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2012-04-20

Le Maroc demande l'extradition des prisonniers d'Irak

Par Mawassi Lahcen pour Magharebia à Casablanca – 20/04/12

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Le Maroc souhaite obtenir l'extradition d'un groupe de plusieurs prisonniers détenus en Irak pour avoir rejoint les groupes djihadistes et participé à des actes terroristes.

En réponse à une question du Parti Authenticité et Modernité (PAM), dans l'opposition, le 16 avril au parlement, le ministre marocain des Affaires étrangères Saadeddine El Othmani a déclaré que le royaume avait proposé aux autorités irakiennes d'extrader ces prisonniers marocains et de leur permettre d'accomplir le reste de leur peine au Maroc, dans le cadre de l'Accord arabe de coopération judiciaire.

El Othmani a souligné que le Maroc avait demandé aux autorités irakiennes de commuer les peines de mort prononcées à l'égard de certains de ces prisonniers en peine de détention à perpétuité, qu'elles améliorent les conditions de leur détention et permettent à l'ambassadeur du Maroc à Bagdad et à leurs familles de se rendre auprès d'eux.

L'exécution du prisonnier marocain Badr al-Ashour en Irak le 27 octobre 2011 a fait apparaître le sort des prisonniers marocains en Irak au grand jour. Les familles de ces prisonniers marocains en Irak ont alors commencé à agir, craignant que leurs fils ne connaissent le même sort.

Un groupe de familles s'est joint au groupe de défense des droits de l'Homme al-Karama, proche du Parti pour la justice et le développement (PJD), pour créer la "Coordination des familles des prisonniers et des ressortissants marocains portés disparus en Irak".

"Nous comptions au départ quatre familles de Tanger, mais notre coordination regroupe aujourd'hui plus de dix familles qui comptent des prisonniers en Irak", a expliqué Abdelaziz Bakkali, le directeur de cette coordination. "Quatre familles qui ont des fils portés disparus en Irak nous ont récemment contactés."

Bakkali a expliqué que depuis l'exécution survenue au mois d'octobre, "ces familles sont soumises à une pression psychologique colossale", craignant que leurs fils accusés de terrorisme ne puissent connaître le même sort.

Abdelaziz Bakkali a expliqué que son frère, Abdelsalam Bakkali, avait été arrêté en Irak fin 2003.

Abdelsalam était un joueur de football au sein d'une équipe locale de Tanger. En 2003, il avait quitté le club et déclaré à ses amis qu'il comptait émigrer et rejoindre un club de football européen. Mais tous avaient ensuite été surpris par la nouvelle de son arrestation en Irak quelques semaines après sa disparition de Tanger, et par son accusation d'appartenir à un groupe terroriste.

Abdelaziz a ajouté que son frère, condamné à sept ans de prison, avait purgé sa peine et aurait dû être extradé vers le Maroc après sa libération en 2010.

"Mais les autorités irakiennes ne l'ont pas relâché. Elles ont réouvert son dossier et relancé l'enquête pour le juger à nouveau", a-t-il poursuivi. "Nous avons été très surpris de voir mon frère apparaître à la télévision sur la chaîne al-Arabiya et confesser qu'il était le chef d'un groupe terroriste affilié à al-Zarqaoui. Des signes de torture étaient clairement visibles sur son visage, qui présentait de nombreuses traces de coups."

Selon ce groupe de coordination, le nombre de prisonniers marocains en Irak est estimé à douze, un chiffre confirmé par le ministre des Affaires étrangères devant le parlement. Pour sa part, l'ambassadeur d'Irak à Rabat avait déclaré en décembre dernier que son pays ne détenait que neuf prisonniers marocains.

El Othmani a expliqué que l'un de ces prisonniers avait été condamné à mort, qu'un autre avait vu sa peine de mort commuée en peine de prison à vie par les autorités irakiennes, et que quatre autres avaient été condamnés à des peines de prison allant de cinq à vingt ans. Il a ajouté que sept prisonniers marocains possèdent la nationalité belge et qu'il ne disposait d'aucune information sur leur peine ou sur les accusations portées contre eux.

Le frère de Radhwan Eloshen, Mohamed, faisait partie des personnes condamnées à mort à Irak. Radhwan a expliqué que sa famille avait entendu parler de lui pour la dernière fois en 2006. Par la suite, la Croix rouge les avait contactés pour leur annoncer que leur fils était détenu en Irak depuis 2007.

"Nous n'avons aucun contact direct avec mon frère", a expliqué Radhwan. "Mais nous avons reçu un message de lui le 17 avril par l'intermédiaire de la Croix rouge, dans lequel il demandait des nouvelles de sa famille et de son fils de 11 ans, qu'il n'a pas revu depuis six ans."

Radhwan a ajouté que la principale demande de sa famille était de ne pas exécuter son frère et de l'expatrier au Maroc pour qu'il soit proche d'eux. Il a ajouté que ces familles demandaient que leurs fils puissent accomplir le reste de leurs peines dans des prisons proches de leurs foyers.

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  1. Anonymous_thumb

    amo cohen 2012-4-22

    Pour créer le grand maghreb il faut le laisser aux ORGANISATIONS civiles POUR QU'ELLES S'OCCUPENT DE SES FONDATIONS. ET DE LA CONFIANCE ENTRE LES NATIONS. IL FAUT LAISSER LES POLITIQUES EN DEHORS DE CELA, PARCE QU'ILS SAVENT QUOI FAIRE LA DESSUS. A SAVOIR PLUS DE 30 ANNEES D'ECHEC. A MON POINT DE VUE CELA SE REALISERA APRES LE DEPART DE LA VIEILLE GARDE.

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  2. Anonymous_thumb

    اخوكم في الله 2012-4-21

    Si votre crime est prouvé, vous méritez une sanction mais sous la règle du Droit juste et dans des conditions humaines, par ce qui fera la satisfaction de Dieu, en particulier parce que nous sommes musulmans. Nous reconnaissons que derrière cette vie, il y a une Divinité qui atteindra chacun de nous. Chacun de nous est un gardien, et tout gardien est responsable de sa communauté.

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