2012-02-07
La presse libyenne en plein essor après la révolution
Par Essam Mohamed pour Magharebia à Tripoli – 07/02/12
La révolution libyenne a déclenché un essor de la presse sans précédent, et de jeunes militants lancent leurs propres éditions pour rapporter les évènements de la guerre.
Le paysage médiatique, longtemps dominé par l'Etat au travers de l'Autorité publique de la presse, propose désormais plus de trois cents quotidiens et hebdomadaires. Ces éditions vont de l'analyse politique à la littérature, en passant par les sujets d'ordre général.
Benghazi, berceau de la révolution compte à elle seule désormais 180 journaux. Leur nombre est plus modeste à Tripoli, qui ne possède que dix journaux.
"La presse est passée d'un espace bloqué monopolisé par le régime et limité par de nombreuses interdictions et de multiples tabous, à un espace largement ouvert, sans frontière, prenant parfois même un caractère chaotique et aléatoire", a expliqué à Magharebia Awad El Shaary, rédacteur en chef de Tobruk al-Hurra.
La plupart des journaux parlent de sujets locaux, explique ce journaliste, y compris la réconciliation, la démocratie, la constitution, les élections, la situation des blessés et la rareté des services.
"Les journaux locaux sont également intéressés par des articles sur les martyrs et les rebelles, ainsi que par les évènements et les combats qui ont eu lieu", ajoute-t-il.
Mais certains sujets restent néanmoins encore tabous, poursuit El Shaary. Les journaux ne peuvent parler de sujets comme "la prolifération sans discrimination des armes, l'ambiguité de certains personnages, la fuite des fonds publics par des canaux inconnus, les diktats de certains pays qui ont participé au renversement du régime de Kadhafi, ainsi que certaines déclarations et préoccupations concernant la prochaine structure politique".
De nombreux nouveaux projets de médias bénéficient d'un financement de la société civile, des conseils locaux et d'hommes d'affaires. Le Conseil national de transition (CNT) apporte un soutien aux journalistes sous la forme d'aides à la publication et de retraites aux journalistes autrefois affiliés à l'Autorité publique de la presse.
"Je ne pense pas que ceux qui sont derrière les journaux actuellement publiés soient des journalistes ou des personnes travaillant dans les médias", explique Ahmed Saad, rédacteur en chef d'Al-Saraya. "Ils sont à tout le moins propriétaires de petits fonds, et non des grandes institutions, parce que le matériau disponible est répété et n'a rien d'exceptionnel."
Taqi Al-Din Alshloi, directeur du site web Irassa, reconnaît que l'un des principaux défis des médias post-révolutionnaires en Libye est "l'absence de professionnalisme".
"Les amateurs n'étaient pas directement liés au monde du journalisme", ajoute-t-il. "Ils n'étaient là que pour informer sur une série d'évènements frappants. Après le succès de la révolution, il est devenu plus difficile d'obtenir des informations."
"Le financement est également un facteur très important", ajoute Alshol. "Face à cette abondance de journaux sur le marché, le pouvoir d'achat est très faible. La plupart des journaux, à l'exception de quelques titres exceptionnels, souffrent d'un manque de recettes, ce qui ne leur permet que très difficilement de continuer."
La révolution a déclenché une "soif de médias", qui a "créé un dynamisme important et remarquable dans de nombreuses couches de la société", selon Alshol.
"La presse a connu des débuts lents, et a rapidement atteint son pic avec l'apparition du nombre de journaux publiés dans les villes libyennes libérées", explique-t-il.
Jamal al-Haji, militant des droits de l'Homme, souligne que le rôle de la presse dans cette période de transition est de servir de lien entre le CNT et le peuple, et de tenir les citoyens informés sur les activités gouvernementales.
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![[Essam Mohamed] La Libye compte aujourd'hui plus de 300 quotidiens et hebdomadaires, dont 180 publiés dans la seule ville de Benghazi.](/awi/images/2012/02/07/120207Feature2Photo1-271_179.jpg)
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amir eledrisi 2012-5-1
C'est de Dieu dont nous cherchons l'aide face à ce que vous tentez de prouver. En dépit des blessures du peuple libyen, savez-vous, O vous qui pleurez pour la prospérité du peuple libyen, que le budget de la Libye s'élève à 68 milliards par an ? Vous devriez vous demander quel était le plafond du budget à l'époque de Kadhafi. Il a atteint 40 milliards annuels l'année passée, quand le baril de pétrole coûtait 130 dollars. Peu importe comment les libyens ont joué avec l'argent et se sont trompés en l'utilisant, la Libye restera meilleure sans Kadhafi et ses fils. Vous seul pouvez vivre sous la direction d'un gouvernant tyrannique pendant cent ans, c'est donc votre affaire, mais nous, les libyens, ne pouvons plus supporter les tyrans ne serait-ce que pendant une heure !
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مجهول 2012-2-7
Salam alikoum. Par Dieu j'ai vécu en Libye pendant environ deux ans. Je n'ai jamais vu de gens vivre dans une complaisance telle que celle des libyens. Mais aujourd'hui le pays est complètement sens dessus dessous. Même le pain égyptien a disparu. Le proverbe dit "il vaut mieux vivre cent ans sous le règne d'un oppresseur qu'une seule journée sans dirigeant". Dieu est le plus puissant par dessus tout ce qu'on fait subir aux libyens.
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