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2012-04-03

Le Maroc envisage de réglementer la presse écrite

Par Naoufel Cherkaoui pour Magharebia à Rabat – 03/04/12

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Dans le cadre des accords visant à mettre en place un conseil national de la presse, des consultations sont en cours entre le ministère marocain de la Communication et les journalistes pour tenter de réglementer le domaine de la presse écrite.

"En 2007, un projet de Conseil national de la presse avait été préparé, mais il n'était pas conforme aux normes internationales en la matière", a indiqué Mustapha El Khalfi, le ministre de la Communication. "Après les amendements constitutionnels de l'été 2011, les discussions ont été lancées entre les professionnels et le ministère sur un nouveau projet."

Il a été précisé que ce conseil "doit être indépendant et ses membres élus démocratiquement, son budget adopté par le parlement de manière adéquate, et qu'il doit disposer de prérogatives claires en matière de réglementation de la profession et en termes de médiation et d'arbitrage, ainsi qu'en matière de liberté de la presse", a-t-il poursuivi.

Le ministre a ajouté que ce nouveau conseil s'attachera à la presse écrite, et que les autres types de presse resteront de la compétence de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

Mohamed Elaouni, directeur de l'organisation Liberté des médias et d'expression, a déclaré à Magharebia : "Ce projet devrait être intégré dans une disposition générale destinée à créer un changement profond et radical dans le secteur des médias, lui conférer l'aspect institutionnel nécessaire, et intégrer les médias dans le cadre d'un service rendu à l'opinion publique, interagissant avec elle et reflétant sa perception des choses."

"Cela exige de lier l'idée du lancement de ce conseil au débat sur le Code de la presse et sur les autres lois sur les médias et la communication", a-t-il précisé.

Et d'ajouter : "Nous espérons que la majorité des représentants au sein de ce conseil sera composée de journalistes, et qu'il disposera d'un véritable pouvoir pour assurer le suivi des transgressions et des atteintes à la liberté d'expression."

Pour Ali Anouzla, directeur du site web "Lekome", cette relance de l'idée d'un conseil résulte de la crise de confiance entre le public et les médias. "Nous sommes favorables à ce mécanisme dès lors qu'il sera mis en place pour rétablir cette confiance entre les deux parties", a-t-il déclaré.

"Il subsiste de nombreuses questions sur ce projet, qui est encore en cours de négociation concernant la juridiction de ce conseil", a-t-il poursuivi. "Disposera-t-il de pouvoirs sur la codification ou le contrôle dans ce secteur ? Permettra-t-il aux tribunaux d'étudier les plaintes des personnes affectées par les médias ? Ses décisions auront-elles un caractère obligatoire en termes de discipline et de sanctions envers les journalistes, ou s'agira-t-il d'une instance non indépendante ?"

Il a ajouté que "l'objectif de ces conseils est d'une part de jouer un rôle de médiateur entre le lecteur et le journaliste, et d'empêcher d'autre part toute interférence de quelque autorité que ce soit dans le domaine de journalisme pour garantir le respect du principe de liberté d'expression."

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    عبد الله 2012-4-13

    Le soutien offert aux journaux ne se reflète que par la situation de ceux qui y travaillent, comme les rédacteurs en chef et les responsables, qui obtiennent des salaires qui représentent huit fois le salaire le plus bas pratiqué dans le journal. Pire que cela, ce montant de subvention qui a été offert depuis 2005 à ces journaux ne s'est pas révélé le moyen d'améliorer la condition professionnelle des travailleurs, notamment des journalistes, techniciens et autres occupants des postes dans les publications. L'exagération du nombre de salariés, des déclarations imaginaires faites par un grand nombre d'entre eux à la Caisse de Sécurité Sociale, dont certaines émanent de gens qui sont morts, d'autres qui ont quitté le journal depuis des années, mais qui apparaissent encore sur les listes de paie et les déclarations fiscales. De plus, la non-observation du salaire minimum applicable pour les travailleurs du secteur est justifiée par des papiers fabriqués et des manipulations qui mériteraient un audit neutre. Et maintenant, il faut que les contrôleurs du ministère descendent pour détecter ces violations. S'il est impossible de réformer ou de rationnaliser les subventions, elles doivent être adressées à des caisses sociales professionnelles au moins, pour apaiser les maux de l'exploitation et de la fausse promotion des supposées valeurs modernes.

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    Abderahim 2012-4-5

    J'ai trois reproches à faire à ces médias écrits. Il y a une dramatisation et une amplification des évènements ; un manque d'objectivité et de sobriété. Il y a également un manque d'éléments sur l'éducation à la citoyenneté, sur la préservation des propriétés publiques et les intérêts suprêmes du pays. Il y a un manque de formation, de professionnalisme et de présence sur le lieu de l'évènement par le biais du correspondant. Abderahim Belmehdi, enseignant à la retraite. Voilà des opbservations que je suggère afin de moderniser la profession : 1- l'ouverture aux professionnels de la presse, il faut leur donner suffisamment d'informations sur leurs activités afin de fermer la porte aux rumeurs, aux contes et aux narrations. 2- Il faut créer une tradition de réunions de la presse de la part des responsables, afin que la nouvelle devienne accessible à tous les citoyens, qui ont le droit de savoir ce qu'il se passe dans leur pays. Quant à communiquer l'information à travers le favoritisme et la pénurie des sources d'information, c'est injuste. 3- Il faut faciliter la mission du journaliste médiatique qui travaille dur pour être présent sur le lieu de l'évènement et pour rechercher des scoops. Il doit être encouragé et respecté au lieu de se faire humilier et harceler. Parler de cette profession pleine de difficultés attise les émotions ; et nous n'en citerons donc que les principaux titres.

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