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2012-01-04

Heurts entre milices rivales à Tripoli

Par Essam Mohamed pour Magharebia à Tripoli – 04/01/12

  • 7

Les heurts entre des groupes rivaux de révolutionnaires libyens, qui ont eu lieu le mardi 3 janvier, ont fait au moins quatre victimes dans une rue de Tripoli.

Les révolutionnaires de Misrata, les "thwars", ont échangé des coups de feu avec des combattants de Tripoli, à proximité du siège des services de renseignement du régime de Kadhafi utilisé par al-Khawildi al-Hamidi et Abdullah Senussi.

Ces échanges armés ont commencé après qu'une milice armée de la rue al-Zawiya ait arrêté un combattant apparemment en état d'ébriété appartenant à la brigade de défense de Misrata après les célébrations du Nouvel an.

Le bruit des tirs a résonné jusqu'au centre de Tripoli, non loin du lieu de ces affrontements. Un obus tiré par les révolutionnaires de Misrata peu après les prières de l'Asr a blessé Mohamed Nasr al-Fituri, un jeune homme de 16 ans. Rashid Abbaza, membre des combattants de la rue al-Zawiya, compte au nombre des tués. Au moins huit autres personnes ont été blessées, dont deux gravement.

Les révolutionnaires de Tripoli ont bouclé le périmètre de cet accrochage en établissant des points de contrôle et en empêchant les véhicules et les piétons d'emprunter cette rue pour des raisons de sécurité. Entretemps, les révolutionnaires de Misrata ont quitté les lieux.

Les révolutionnaires de la rue al-Zawiya ont déclaré avoir arrêté quatre ou cinq des combattants de Misrata et avoir tiré un obus qui a atteint un véhicule appartenant à ces mêmes révolutionnaires. Après cela, des véhicules ont été vus dans la capitale équipés de mitrailleuses de 14,5 mm, en préparation à de nouvelles éventuelles confrontations.

"Les assassins ont été arrêtés et ils seront traduits en justice", a déclaré Abdul Hakim Belhaj, président du conseil militaire de Tripoli. "Nous espérons qu'un tel incident, fruit des différends entre révolutionnaires, ne se répétera pas. Mais nous avons pu intervenir à temps, les révolutionnaires sont parvenus à un accord, et la situation est revenue au calme. Les proches de la personne tuée seront contactés, et nous nous efforcerons de calmer tout le monde et de contrôler la situation."

S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec Mohamed Shabon, de Misrata, Belhadj a souligné qu'aucun autre affrontement n'avait eu lieu dans la capitale, et que tout rapport faisant état de nouveaux heurts ne se fondait que sur des rumeurs.

Pour sa part, Shabon a déclaré qu'aucun véhicule ni aucune arme n'arrivait en provenance de Misrata, et que ces matériels étaient placés sous le commandement du conseil militaire de Misrata.

A la suite de cet accrochage, le comité civil de Tripoli a tenu une réunion à la mosquée Moulay Mohammed proche de l'hôpital central, non loin de la scène des affrontements. Un accord a été trouvé, aux termes duquel toutes les brigades, notamment celles à l'origine de cet incident, devront quitter Tripoli et que les tueurs seront remis à la justice. Il a également été décidé d'établir des barrages sur les trois principales voies d'accès à Tripoli pour prévenir toute entrée d'armes dans la ville.

Ces heurts se sont produits le jour même où le président du Conseil national de transition (CNT) Mustafa Abdel Jalil avait nommé Youssef al-Mangoush à la tête de l'armée libyenne.

Al-Mangoush, originaire de Misrata, occupait jusqu'alors les fonctions de vice-ministre de la Défense d'Osama al-Juwali, originaire de Zintane. Les deux villes contrôlent d'importantes factions d'anciens révolutionnaires. Cette nomination a fait naître chez certains l'espoir de voir les combattants réintégrés dans les rangs d'une armée nationale pour améliorer la stabilité et sécuriser les armes en circulation.

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  1. Anonymous_thumb

    hakeem 2012-5-14

    merci

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    طارق 2012-4-30

    Que Dieu apaise tous les arabes !

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    هشام 2012-1-7

    Où est la loi ?

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    عمرالعزيز 2012-1-6

    Je pense qu'il y a un blackout des médias concernant les dégâts réels qui ont récemmnt découlé des combats entre certains bataillons en Libye. En général, je m'attends à ce que de tels actes se répètent, et ce aussi longtemps que les armes seront répandues en Libye comme elles l'étaient à l'époque des Cowboys. A mon avis, la situation n'est pas aussi facile que ce que certains nouveaux politiciens affirment en Libye en raison de nombreuses considérations, la plus importate étant que la situation actuelle exige de construire des institutions et des structures constitutionnelles qui puissent devenir comme des piliers de ce régime dont les tendances n'ont toujours pas été comprises, qu'elles soient islamistes ou islamo-libyennes.

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    coucou 2012-1-6

    cela n est q un debut a !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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    khaldi hocine 2012-1-5

    Tous les arabes ne valent rien sauf ceux qui ont été épargnés par Dieu !

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    ليبي وجعاتة بلاده 2012-1-5

    Il n'y a de pouvoir et de volonté que par Dieu. Le gouvernement devrait collecter tous les armements lourds auprès de tous les rebelles, il devrait restreindre ou retirer les armes légères à ceux qui n'ont pas les compétences de s'en servir ou qui s'en servent pour se montrer dans les rues et dans les magasins. Craignez Dieu dans votre pays et dans votre peuple !

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