2012-03-20
Le suicide d'une victime de viol au Maroc attise les appels en faveur de la réforme
Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat – 20/03/12
Après le suicide d'une jeune adolescente de Tanger, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Rabat, le samedi 17 mars, pour demander la révision d'une dérogation légale permettant à un violeur d'épouser sa victime.
Amina al-Filali, 16 ans, a avalé la semaine dernière de la mort aux rats à Larache, après avoir été forcée d'épouser celui qui l'avait violée. Selon la loi marocaine, le viol est passible de plusieurs années de prison si la victime est mineure. Toutefois, l'agresseur a la possibilité d'échapper aux poursuites s'il épouse sa victime.
"Cette jeune fille a été violée à deux reprises, la dernière fois alors qu’elle était mariée", a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi. "Nous ne pouvons pas ignorer cette tragédie".
Cette affaire a suscité un débat national sur la nécessité de mener des réformes législatives et de changer les mentalités.
Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, des Femmes et de la Famille, et seule femme membre du gouvernement, a appelé de ses voeux "un débat pour réformer la loi", le 15 mars à la télévision nationale.
Les militants ont lancé une pétition en ligne pour demander l'abrogation ou la révision de la loi sous le titre "Nous sommes tous Amina al-Filali".
Selon l’article 475 du Code pénal, lorsqu'une jeune mineure est contrainte d'épouser son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage.
Les associations féminines veulent que cette loi soit amendée pour qu’il n’y ait plus la possibilité pour les violeurs d’épouser leurs victimes afin d’échapper à l’emprisonnement.
L’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH) considère que marier une fille à son violeur est un acte illégitime, tant sur le plan moral que social. Selon elle, un arrangement de cette sorte ne fait que renforcer la souffrance psychologique de la victime.
Najat Anouar, présidente de l’association "Touche pas à mon enfant," explique qu’en mariant leur fille à son agresseur, les familles pensent sauver son honneur.
"Ainsi, nous voulons un texte de loi qui supprime systématiquement le mariage des mineures", dit-elle.
Le père de la défunte, Lahcen Filali, veut que justice soit faite.
"Grâce au soutien des associations, j’irai jusqu’au bout pour rendre justice à ma fille", a-t-il déclaré.
D’après un communiqué du ministère de la Justice, le Parquet s’est retenu d’engager des poursuites en prenant en compte l’intérêt de la mineure.
Au-delà de l’aspect juridique, des efforts sont nécessaires pour changer les mentalités, explique la sociologue Samira Kassii. Les gens montrent du doigt une jeune fille violée au lieu de la consoler, ajoute-t-elle. Le cas d'Amina en est un exemple on ne peut plus concret. Sa mère a déclaré à la presse que son objectif était de protéger l'honneur de sa fille en la mariant.
Abonnez-vous à notre newsletter et recevez les derniers articles de Magharebia dans votre boîte aux lettres électronique.

![[AFP/STR] Des femmes manifestent le 17 mars à Rabat pour dénoncer la loi qui a obligé Amina al-Filali à épouser celui qui l'avait violée.](/awi/images/2012/03/20/120320Feature3Photo1-271_179.jpg)
PUBLIEZ VOTRE COMMENTAIRE 31
BreakTheSilence 2013-1-9
Appel à témoins : Nous recherchons des victimes de viol qui souhaitent témoigner sur Casablanca et/ou Rabat (l'identité de toute intervenante sera protégée, plus d'informations par e-mail).
0 Aime
limakarim 2012-12-10
Dieu soit loué. Ce que je trouve illogique dans cet article, c'est qu'il appelle à punir un homme qui a eu une relation avec une femme, en la qualifiant de viol. Un homme ne peut pas avoir de relations sexuelles avec une femme contre sa volonté. Cela se pratique quand les deux parties sont d'accord. Les femmes aspirent souvent à se marier. C'est la femme qui enlève le pantalon de l'homme. C'est la femme qui s'étend par terre. Et on doit donc considérer cela comme une relation sexuelle volontaire et consensuelle du côté de la femme.Mais quand elle tombe enceinte, elle accuse l'homme qui a couché avec elle de viol. On ne peut pas considérer cela comme un viol, sauf quand la femme est forcée et vraiment menacée et qu'elle est dans une position où elle ne peut pas se défendre. Ceci parce que l'homme ne peut avoir de relations sexuelles avec elle, sinon par sa volonté. C'est très rare que la femme soit victime de viol. Craignez Votre seigneur et soyez justes ! La femme qui protège son honneur ne peut jamais être victime d'un viol, de harcèlement ou de quoi que ce soit de ce genre, qui touche son honneur.
