2012-04-09
Retour de Libyens en Tunisie sur fond de conflits tribaux
Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis – 09/04/12
Au lendemain de violents affrontements tribaux dans l'ouest de la Libye entre des tribus arabes et amazighes, des milliers de Libyens ont fui leur pays pour trouver plus de sécurité dans la Tunisie voisine.
"La reprise des combats, le chaos et le manque de sécurité sont les facteurs qui nous ont poussés à fuir en Tunisie", a expliqué Aïcha Farrouji. "Tous ces évènements en Libye sont dûs aux armes qui se sont répandues partout. Si le gouvernement ne réussit pas à réunir toutes ces armes, ces tragédies et ces atrocités continueront."
Depuis le 31 mars, des milliers de Libyens sont entrés en Tunisie par les postes frontières de Ras Jedir et de Dhiba après la reprise des combats entre les combattants de la ville de Zuwara d'un côté et des villes de Jamil et Ragdaline de l'autre. Située sur la côte, non loin de la frontière tunisienne, Zuwara se trouve sur l'une des principales routes reliant Tripoli et Tunis.
Ces affrontements ont débuté lorsque des combattants de Ragdaline ont enlevé trente-quatre combattants des milices révolutionnaires de Zuwara. Des mitrailleuses, des RPG, de l'artillerie et des chars ont été utilisés lors de ces trois jours d'affrontement. L'armée libyenne est finalement intervenue pour mettre un terme à ce conflit, imposant un cessez-le-feu entre les factions rivales.
Ces heurts ont fait au moins dix-huit victimes et ont blessé 250 autres personnes.
"Nous avons eu de la chance que les affrontements et les tensions aient éclaté pendant les vacances en Libye ; de nombreuses personnes avaient décidé de venir en Tunisie pour y profiter d'un climat printanier d'une part, et attendre que la situation se calme et que la stabilité soit restaurée, d'autre part. Nous espérons maintenant que cela sera le cas aussi rapidement que possible", a commenté Abdallah Arifi.
Mohamed Chaàri a décrit la situation dans les villes de l'ouest de la Libye comme dangereuse, expliquant qu'il s'agit d'un "conflit tribal entre les Amazighs et les Arabes".
"La situation actuelle en Libye ne laisse rien présager de bon", a-t-il ajouté. "Le pays doit aujourd'hui impérativement retrouver son unité et sa concorde pour pouvoir parler d'une seule voix et prendre des décisions univoques afin que la sécurité puisse prévaloir. Tout ce que nous espérons, c'est que le feu de la fitna s'éteigne très vite au sein du peuple libyen."
Zuwara, une ville à majorité amazighe, avait été l'une des premières à se révolter contre le régime de Mouammar Kadhafi, tandis que Ragdaline et Jamil, à majorité arabe, soutenaient l'ancien régime. Depuis la chute de Kadhafi, la Libye a connu un grand nombre de conflits tribaux et ethniques, alimentés par la prolifération des armes.
Le blogueur Zouhaeir Boujalled a expliqué que la Libye connaît encore une certaine agitation interne, soulignant que le gouvernement et les responsables politiques n'ont pas réussi à dissuader certaines forces locales qui menacent l'unité nationale, et ne sont pas parvenus à unir le peuple.
"Les Libyens sont divisés depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, avec l'accroissement des conflits tribaux et la fréquence des affrontements et des confrontations armés entre les diverses tribus libyennes, qui ont provoqué la mort de dizaines de personnes à ce jour", a-t-il ajouté.
"La Libye vit aujourd'hui dans une atmosphère de conspiration, de rivalités tribales pour le pouvoir politique, de divisions, d'accumulation de milliers d'armes et de missiles, de chaos sécuritaire et d'absence d'organes officiels", a-t-il poursuivi.
Il a confirmé que la préservation de la sécurité dans le pays et la fin des violences et des luttes ethniques nécessiteront une forte présence des autorités libyennes, notamment des ministères de l'Intérieur et de la Défense.
Pour tenter de prévenir de nouveaux affrontements entre les groupes armés, les autorités libyennes ont lancé un programme de réintégration des anciens révolutionnaires, quelque deux cents mille combattants, dans la société civile.
Près de cinquante mille d'entre eux devraient rejoindre les ministères de l'Intérieur et de la Défense, tandis que les autres pourront bénéficier d'une aide financière pour lancer des projets privés ou reprendre leurs études.
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![[AFP/Mahmud Turkia] Les postes frontières comme celui de Ras Jedir ont vu une résurgence des flux de Libyens fuyant l'instabilité dans leur pays.](/awi/images/2012/04/09/120409Feature1Photo1-271_179.jpg)
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تحى محمد 2012-4-20
En premier lieu, je vais vous dire que les libyens vont en Tunisie pour y suivre un traitement ou pour y passer des vacances seulement, ce n'est pas ce qui était écrit dans les journaux. La Libye est sûre, si Dieu le veut, et c'est confirmé par le fait que tout le monde ou la majorité des gens est retournée au travail et dans les écoles.
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Anonymous 2012-4-15
On dit qu'un "homme" s'est fait aidé la nuit de ses noces par un autre. Quand cela a été fini, il s'en est vanté en criant.... rebelles du 17 février ??!!
