rapports quotidiens sur les dépassements enregistrés aussi bien par les partis politiques que par les imams.
Le syndicat des imams a pour sa part fait connaître ses premières réactions dans un communiqué publié le 20 avril, dans lequel il appelle les leaders religieux à rester "neutres" et à maintenir les lieux saints à l'écart des débats politiques.
Mais les partis concernés rejettent ces accusations. Lors d'une conférence de presse organisée le 2 mai à Alger, Abdelmadjid Menasra, président du Front pour le changement, un parti d'obédience islamiste, a dénoncé ceux qui utilisent des propos alarmistes : "Des hommes politiques mettent en garde le peuple contre une victoire des formations islamistes. Une victoire, disent‑ils, qui va plonger le pays dans un bain de sang comme dans les années 1990", a-t-il déclaré.
Il a tenu à rassurer sur le fait que "l'Islam n'est pas une menace. D’ailleurs, la constitution et les lois du pays n’interdisent pas aux partis de parler de l’Islam dans leur programme. C’est l‘utilisation de la religion à des fins politiciennes qui est interdite."
Pour lui, les Islamistes sont "la cible d’une campagne de dénigrement visant à les discréditer aux yeux du public".
Même son de cloche chez Bouguerra Soltani, le secrétaire général du Mouvement pour une société de la paix (MSP), qui réfute les commentaires formulés par la commission des élections concernant l'utilisation d'un langage religieux lors de ses réunions de campagne.
"Notre discours se base sur le triptyque : nationalisme, Islam et développement", a-t-il souligné le 24 avril lors d'une conférence de presse.
Pour se défendre contre les critiques formulées par la commission de surveillance concernant l’utilisation de l’Islam à des fins politiciennes, Abdellah Djabalah, président du Front pour la justice et le développement (FJD), s’en est pris le 29 avril aux partis laïcs. "Ils ont ruiné et appauvri le peuple algérien. Les Algériens ont droit à une vie meilleure fondée sur la justice et le développement que mon [parti] entend concrétiser", a-t-il déclaré lors d'une réunion à Oran.
Et Djaballah de poursuivre en affirmant que "c’est l’Islam qui a doté la ville de Médine et le monde de sa première constitution, il y a plus de quatorze siècles."
Rappelant que les imams avaient été impliqués dans la campagne anti-boycott en faveur de cette élection, il souligne que des sanctions sont prévues contre ceux qui donneront des consignes de vote pour tel ou tel parti.
Dans la rue algérienne, nombreux sont ceux qui estiment que le discours religieux doit rester éloigné de la politique.
"Nous avons payé un prix très cher durant les années 1990", a commenté Adam Houdri, étudiant en médecine. "Le discours religieux extrémiste proposé par le Front islamique du salut avait plongé le pays dans un bain de sang. Nous ne voulons pas revivre ce cauchemar."
Pour Karima Soltani, fonctionnaire, l’Algérie est un pays musulman, et le recours au discours religieux pour convaincre les électeurs n’aboutira à rien.
"Ce qu'attend le peuple, ce sont des propositions concrètes qui conduisent à l’évolution du pouvoir d’achat et à l’amélioration de son quotidien", ajoute-t-elle.
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![[AFP/Farouk Batiche] Pour la commission nationale de surveillance des élections, les partis doivent éviter d'utiliser la religion à des fins politiques.](/awi/images/2012/05/08/120508Feature2Photo1-271_179.jpg)
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'Tziri 2012-5-9
...suite3/...6/La souveraineté nationale doit être une constante politique :Tout programme doit s’y conformer strictement et veiller à la préservation des intérèts légitimes du peuple algérien.Les directives étrangères, des institutions internationales notamment, ne sont pas inscrites dans le marbre et si au nord le puissant mouvement altermondialiste dénonce les dérives du capitalisme 'ultralibéral' qui entend s’imposer autoritairement au monde entier dans un rapport de force déraisonnablement inégal...nous sommes légitimes à le faire aussi, car le tiers monde est la victime toute désignée de cet hégémonisme féroce . Les programmes politiques doivent marquer leur indépendance par rapport à cette ligne ultralibérale hégémonique fatale à nos économies balbutiantes et nos institutions et sociétés civiles naissantes (et pour cause nous émergeons de la nuit coloniale !) … Préservons les services publics financés par le contribuable forme de juste redistribution de la richesse nationale, développons l’éducation l’ « école républicaine » qui porte haut l’égalité de tous les citoyens et l’égalité des chances, seul véritable ascenseur social , « l’école républicaine doit rester le lieu d’apprentissage des savoirs , de la démocratie républicaine et de la citoyenneté » ... Que l'information demeure un service public indépendant supervisé par une commission représentative de tous les courants et sensibilités ... Que les médiats traitent démocratiquement de la "chose publique"afin que se développe une culture républicaine faisant sa place à chaque citoyenne, chaque citoyen conscient(e) de ses droits indissociables de ses obligations et maitrisant pleinement sa citoyenneté ... VOILA LE DERNIER REMPART AU TSUNAMI DE LA MONDIALISATION HEGEMONIQUE ... NOTRE SURVIE EN DEPEND ...