0 Aime
Essid 2012-4-13
À Mohamed, qui m’a dit, «A Essid ... "En réponse au dernier commentaire de Meriem (qui a été soumis il y a deux jours et publié aujourd'hui)" ... POURQUOI CETTE PRECISION ? SERIEZ VOUS "EXTRA LUCIDE" ? OU SIMPLEMENT VOUS NOUS FAITES SAVOIR QUE VOUS FAITES PARTIE DU PERSONNEL DE MAGHAREBIA ? OU QUE VOUS Y AVEZ UNE TAUPE ?» : Je ne fais pas partie du personnel de Magharebia, je n'ai pas une taupe dans le personnel de Magharebia et je ne suis pas clairvoyant. J'avais posté deux réponses à Meriem. La première réponse a été à un commentaire antérieur de Meriem. Cependant, il semble que Magharebia a un délai entre la soumission de commentaires et la publication. Je sais cela parce qu’il faut d’un à deux jours entre le moment où je soumets mes commentaires et le moment où je vois publier mes commentaires. Pour cela, ma première répons n'a pas été publiée qu'après Meriem avait écrit un autre commentaire. Donc, quand j'ai décidé de répondre à sa nouveau commentaire, afin d'indiquer clairement auquel commentaire je répondais à, j'ai précisé «En réponse au dernier commentaire de Meriem (qui a été soumis il y a deux jours et publié aujourd'hui)». Et la raison pour laquelle que je connais le délai entre la soumission et la publication de commentaires Meriem est simple: en plus d'un délai entre la soumission et la publication de mes propres commentaires, je vérifie ce forum tous les jours parce Meriem et moi, nous sommes en train d'avoir une discussion. Le premier jour que j'ai vu le comment Meriem (c’est-à-dire le premier jour où il est apparu sur le forum) le commentaire a affiché: «en ligne 2 il y a plusieurs jours». Pour cela je sais qu’il y avait un délai. Je vous remercie de ne plus faire des fausses accusations sans fondement contre moi.
0 Aime
Essid 2012-4-11
[2] SUITE à عبد النعيم: … des femmes, tout comme les femmes endoctriné par eux pour être leurs objets. En règle générale, il est toujours aux cibles de la discrimination, des abus et de l'objectivation de lancer leur propre combat, car personne d'autre n’est tellement motivé comme ils le sont. Et une fois que l’on a lancé la lutte, ils encouragent l'appui à leur cause de ceux qui, jusqu’à ce moment, avaient été ignorants, apathiques ou paresseux en ce qui concerne leur situation. 3) Tout ceci dit, personne ici ne parle d'un parti qui exclut les hommes ou qui inclut toutes les femmes. J'ai utilisé le terme «un Parti des femmes» pour désigner un parti dont l'objectif principal est la lutte pour les droits des femmes et l'égalité des sexes, et tous ceux qui soutiennent ces initiatives seraient les bienvenues au sein du parti – peu importe si c’est un homme ou une femme. Ce parti, comme je l’ai dit ci-dessus, aurait-il très probablement besoin d'être créé et organisé principalement, mais pas exclusivement par les femmes au début, d’où l’appellation «le Parti des femmes», mais il accueillit les hommes et les femmes tous les deux dans ses rangs à tous les stades de son existence. Je croyais que cela était clair dans mon premier commentaire. Cependant, il semble que ce soit j'étais trop simpliste dans mes propos, soit Meriem ne lit pas mes commentaires en leurs ensembles. Peut-être que ce soit les deux puisque vous et Meriem, vous avez mal compris ce que je voulais dire, ce qui veut dire je n’étais pas trop clair, et puisque Meriem continue à parler d'un parti fondé sur le sexe, ce dont je ne voulait pas parler, au lieu d'un parti basé sur les droits des femmes et l'égalité des sexes, ce dont j'ai expliqué à plusieurs reprises elle était le sujet de mon premier commentaire.
0 Aime
Essid 2012-4-11
À عبد النعيم, qui a dit, «Tout à fait d'accord Meriem, le respect des droits des femmes est l'affaire de nous tous. nous devons concentrer tous nos efforts afin de refaire un système ou l'égalité est le maître mot. et le combat pour les droits des femmes doit à mon avis d'abord être un combat d'Hommes. donc à mon sens un parti de femmes ne servira aucunement cette cause. Salamoualaikoum» : 1) Vous avez raison que le respect des droits des femmes est une affaire de tous et je suis entièrement d'accord avec vous que l'égalité doit être le pilier de la société. 2) Les hommes de ce qui est aujourd’hui le Maroc ont eu plus de 5000 années pendant lesquelles ils peuvent se battre en faveur des droits des femmes et l’égalité des sexes; pourtant, une loi est toujours en vigueur qui oblige une jeune fille violée d'épouser son violeur et d’être subisse à une vie de viols et d'abus pour qu'il puisse être innocenté de ses crimes. Combien de milliers d'années les femmes doivent-elles attendre encore pour que les hommes mènent ce combat? Combien de filles doit être violées ou doit mourir? Puisque les hommes - même les bons hommes - ne sont pas les cibles de cette discrimination, de cette violence et de cette objectivation, ils ne sont souvent pas aussi motivés que les femmes de défendre et de faire avancer d’une façon active et persistante des droits des femmes et l'égalité des sexes et d’introduire ces initiatives dans les débats politiques et publiques. Au lieu de cela, ils restent souvent ignorants de ces mauvais traitements ou apathiques ou paresseux. De plus, certains hommes - je ne dirai pas une majorité, ou même beaucoup, mais assez - jouissent de leur domination des femmes. Ils vont s’organiser donc pour se battre contre toutes les avances faites en faveur des droits …
0 Aime
Mohamed 2012-4-10
A Essid ... "En réponse au dernier commentaire de Meriem (qui a été soumis il y a deux jours et publié aujourd'hui)" ... POURQUOI CETTE PRECISION ? SERIEZ VOUS "EXTRA LUCIDE" ? OU SIMPLEMENT VOUS NOUS FAITES SAVOIR QUE VOUS FAITES PARTIE DU PERSONNEL DE MAGHAREBIA ? OU QUE VOUS Y AVEZ UNE TAUPE ?
