2012-03-01
Les Etats du Sahel appellent à un cessez-le-feu au Mali
Par Raby Ould Idoumou pour Magharebia à Nouakchott – 01/03/12
Les affrontements violents entre les rebelles touaregs et l'armée malienne se sont poursuivis ce jeudi 1er mars, alors que les Etats du Sahel se sont associés à la France pour demander aux deux parties de parvenir à un cessez-le-feu.
Les derniers heurts ont eu lieu dans la ville malienne de Tessalit, le long de la frontière avec l'Algérie. Selon des responsables militaires interrogés par l'AFP, le contrôle de la ville était l'enjeu de cette bataille.
Celle-ci intervient alors que la France, rejointe en cela par les Etats du Sahel, demande instamment la fin des violences avant l'échéance du 29 avril, jour de l'élection présidentielle au Mali. Ces pays envisagent d'organiser à Alger un sommet international consacré à cette crise.
Les Etats du Sahel craignent qu'al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ne puisse exploiter ces agitations pour accentuer ses objectifs dans la région.
Radio France Internationale a indiqué qu'un général de l'armée algérienne se rendra à Bamako, Niamey, Ouagadougou et Cotonou dans les jours qui viennent. Lors de sa dernière étape au Bénin, il rencontra le chef de l'Etat, par ailleurs actuel président de l'Union africaine.
Le quotidien algérien El Khabar a expliqué qu'il existe un accord franco-algérien prévoyant le maintien du soutien à "une solution politique" et la demande faite au gouvernement malien d'éviter la confrontation militaire, pour mieux se concentrer sur la lutte antiterroriste. Cet accord sera par la suite élargi à une initiative tripartite, en y adjoignant la Mauritanie, pour parvenir à un cessez-le-feu immédiat.
Cette coopération intervient alors qu'une action régionale, du fait essentiellement des pays du Sahel, est devenue impérative, selon le journaliste mauritanien Mohamed Ould Sid al-Mokhtar. Pour lui, la présence de la Mauritanie et de l'Algérie lors de ces entretiens pourrait être la base de leur succès.
Le processus de médiation a débuté le 20 février, lorsque le ministre français de la Coopération Henry de Raincourt est arrivé à Alger pour y rencontrer le ministre pour le Maghreb et les Affaires africaines, Abdelkader Messsahel.
"La France suit de près les développements dans le nord du Mali, et il était nécessaire de rencontrer les autorités politiques maliennes, nigériennes et mauritaniennes", a déclaré le ministre fançais, des propos rapportés par l'agence APS.
Il a ajouté que "la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui dans le nord du Mali préoccupe tous les pays qui sont concernés par les évènements dans cette région, car chacun souhaite la paix, la sécurité, le développement et la prospérité pour les habitants de celle-ci".
Moulay Ould Bahida, rédacteur en chef du site web mauritanien mauritanid.net, a expliqué à Magharebia que la fin de l'actuel conflit dans le nord du Mali servirait avant tout l'intérêt des pays du Sahel. Pour lui, cela tient en grande partie à l'importance de la communauté touareg en Algérie et au Niger, qui pourrait être tentée de rejoindre le combat pour l'indépendance de l'Azaouad.
"Je pense qu'al-Qaida est la plus grande bénéficiaire du chaos sécuritaire dans la région, parce qu'elle ne peut conserver son pouvoir et son influence que dans des régions aussi incontrôlables, qui vivent dans un chaos par le biais duquel elle peut attirer des partisans et exploiter les ennemis d'une entité donnée à ses propres fins", a-t-il expliqué.
Et d'ajouter que tout plan de paix exigera certainement que les Touaregs luttent contre al-Qaida. "Tout cela sera contraire aux intérêts d'al-Qaida, et bien que l'organisation fasse le pari d'une région de l'Azaouad hors du contrôle du Mali, elle redoute le développement de cette situation et ses impacts négatifs qui pourraient conduire à une intervention internationale dans la région. Il est certain qu'un accord sérieux pour l'arrêt des combats renforcera encore l'isolement d'une al-Qaida déjà vacillante."
Selon le quotidien El Khabar, en cas d'accord de cessez-le-feu, l'Algérie envisage un sommet international avec la participation de l'Union africaine et de l'Union européenne. Une telle conférence s'attachera aux fonds de développement pour la région et à la traque des terroristes.