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Anonymous 2012-4-14
"Quel est celui d'entre vous qui, atteint de vieillesse et chargé d'enfants en bas âge, voudrait avoir un jardin complanté de palmiers et de vignes, parcouru par des ruisseaux et rempli de toutes sortes d'arbres fruitiers, pour assister ensuite à sa destruction par une tempête infernale? C'est par de tels exemples que Dieu vous explique Ses signes, afin de vous amener à réfléchir." C'est ce qui est arrivé en Libye. Il n'y a de pouvoir et de volonté que par Dieu.
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أمازيغي من زوارة 2012-4-13
Les plumes qui écrivent sur ce site sont suspectes, elles sont sûrement rénumérées. C'est très clair à partir des fausses informations contenues dans de nombreux articles que je lis sur votre site. Elles ne font en général qu'attiser le feu de la division. Ce qui est arrivé dans l'ouest de la Libye n'a rien à voir avec un conflit Amazigh-Arabe. Il s'agissait d'un conflit entre les rebelles libyens de la ville de Zouara et la cinquième colonne dirigée par les cohortes de Kadhafi dans les villes de Jamile et de Rgdaline, connues pour leur loyauté envers le défunt, et qui font l'impossible dans le but de faire se propager le chaos et l'instabilité sécuritaire. J'ajoute ici qu'il n'y a pas d'afflux de libyens en Tunisie. Ce sont de fausses idées sorties de l'imagination de votre rédacteur. Mais il y a un petit nombre de familles qui ont préféré passer les vacances en Tunisie. Enfin, nous espérons que les managers de ce site ne le laisseront pas devenir une grande gueule enragée qui ne fabriquera que ce qu'elle voudra inventer et que donc, ce site ne deviendra pas le porte-parole de la cinquième colonne.
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Siso39 2012-4-12
Seif Al Islam leur avait dit, les avait avertis de sa main sur ce qu'il arriverait mais il a été trahi et on lui a coupé les doigts. Mais ils regretteront les jours passés !
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ليبي حر 2012-4-11
Le conflit n'est pas tribal ou entre Amazighs et arabes. Le conflit oppose les rebelles, sur le sujet de savoir qui a rejoint le premier la révolution du 17 février. Il y a des sensibilités entre eux et des accumulations héritées de l'époque du défunt Kadhafi. C'est d'autant plus le cas que le gouvernement et le CNT sont considérés comme faibles. J'ai le sentiment qu'ils ont peur des rebelles ; j'espère qu'on cherchera la vérité. Même le nombre de personnes arrêtées parmi les combattants de Zouara qui faisaient une excursion provocatrice est de 22 pas de 34.
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نجيب 2012-4-10
Le combat qui se déroule est le résultat de la présence des vestiges du tyran, dont des bataillons réguliers et des volontaires car il y a un grand nombre d'individus des régions de Rgdaline et de Jamile qui sont accusés de commettre des crimes de guerre contre les familles de rebelles en particulier les gens de Zouara, à côté. Ils cont commis des crimes, violé le caractère sacré des foyers, des viols. En réalité les luttes ont éclaté entre les rebelles et les vestiges des gangs de Kadhafi. Au fait, il n'y a eu aucune inspection dans ces région et les armes n'ont pas été supprimées. La majorité d'entre elle est restée entre les mains des forces de Kadhafi qui se sont retirées dans les régions d'Ouarchfana, Laajilat, Jamile et Rgdaline dans la région occidentale restée aux côtés du tyran jusqu'au dernier moment malgré la volonté de certains habitants. De plus, c'est parce qu'il y a eu un parmi grand nombre d'entre eux des volontaires et des bataillons. C'est confirmé par le fait qu'il y a parmi eux des captifs dans la majorité des régions rebelles en Libye. Et c'est donc de la responsabilité de l'état de faire se propager la force de la loi, en tant que région supérieure centrale.
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Essid 2012-4-10
Comment les autorités peuvent-ils croire que privilégier les révolutionnaires permettra d'éviter de nouveaux affrontements? Le terme «conflit» signifie nécessairement qu'il y a au moins deux groupes se disputent le pouvoir, et si le gouvernement veut la réconciliation nationale, alors il faut développer une solution qui encourage tous les groupes à déposer les armes et participer pacifiquement dans la vie politique. Employer 50.000 personnes dans un ministère ne réalisera cet objectif. Les armes ont proliféré le pays, fournissant les moyens de la violence, et les tribus rivalisent violemment pour le pouvoir. D’ailleurs, il y a beaucoup de gens qui essaient de faire opposer les amazigh et les arabes pour leur gain personnel. Le gouvernement aura besoin d'une approche beaucoup plus large s’il veut mettre fin à ces conflits. Il devrait suivre l'exemple de l'Algérie et du Tadjikistan. L'Algérie a gracié les coupables et également réaffirmé son statut de république fédérale, ce qui permet aux autorités locales de faire les décisions locales. Si les tribus libyennes estiment qu'ils pourraient acquérir le pouvoir en participant à un système fédéral, ils peuvent être plus enclins à agir de façon pacifique. Le Tadjikistan avait un plan en quatre volets pour récupérer les armes: 1) ceux qui ont signalé aux forces de sécurité que quelqu'un avait des armes cachées ont reçu une récompense; 2) on a rémunéré ceux qui ont donné leur armes au gouvernement, 3) ceux qui avaient des armes de chasse ou pour protéger du bétail ont été autorisés à s'inscrire une de ces armes gratuitement, et 4) ceux qui n'ont pas donné leurs armes au gouvernement et n’ont pas enregistré leurs armes ont été arrêtés et condamnés à payer une forte amende ou à l'emprisonnement.
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