0 Aime
Essid 2012-4-8
[3] SUITE à Meriem: Si nous allons jamais voir un parti dont le programme est l'égalité sous tous les angles, alors l'histoire a montré qu'il ne serait né tout simplement de la compassion, mais il devra être né par une lutte menée par des cibles des types spécifiques de l'inégalité, qui organisent dans les forces persistantes de l'activisme (c.-à-d. des partis) avant de se fusionner en un plus grand parti unificateur. Le parti dont vous parlez est noble, mais pour qu'elle soit forte, il devra passer par le même processus que toutes les autres bons partis, ce qui veut dire, il devra trouver du soutien bien organisé pour chaque groupe individuel ciblé par la discrimination. Un parti des droits de la femme et de l'égalité entre les sexes sera un de ces partis pour un de ces groupes. Et la raison pour laquelle je l'ai dit: «Vive le Parti politique des femmes du Maroc!" n'est pas parce que je préconise un parti qui exclut les hommes ou que je suis assez stupide pour croire qu’il engloberait toutes les femmes, mais parce qu'il est trop verbeux (et donc pas très motivant) de dire: «Vive le parti politique du Maroc qui prône l'égalité entre les sexes et les droits des femmes et qui aura très probablement besoin d'être fondé et organisé principalement, mais non exclusivement par des femmes au début, avant de se joindre avec des autres mouvements nationaux pour l'égalité et se fusionner en un seul grand Parti de l'égalité du Maroc!» Je crois que vous pouvez voir pourquoi j’ai réduit le titre du parti en quatre mots.
0 Aime
Essid 2012-4-8
[2] SUITE à Meriem: Ce parti ne exclurait pas des hommes et ne comprendrait pas toutes les femmes (car on a également endoctriné beaucoup de femmes), mais il serait principalement composé de femmes, surtout au début, parce ce sont eux qui sont les plus motivées en étant les victimes de la discrimination misogyne. Il serait incroyablement révolutionnaire et incroyablement bénéfique d'avoir un parti basé purement sur l'égalité, comme vous l’envisagez, mais il est irréaliste et utopique de penser qu'un tel parti tomberait du ciel et constituerait tout à coup une force politique bien organisée et persistante pour lutte contre tous les intérêts qui contrarient l'égalité. En d'autres termes, la compassion ne va pas loin dans la vie politique. Les gens doivent agir pour leur propre cause et pour leurs propres droits avant qu'ils ne peuvent s'attendre à quiconque d’adhérer à leur mouvement. Et la preuve en est déjà évident du le fait qu'il existe encore des lois comme celle-ci, qui forcent une jeune fille qui a été violée à épouser son violeur et être soumis à une vie de viols et d'abus. Si un tel parti va exister, alors il aura besoin de personnes pour le fonder et l’organiser, et les gens qui le font vont être principalement, mais non exclusivement les cibles de l'inégalité imposée – ce n’est que logique. De plus, l'histoire a montré qu'il existe de nombreuses cibles des diverses formes d'inégalité, et une fois ces cibles deviennent bien organisé, ils ont tendance à se regrouper dans des coalitions de militants et des partis et même de fusionner en un seul grand parti.
0 Aime
Essid 2012-4-8
[1] À Meriem: Vous avez dit, "La constitution d'un parti politique ne peut se fonder sur une base ethnique, régionale , culturelle , religieuse ou sexiste ... c'est le minimum du minima républicain !!!" D’accord, mais personne ne parle d'une partie fondée sur le sexe. Je parle d'un parti qui est basé sur la promotion de l'égalité des sexes et des droits de la femme et sur l'introduction de ces types d'initiatives dans le débat politique et public. Au début, un tel parti sera forcement organisé principalement, mais non exclusivement par les cibles de la discrimination sexiste, c'est-à-dire des femmes. Et l'explication en est assez simple: A) les hommes ne sont pas susceptibles de comprendre à fond le sort de ces cibles de cette discrimination si ces questions ne sont pas déjà introduites dans l'arène publique par un groupe bien organisé; B) sans cette compréhension, les hommes ne sont pas susceptibles d'être motivés à devenir des activistes pour l'égalité des sexes et les droits de la femme dans la manière persistante et bien organisé nécessaire pour un changement réel, et C) assez d'hommes ont été endoctrinés par l'idéologie misogyne pour qui ils formeront leur propre résistance persistante et bien organisé à un tel mouvement. En d'autres termes, il est bien improbable qu’un mouvement pour l'égalité entre les sexes et les droits de la femme sera organisé et mené par quelqu’un autre qu’un groupe bien organisé par les cibles de la discrimination, qui sont, en occurrence, les femmes.