Un accord de paix contraindrait al-Qaida à renoncer à ses opérations dans l'Azaouad, selon le journaliste mauritanien Hassan Ould Ahrim, spécialiste des affaires du Sahel. Il ajoute que la région se caractérise par la rudesse de son terrain et par l'absence de tout contrôle par l'Etat, ce qui en fait "une base arrière importante pour les terroristes ; de ce fait, ils perdraient leur terrain, et toute campagne internationale organisée serait alors en mesure d'arrêter une fois pour toutes le fantôme de cette organisation terroriste".
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![[AFP/Serge Daniel] Les partenaires internationaux du Mali demandent aux combattants dans le nord du pays de parvenir à un accord de cessez-le-feu avant l'élection présidentielle.](/awi/images/2012/03/01/120301Feature2Photo1-271_179.jpg)
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Raul G. Diaz 2012-3-10
La notion de l'Azaouad doit être considérée par tous les peuples Azaniens (Africains?) comme une illusion délivrée par les leaders touaregs, qui luttent aux côtés d'Al Qaida dans le soi-disant Maghreb arabe. En fait, le concept de Maghreb arabe en Azanie est nauséabond dans le fait que la présence arabe dans le nord de l'Azanie est une occupation coloniale du territoire national azanien. Les leaders touaregs qui s'associent maintenant à Al Qaida font seulement partie de cette tentative colonialiste visant à étendre l'influence coloniale arabe en Azanie. Si les leaders touaregs qui cherchent la division, et qui étaient récemment expulsés de Libye, ne peuvent se développer au sein du Mali, l'un des nombreux états de l'Azanie de l'Ouest (Afrique) anciennement Nghana, il est peu probable qu'ils parviendront à le faire ailleurs en Azanie et rejoindront plutôt la direction d'Al Qaida en Afghanistan. Il est sidérant que le dénommé Azaoud reproche le sous-développement à l'état malien. Il y a des exemples sans compter de peuples se développant eux-mêmes de manière privée, indépendamment des états. Si les Touaregs ne poursuivent pas un agenda expansif au nom de leurs autres maîtres colonialistes arabes, l'état des touaregs ira bien mieux que les azaniens indigènes du Mali qu'ils réduisent en esclaves. Et donc, tout au contraire, les dirigeants de l'UNA recommandent vivement aux azaniens de l'ouest et du nord-ouest du territoire continental anzanien à se réunir et à devenir la province du Nghana. Conformément à ce renouveau national et à cette attitude émancipatrice, l'état malien doit accepter rien de moins que l'élimination totale de tous les leaders touaregs qui s'identifient avec le mouvement Al Qaida ou ce qu'on appelle le Maghreb arabe. Al Qaida et les touaregs fairaient mieux de créer le Maghreb arabe en Afghanistan qu'en Azanie. Pour les anzaniens, ils ne prendront aucun repos jusqu'à la libération totale de la nation azanienne de toutes les formes d'occupation coloniale. Tous les azaniens doivent se réunir.
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MAIGA 2012-3-3
Ces apatrides ont commis des forfaits que le peuple malien n'est pas prêt de pardonner. Dans tous les cas, MNLA et AQMI sont tous les deux des mouvements terroristes qui s'assemblent aujourd'hui pour combattre le MALI. Le peuple malien n'acceptera plus jamais que ses autorités signent des accords de paix avec des criminels. Nous nous souviendrons toujours de Aguel'hoc.
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عبد الله الشريف 2012-3-1
Je suis sidéré par ces appels au cessez-le-feu !!! Le gouvernement malien ne reconnaît même pas les populations de l'Azouad en tant qu'êtres humains, à partir des déclarations faites par ses officiels ! Les efforts de l'état du Sahel ne sont pas plus que ce qui a été accompli par l'Algérie auparavant, à savoir parrainer des accords jusqu'à leur signature. Puis le gouvernement du Mali continue ses actions, et se montre bon à sortir du cadre des dits accords. C'est ce que la Libye a fait. Et cela a entamé la confiance entre la population de l'Azouad et les états du Sahel. D'un autre côté, la population de l'Azouad a été forcée de vivre avec le gouvernement malien pendant 50 ans au cours desquels ce dernier l'a obligée à encaisser la douleur, la misère, le chagrin, la marginalisation, les déplacements, les meurtres. Tout le monde le sait. A l'écart de toute polémique, il y a deux choses : Soit le Mali ne veut pas que la région de l' Azouad se développe, soit il ne le peut pas. Dans les deux cas, le Mali doit lever sa main du peuple de l'Azouad afin qu'il puisse déterminer sa destinée de son propre chef. Nous, populations de l'Azouad, nous adressons nos remerciements à sa majesté le roi Mohammed VI pour son aide, grâce à laquelle il a secouru les réfugiés de l'Azouad en Mauritanie.
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