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'Tziri 2012-5-9
…2/… La religion n’appartient pas à quelques groupes particuliers qu’il faut empêcher légalement de prendre le sacré en otage, ce qui est exactement leur but et stratégie , nous l’avons vécu … 3/ Le respect des principes républicains doit être le socle : Tout parti doit se constituer sur la base d’une doctrine et un programme politique économique et social a)qui n’instrumentalise pas la religion , b) exclut toute discrimination d’ordre */régional*/culturel */ethnique */sexiste … afin que le principe d’égalité des citoyens fondement de la République soit respecté .En effet tout parti légalement agrée a vocation à participer aux élections et donc être amené à gouverner , il doit dès lors être le représentant de tous les Algérien(ne)s sans discrimination régionale , culturelle, ethnique, sexiste ou religieuse … 4/ Tout parti doit présenter et débattre publiquement de son programme politique qui doit inconditionnellement sauvegarder et consolider la souveraineté nationale,(en ces temps de mondialisation autoritaire agressive),l’intégrité de l’Etat et l’ordre public républicain.L’atteinte à l’un de ces principes doit entrainer la radiation du parti et des sanctions pénales contre les dirigeants dans les formes légales requises ; Le parti investit par le peuple pour le représenter et gouverner en son nom ne peut brader la souveraineté populaire. 5/Aucune entorse au financement de la vie politique ne doit être tolérée , il doit être national , transparent , car le jeu démocratique en serait définitivement vicié.Une commission permanente de surveillance du financement des partis&associations sur une base démocratique représentative doit être la sentinelle de ce principe sensible , avec pouvoir d’investigation et capacité de saisine judiciaire … suite ...3/...
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'Tziri 2012-5-9
...1/...La problématique républicaine est la seule qui vaille dans ce débat pourtant dépassé pour les Algériens compte tenu de l’expérience tragique et inoubliable de la « décennie noire » qui a démontré si besoin était les risques et conséquences de l’utilisation de la religion en politique . Les Algériens savent que ceux qui ont utilisé la religieux de façon outrancière se sont par ailleurs montré dans les faits les plus éloignés de la lettre et de l’esprit du Coran sacré cadeau divin à toute l’Humanité . 1/ La société algérienne est musulmane , les partis sont tous représentés par des musulmans , si quelques uns s’arrogent le droit de revendiquer la religion plus fort que tous les autres c’est pour semer la division (fitna) et en tirer partie , c’est pour abuser les plus naïfs , cela a pour conséquence d’engager une surenchère religieuse , lit de l’extrémisme violent dévastateur … 2/ La religion , le « sacré » doivent être protégés de l’instrumentalisation du politique en consacrant constitutionnellement le principe de la « séparation du spirituel et du temporel » afin de mettre une ligne claire à ne pas dépasser à la politique … en 1991 n’a-t-on pas vu lors d’un meeting de celui qui aujourd’hui coule un « exil doré à Doha auprès de son mentor et adresse au Peuple Algérien qui l’a récusé des directives de boycott !?!» , s’illuminé le ciel d’un « ALLAH AKBAR »(au laser) provocant l’évanouissement et la transe de la foule!de pareilles instrumentalisations du religieux est une violation des consciences simples, une extorsion d’adhésion , c’est de la manipulation crapuleuse contraire à l’esprit de notre noble religion contraire aux principes de notre droit, contraire à l’ordre public républicain .La religion n’appartient pas à quelques groupes particuliers ... suite/
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