0 Aime
عبد النعيم 2012-4-7
tout à fait d'accord Meriem, le respect des droits des femmes est l'affaire de nous tous. nous devons concentrer tous nos efforts afin de refaire un système ou l'égalité est le maître mot. et le combat pour les droits des femmes doit à mon avis d'abord être un combat d'Hommes. donc à mon sens un parti de femmes ne servira aucunement cette cause. Salamoualaikoum
0 Aime
Meriem 2012-4-4
La constitution d'un parti politique ne peut se fonder sur une base ethnique, régionale , culturelle , religieuse ou sexiste ... c'est le minimum du minima républicain !!! Toute législation qui se respecte ne peut ignorer ce principe de non discrimination d'égalité des citoyens ; puisqu'un parti n'est rien d'autre qu'une machine de conquête du pouvoir , a donc vocation à gouverner et imposer sa conception des choses au peuple tout entier au nom de la règle de la majorité ... La constitution doit consacrer le principe de l'égalité de tous les citoyens devant la loi et les institutions républicaines sans discrimination de sexe (genre) , d'origine , de religion , d'ethnie , de classe sociale et consacrer la conséquence directe : la parité dans toutes les instances civiles et politiques. En commençant par la plus importante,la base,l'école , qui devra être un modèle démocratique paritaire , où seront représentés dans les instances dirigeantes paritaires , les parents d'élèves et les enfants eux-mêmes ... Encore faut-il au paravent définir le "projet social" que l'on prétend construire , qu'un parti paritaire portera ... Un tel parti sera révolutionnaire ou ne sera pas !
0 Aime
Essid 2012-4-4
[3] SUITE: Si l’on le pouvait, alors cette loi qui oblige les filles qui sont violées à épouser leur violeur aurait été annulé depuis longtemps par certains un parti politique humanitaire et compatissant. Ce n'était pas le cas, et c'est parce que l'altruisme et la compassion sont des caractéristiques rares dans l'arène politique. Pour cela, je pense que votre analyse est trop idéaliste et trop simpliste: il ne parvient pas à tenir compte du combat entre les deux côtés – d’un côté, les cibles de la discrimination, et de l’autre côté ceux qui bénéficient de cette discrimination (ou celles qui sont endoctrinées pour la soutenir) - et elle ne parvient pas à tenir compte à quel point la compassion et l'humanisme sont rares dans l'arène politique. Tout ceci tend à montrer que pour pousser la question de l'égalité sur la sellette, les cibles de la discrimination devront le faire eux-mêmes. Une fois sur la sellette, ce parti aura le soutien de beaucoup d'hommes, qui peuvent rejoindre ses rangs et en être même des représentants. Mais le charge de lancement de ce processus tombe toujours - injustement et malheureusement - sur la cible de discrimination, les femmes en occurrence. Et puis le parti qu'ils forment sera alors en mesure d'attirer du soutien et d'attirer l'attention sur ces questions et ces lois injustes sans s’attendre aux victimes innocentes comme celle-ci (une victime d'un viol qui a été forcée d’être une victime d'une vie des viols dans le but d’innocenter le violeur criminel) et il sera en mesure de lutter contre ces hommes et ces femmes qui ont été endoctrinés pour subordonner les femmes dans leur inégalité comme citoyens de seconde zone et qui constituent ces intérêts anti-féminines.
0 Aime
Essid 2012-4-4
[2] SUITE: En tant que tel, il n'y a qu'une seule façon de obtenir l'égalité (et d'annuler des lois qui font subir les filles et les femmes à une vie d'enfer infligé par leur violeur): il faut une organisation qui donne force à la vigilance et l'activisme permanents et qui attire l'attention à leur programme de l'égalité de sorte que les individu(e)s qui, on aurait pu s’y attendre, seraient ignorants ou apathiques, prendront des mesures pour les soutenir. En d'autres termes, il faut une organisation politique dont le seul but est de défendre et de lutter pour cette égalité et ces droits. Et la raison pour laquelle j'inique expressément que les femmes doivent créer cette organisation c’est tout simplement le fait que les femmes - comme n'importe quelle autre cible de la discrimination - ne peuvent s'attendre à personne de prendre l'initiative de se battre pour leurs droits et l'égalité lorsque ces questions les touchent plus que n’importe qui. Si ce peut aider à rendre mon argument plus clair, je sais que vous êtes intéressé par l'égalité du peuple amazigh dans les pays du Maghreb. Accepteriez-vous qu'il serait insensé si les amazighs s'attendaient à ce que quelqu'un d'autre mène le combat pour leurs droits et l'égalité? Bien sûr, ce serait insensé - encore pire qu’insensé, ce serait un suicide. On ne peut pas s’attendre à personne pour faire les batailles pour soi.
0 Aime
Essid 2012-4-4
[1] En réponse au dernier commentaire de Meriem (qui a été soumis il y a deux jours et publié aujourd'hui): Je ne sais pas pourquoi vous pensez que le parti des femmes que j'ai proposé exclurait-il les hommes ou inclurait-il toutes les femmes. Ce n'était pas ma suggestion, et c'est ne serait pas une solution à des lois telles que celle-ci (qui a forcé une jeune fille qui a été violée à épouser son violeur) puisqu’il faut le soutien des deux sexes pour obtenir l'égalité des sexes. En outre, il serait impossible pour tout parti d'obtenir le soutien d'un sexe, mais aucun soutien du sexe opposé. Encore une fois, ce n'était pas ma suggestion. Ce que je suggérais c'était qu’il fallait un parti qui prône l'égalité des sexes et des droits des femmes afin d'attirer l'attention sur ces initiatives, et que la seule façon que cela se produira c’est si les femmes prennent l'initiative. Je pense que votre analyse est trop idéaliste et trop simpliste, et je vais essayer d’expliquer pourquoi. Il y a des intérêts qui vont à l'encontre des droits des femmes et ils se battront pour maintenir les femmes dans une position subalterne. Et vous pouvez être sûr que si il y avait un effort politique actif de démanteler les structures sociales et politiques de discrimination, ces intérêts anti-féminines iraient s'organiser pour empêcher ce processus autant que possible. Et le fait que la discrimination et les violations de la dignité des femmes sont encore inscrites dans des lois comme celle-ci prouve que c'est le cas. Chaque lutte pour les droits et l'égalité est, en fait, une guerre, qui se compose de nombreuses batailles: les victimes de discrimination réussissent à gagner une bataille, puis les intérêts se regroupent pour tenter de saper ou d’annuler leur succès, puis le cycle répète.
0 Aime
Essid 2012-4-3
À Meriem: J’ajoute, je ne crois pas que l’on aille voir quoi que ce soit de la part de nos hommes politiques. Ils n'ont pas avancé de telles initiatives pour l'égalité des femmes, et, bien au contraire, ils se sont souvent pliés aux exigences des tendances misogynes. Si les hommes politiques au pouvoir se souciaient vraiment des droits des femmes, une loi qui oblige la victime d'un violeur d'épouser son violeur ne serait pas encore en vigueur. Je ne vois pas comment les initiatives dont nous parlons, vous et moi, pourraient-elles être mis en œuvre au niveau national sans un parti dont le principal programme c’est de défendre l'égalité des sexes et d'introduire ces questions dans le débat politique et populaire. Bien sûr, les hommes pouvaient soutenir le parti et en être des membres, et, bien sûr, toutes les femmes ne soutiendraient pas le parti (car beaucoup ont malheureusement été endoctrinés pour croire qu'elles sont subordonnées). Il serait insensé de croire que ce parti exclurait des hommes ou inclurait toutes les femmes. Toutefois, pendant les premières étapes, très probablement ça serait principalement (mais pas exclusivement) des femmes qui organisent ce parti car qui d'autre va s'organiser autour des questions qui touchent les femmes le plus? Evidement, ceux qui ont un intérêt dans une chose sont plus susceptibles de prendre des mesures pour la défendre. Et à partir de là, le parti peut attirer l’attention sur l'égalité des femmes et recueillir le soutien de nombreux individus dans la population masculine et féminine. De plus, un parti qui a une composition d’un grand nombre de femmes sera également donner du pouvoir aux femmes et aux hommes qui ne possèdent pas la confiance de se lever pour l'égalité des sexes au niveau de leur communauté ou leur famille.
0 Aime
Meriem 2012-4-1
la parité dans dans toutes les instances civiles , politiques , économiques est l'unique vraie réponse à la marginalisation des femmes avec toutes les conséquences néfastes sur leurs droits . Reproduire au féminin les schémas masculins traditionnels est absurde irréaliste . Un "parti de femmes" est une imbécilité quant on sait qu'être femme n'équivaut pas systématiquement à défendre le droit des femmes mais parfois signifie le contraire . Il y a autant de femmes contre l'émancipation des femmes que de femmes favorables ; tout comme beaucoup d'hommes sont de fervents défenseurs des droits des femmes notamment à l'école et au travail sachant que ce sont les leviers du combat légitimes des femmes.Combien de femmes de la générations de nos mères ont fait des études (universitaires,medecins,avocates) et ont été "libérées" par des pères lucides et avant gardistes pour le coup vue la régression actuelle . On ne veut pas d'une société dominée par les uns ou les autres, on veut une société harmonieuse ou homme et femme ont le même traitement par la loi , les mêmes droits et les mêmes devoirs ainsi que les mêmes chances dans la société grâce à l'éducation à portée de toutes et tous . Les mêmes chances supposent une situation sociale correcte, que les parents aient un emploi et le soutien adéquat des institutions qui se doivent de contribuer à la protection de la richesse de la nation : ses enfants , sans qui rien ne serait possible. Pour cela il faut évidemment mettre en oeuvre un "autre modèle desociété" seules les forces politiques représentatives des intérèts concernés peuvent mettre en oeuvre en accédant au pouvoir... Ce combat là , est celui de femmes et d'hommes unis dans un parti paritaire , moderne , révolutionnaire ...
0 Aime
abderahim 2012-3-31
Salam alikoum. Il est nécessaire d'adopter une loi internationale qui puisse protéger les jeunes filles d'actions si affreuses. Il devrait y avoir une loi en faveur de la jeune fille violée. Cela devrait être une loi stricte contre tous ceux qui commettent de tels actes. Chacun doit pouvoir bénéficier de ses droits. Salam alikoum.
0 Aime
Essid 2012-3-30
[2] SUITE à Meriem: Une annotation, j’explique que quand je dis «la culture», je ne dis pas que tous les membres mâles de cette culture abusent de sa femme. C'est loin de la vérité. Je dis seulement que nos normes sociales et la structure politique qui s'est développée autour d’eux ont une tendance à la disculpation à tort de l'homme de toute responsabilité dans la violence conjugale ou des violations de la dignité des femmes comme le viol. 2) Vous avez également raison que les initiatives d'éducation et d'autres initiatives sociales pour permettre aux femmes de subvenir à leurs besoins et d'améliorer leurs conditions (par exemple, en ayant accès à leur propre emploi normalement rémunéré) sont tout à fait nécessaire pour surmonter ces problèmes. Mais voici une question: qui va mettre en œuvre de telles politiques? Croyez-vous que ces politiques viendra à partir du système politique dominé par les hommes? Croyez-vous que les hommes veulent renonceront à cette disculpation injuste, qui est essentiellement le droit d'abuser de l'autre moitié de la population. Certains hommes politiques peuvent se soucient des droits des femmes, mais étant donné l'existence de lois comme celle-ci, ce qui a permis un violeur d'épouser sa victime pour échapper la justice, il semble que la plupart des politiciens de sexe masculin A) soit ne pensent pas à la question des droits des femmes, B) soit veulent protéger leur prérogative déloyale sur les femmes et sur le système politique, ce qui exclut en grande partie les femmes, C) soit ils craignent de perdre le soutien des électeurs masculins, qui forment la majorité de l'électorat (puisque les femmes sont marginalisée dans le système politique que beaucoup ne votent pas).
0 Aime
Essid 2012-3-30
[1] À Meriem: je vais me limiter à répondre aux deux derniers tiers de votre commentaire, mais je vais dire que j'ai quelques doutes au sujet de votre but ici depuis que vous avez consacré le premier tiers de votre commentaire à répondre à mon commentaire (sans mentionner mon nom) en m'accusant de l'indécence, de se moquer de la violence et de proposer un parti formé misogyne des femmes. Ces trois accusations sont toutes sans fondement, et n'importe qui peut le voir comme tel si ils lisent mon commentaire. En outre, la troisième accusation n'a pas de sens. Comment un parti formé des femmes pourrait-elle obtenir du soutien si il était misogyne? En tout cas, discutons de deux derniers tiers de votre commentaire. 1) Vous attribuez les problèmes des femmes, particulièrement la violence conjugale, à leur niveau socio-économique. Vous avez raison en grande partie à ce sujet, mais il y a certains détails que vous avez laissés de côté. Les épouses dans les familles riches sont victimes de violence conjugale tout comme les épouses dans les familles pauvres. On peut supposer que la fréquence de ces cas peut être inférieure car la pauvreté et le désespoir sont souvent les sources de la frustration qui conduit les hommes à agresser leurs épouses, mais il est en fait difficile de savoir la fréquence, car c’est rare au Maroc pour les femmes de n’importe quel condition socio-économique de discuter de violence conjugale. Ce qu'on sait, c'est que la violence conjugale existe même dans les classes aisées, et elle passe également souvent sous silence même dans ces classes aisées. La fréquence peut être inférieur, mais ce phénomène existe. Une raison c’est une culture qui faire honte à tort à la victime, c.-à-d. la femme.
0 Aime
meriem 2012-3-27
Si ce commentaire est une plaisanterie , il est pas drôle , il est même déplacé . Le sujet des violences aux femmes ne supporte pas l’ humour ou la plaisanterie , ce ton est indécent . Les partis misogynes sont quelquechose de mauvais qu’il serait imbécile de reproduire au féminin. Ce problème est la conséquence du fonctionnement de la société . Est-ce qu’une femme d’un milieu aisé est aussi exposée aux violences faites aux femmes ? Et les rares fois où cela se produit n’a t’ elle pas beaucoup plus de chances d’une bonne prise en charge familiale , sociale , légale qui lui permettra de dépasser la tragédie et continuer à vivre si ce n'est normalement , presque ? Le clivage est moins homme femme , que le milieu socio économique . La plupart des hommes sont étrangers à ces mauvais traitements infligés à certaines femmes et certaines femmes ne prennent pas systématiquement la défense des femmes victimes . Les faits démontrent que la « misère appelle le malheur » et que par lâcheté certains hommes s’en prennent prioritairement aux plus fragiles ceux qui ont le moins de possibilités de se défendre et leur causer les tords qu'ils mériteraient. L’amélioration des conditions sociales des plus défavorisés est un des paramètres à mettre en œuvre en même temps qu’une politique volontaire à triple volets , social , juridique , culturel … Il est grand temps également de développer de vraies politiques éducatives en faveur des garçons mais aussi et surtout des filles qui ne peuvent être « sauvées » que par l’éducation qui passe évidemment par l’école obligatoire jusqu’à seize ans … laquelle politique n’a de chance de réussir sans la politique sociale évoquée ci-dessus … le tout garanti par la loi , le pouvoir judiciaire , déterminés par une volonté politique réelle .
0 Aime
tellitasis 2012-3-27
ESSID.... Tu es le meilleur.... Je suis d'accord avec tout ce que tu as dit c'est là que l'éducation arrive...Merci
0 Aime
BEN 2012-3-26
IL existe des mariages de filles mineures arrangés par des parents ou des ayants droits qui s'apparentent à des viols.Aprés la nuit des noces la fille se retrouve à l'hôpital pour des raisons que l'on sait et que l'on cache.On devine le calvaire marital de l'épouse malgré elle et sous pression des parents qui une fois majeure demande le divorce.Un vrai parcours de combattant mené devant les tribunaux par la victime qui dans 80°/° des cas n'aboutissant à rien.Pourtant le statut familial étant clair dans la définition sociale du mariage comme étant la conjugaison de 2 volontés librement exprimées... A quand va-t-on rendre justice à ces femmes piégées dans une vie commune qu'elles n'ont pas choisit et vivant un calvaire quotidien par peur et une détresse psychologique sans pareille..
0 Aime
جيهان جعدان 2012-3-24
Les victimes de viol sont considérées comme un déshonneur dans la société, en particulier dans les sociétés arabes islamiques. La question est quelle est la faute qu'elle a commis pour que la société la renie ? Pourquoi est-ce que ces femmes devraient supporter l'arrogance et les désirs instinctifs des hommes ? Pourquoi est-ce qu'on leur donne le droit de continuer leurs crimes sous prétexte de virilité et que l'on attribue toute la culpabilité à la fille ? Si Amina Filali s'est suicidée, ce n'est pas la faute de loi marocaine et de sa famille qui ne s'est pas montrée juste avec elle, c'est la responsabilité de toute la société marocaine et de tous les individus en raison de leurs idées racistes et égoïstes qui plancent la fille au centre du cercle du mal parce qu'elle est née fille.
0 Aime
توفيق من الجزائر.. 2012-3-23
Salam alikum. En premier lieu, je commencerai par prier pour qu'il soit fait miséricorde à Amina Filali qui est partie rencontrer Son Seigneur. Avant de s'embarquer dans un tel sujet, il est nécessaire de débattre de la question dans la charia tolérante dans laquelle notre prophète, la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui, offre l'exutoire, cela afin que nous ne égarions pas et que nous évitions de philosopher à vide. Le viol est sans aucun doute l'un des crimes les plus affreux. C'est une des formes que prend la corruption sur terre. Personne dans sa famille ne peut l'accepter. De plus, si un individu meurt en luttant pour son honneur, il sera considéré comme un martyr. Mais si le viol se déroule avec le consentement des deux parties et qu'il n'y a pas de coercition, les deux parties se trouvent impliquées dans le péché et dans la corruption qui ont eu lieu. Et il est donc nécessaire d'appliquer la charia dans de tels cas parce qu'il n'y a pas de place pour la jurisprudence en présence des sanctions et des textes. Mais si le viol a été commis secrètement et avec un consentement mutuel, c'est considéré comme un adultère. Si les parties veulent couvrir leurs actes et se marier, elles seront couverts par le verset dans lequel Dieu Tout-Puissant dit qu'un adultérin ne doit épouser qu'une femme/un homme ayant commis l'adultère ou polythéiste, et c'est interdit pour les croyants. C'est un verset de la Sourate Annour. Mais si le viol est commis par un homme et que la femme a été contrainte, l'Islam la considère comme une femme chaste et pure parce qu'elle n'avait été touchée par personne. Et elle ne doit donc pas épouser son violeur. Dieu seul le sait !
0 Aime
Essid 2012-3-23
[5] SUITE: C'est la seule façon que les femmes seront en mesure de se représenter sans que leurs représentants soient soumis à un parti politique dominé par les hommes. Et alors que la question de la protection contre le viol est de la plus haute importance, il y a beaucoup d'autres cas où les droits des femmes sont violés dans l'arène politique et socio-politique par les hommes (par exemple, les droits à l'héritage, les droits au divorce, les droits à accorder leurs enfants la nationalité marocaine, les droits à divers programmes gouvernementaux et des projets), et un parti politique permanent des femmes serait un bon début pour gagner ces droits. Donc, vive le parti politique des femmes du Maroc!
0 Aime
Essid 2012-3-23
[4] SUITE: Les hommes ont été donné inégalement et injustement et immoralement le droit de violer les femmes sexuellement et puis, afin d'échapper à la punition pour ce crime, de forcer la femme dans une vie de violation sexuelle et émotionnelle. Les maris ont également été donnée le droit de sexuellement, physiquement et émotionnellement violent leurs épouses. Et dans tous ces cas, les femmes ont été dépouillés du droit de se protéger, étant privées du droit de poursuivre le violeur qui l'oblige à se marier ou le mari qui l’a violée. Il n'y a aucune une telle chose que des droits et libertés que atteinte forcement aux droits et aux libertés de l’autrui: ce viole le principe suprême d'égalité. Il est méprisable pour n'importe quel pays d'avoir des lois comme celles-ci. Des lois comme celles-ci sont le résultat de ce qui arrive quand les femmes sont exclues du processus politique, et tel est le cas au Maroc. Ici au Maroc, les seules femmes en politique sont les femmes qui ont donné son accord à des partis politiques et réseaux clientélistes dominés par les hommes. Les chefs politiques sont entièrement dédaigneux des femmes, sauf quand ils veulent les utiliser comme la propagande. Ainsi, les rares femmes qui ont des sièges politiques s'abstiennent de s'exprimer pour les droits des femmes parce qu'ils savent qu'ils doivent leur position au sein du gouvernement à ces hommes détestables. Comme je le vois, à ce moment, le seul moyen pour que les femmes puissent résoudre cette inégalité, cette immoralité, cette injustice et cet endoctrinement c’est de former leur propre parti politique permanent et de soutenir en masse ce parti.
0 Aime
Essid 2012-3-23
[3] SUITE: Malheureusement, comme l'histoire l'a si souvent montré, les humains ont tendance à utiliser le pouvoir (physique, social, politique, économique, etc.) pour faire avancer leurs intérêts personnels et les intérêts de leur groupe au détriment des autres ou ceux qui ne sont pas membres de leur groupe. En d'autres termes, c’est la règle du plus fort, ce qui est tout à fait fallacieux et sournois. Il n'est donc pas surprenant qu'un système politique dominé par les hommes cherche à donner aux hommes le soi-disant droit de violer les droits de la femme, et c'est précisément ça, violer et obliger une femme qui a été violée à épouser son violeur. Tout aussi regrettable est le fait que le sens de «droits» et de «libertés» est si mal compris dans notre pays. Les «Droits» et les «libertés» ont été conçus pour protéger les gens contre la règle du plus fort. Idéalement, les droits et libertés sont insaisissables et immuables et égaux pour tout le monde. Les droits et libertés nous accordent la capacité d'exercer et de pratiquer notre libre arbitre, tant que la façon dont nous exerçons et pratiquons notre libre arbitre ne interférent pas avec les droits et libertés d'autrui pour exercer et de pratiquer son libre arbitre de la même manière. Cela empêche le pouvoir en place - qu'il s'agisse d'un monarque ou d'une majorité démocratique - de persécuter ou d'exploiter ou d'opprimer ou de commettre toute autre violation des minorités. Mais, comme nous le voyons au Maroc, la notion de droits et libertés a été déformée et abusé, car il a été dépouillé de son principe le plus important: l'égalité.
0 Aime
Essid 2012-3-23
[2] SUITE: C'est le domaine dans lequel les lois sont remplacées par des normes culturelles et l'application des lois est remplacée par les pressions sociales qui se situent entre la gratifier un bon comportement et faire honte par les commérages et la violence physique. Les deux systèmes sont dominées par les hommes à tel point que l'endoctrinement et le propagande qui va avec ces systèmes est largement considéré comme la «vérité», même par de nombreuses femmes. C'est la domination par la désinformation. Par exemple, lorsque les hommes battent les femmes, ils disent aux femmes qu'elles le méritent. Si les femmes se tourne vers la police, qui font partie du système politique, les policiers refuse souvent de les aider parce qu'ils sont des hommes. Et les femmes ne peuvent pas demander de l'aide de leur communauté parce que les autres hommes «profitent» du droit de battre leurs épouses et de nombreuses femmes ont été tellement endoctrinés dans la croyance que les hommes ont le droit de battre les femmes «si les femmes qu'il mérite» qu'elles ne supposer que la femme méritait d'être battu. Bien sur, je ne parle pas de tout le monde, mais il y en a assez. Cette mentalité a été transmis pour tant de générations que nous l'appelons «culture», mais en réalité il est l'endoctrinement inconscient des hommes et des femmes afin que les hommes se sentent avoir le droit d'être misogynes et violents et les femmes se sentent obligés de se soumettre aux hommes. Alors permettez-moi de le dire clairement: personne n'a le droit de violer personne, ni physiquement, ni émotionnellement, ni sexuellement, ni socialement, ni économiquement, ni politiquement. Et en aucun cas la violation de ces droits et libertés ne peuvent être légitimement considéré comme la «culture».
0 Aime
Essid 2012-3-23
[1] Chaque fois qu'une femme forcée d’avoir des rapports sexuels contre son gré - que ce soit par un étranger ou par un petit ami ou par un mari – c’est le viol et c'est un crime. Pas d'importance dans quelles vêtements la femme est habillée et pas d'importance si elle a déjà consenti à des rapports sexuels avec ce petit ami ou mari. Les vêtements qu'elle choisit de porter c'est son choix et ce avec lequel elle décide d'avoir des relations sexuelles c’est son choix, et les choix qu'elle fait ne donnent pas droit à quiconque de quoi que ce soit, et certainement pas de violer ses droits et de la violer. Quand une femme dit «Non» ou quand elle montre le moindre signe de résistance, sa volonté doit être respectée. Ce qui viole cette volonté est un violeur. Il n'y a aucune excuse pour ce comportement. Et il n'y a aucune excuse de continuer à violer les droits de la femme en la forçant à épouser son violeur (ou de rester mariée à l'auteur du viol si le violeur est son mari). Malheureusement, les femmes n'ont personne pour représenter leurs intérêts et pour défendre leurs droits et libertés au Maroc, dont les systèmes politique et socio-politique sont dominées par les hommes. En substance, même si les femmes représentent environ la moitié de la population marocaine, ils sont une minorité politique et socio-politique, car elles ont été exclusses des processus politiques et socio-politique. Et avant de poursuivre, je tiens à préciser ce que j'entends par «politique» et «socio-politique». La politique est facile à définir. Ce sont les lois officielles et l’application de ces lois pour régir et de réglementer notre pays. La socio-politique est un peu plus complexe.
0 Aime
ماجدة عدلي - مصر 2012-3-22
Nous avons réussi en Egypte à supprimer un tel article de la loi pénale à la fin des années quatre-vingt dix. Les gouvernements doivent seulement se demander que se passe-t-il si une enfant qui a quatre ou cinq ans est violée ? Que se passe-t-il si elle est violée par l'un de ses proches qu'elle ne peut épouser ? Que se passe-t-il dans le cas du viol collectif d'une enfant ou d'une dame ? Contre qui les charges seront abandonnées, et qui devra partir sans être sanctionné ? Ou est-ce qu'elle devra par exemple épouser les sept hommes qui l'ont agressée ??? Avant toutes ces problématiques, que dire des stigmates psychologiques pour la victime de violence ? Que se passe-t-il si le viol cause une grossesse, qui restera comme le souvenir obscur de ce choc ?? Il n'y a aucune justice, ni aucune logique, à conserver un tel article de loi hormis la complicité de l'agression impliquant les institutions d'état dont le rôle est de protéger tous les citoyens et de dissuader tous ceux qui attaquent les droits et les libertés privés.
0 Aime
MOHAMED 2012-3-21
Ce sujet est très grave. Les parents doivent savoir quelle est la décision de leur fille avant le mariage avec le violeur.
0 Aime