2011-11-01
Les nouveaux partis politiques algériens attendent les réformes
Par Fidet Mansour pour Magharebia à Alger – 01/11/11
Ce sont plus de 42 partis algériens qui sont encore dans l'attente de l'approbation qui leur permettra d'entrer dans l'arène politique, quelques mois après que le Président Abdelaziz Bouteflika eut dévoilé des programmes de réforme dans un discours national.
Les partis auront besoin de l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour participer aux élections locales et législatives en 2012, mais le ministère attend les projets de réforme qui devraient être présentés lors de la session de printemps du parlement, en janvier et février 2012. Dahou Ould Kabila, ministre de l'Intérieur, avait indiqué en début d'année que le pays comptait plus de 60 formations politiques, ce qui avait surpris de nombreux observateurs.
Ce chiffre avait soulevé de vives polémiques parmi les experts et les citoyens, qui s'interrogent sur les activités de ces partis et sur la justification d'un nombre aussi élevé de formations dans le pays. Un seul parti a par ailleurs été approuvé depuis l'arrivée au pouvoir de Bouteflika, en 1999. Toutes les autres demandes, dont celles émanant des anciens Premiers ministres Abdelhamid Ghozali et Mohamed Taleb El Ibrahimi, n’ont reçu aucune réponse.
Mais après l'annonce du plan de réformes politiques par le Président Bouteflika en février dernier, le gouvernement a été chargé de préparer une nouvelle loi sur les partis, ce qui a incité de nombreuses formations à se mettre en place dans l'attente de l'étude de ce projet de loi.
L’Union pour la démocratie et la république (UDR) a annoncé le 1er octobre son désir de participer aux prochaines élections, dans l'attente de l'approbation du ministère de l'Intérieur. Le parti a soumis sa candidature il y a cinq ans.
"L’UDR est prête à organiser un nouveau congrès constitutif si nécessaire", a fait savoir le leader de cette formation.
La décision du gouvernement de favoriser l'élargissement du champ politique, ouvert une première fois en 1989 avec l’adoption du multipartisme, a conduit certaines personnalités à sortir de leur silence après près de vingt ans. C’est le cas de Tahar Benbaibeche, ancien secrétaire général du RND, la formation actuellement dirigée par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Ce dernier a annoncé, le 1er octobre, la création d’un nouveau parti, "Hizb el fadjr el jadid". Ce parti se revendique du courant nationaliste républicain, dont l’idéologie est très proche de celle du Front national démocratique (FND) ou encore du Rassemblement national démocratique (RND).
Appartenant à la même famille politique, Khaled Bounedjma a lancé le FNJS (Front national pour la justice sociale).
Du côté des islamistes, deux personnalités s’apprêtent à créer leur propre parti : Abdallah Djaballah qui a lancé le Front pour la justice et le développement (FJD) au mois de juillet dernier, et Abdelmadjid Menasra, dissident du Mouvement pour la société de la paix (MSP) qui a également créé son parti, le Front du développement national (FDN).
Djamel Benabdeslam, ancien secrétaire général du parti islamiste El Islah, a voulu se démarquer de ce courant en fondant, le 8 octobre à Alger, le Front de l'Algérie nouvelle. Ce parti, note-t-il, "se veut représentatif de la réalité sociale du peuple algérien. Ce dernier est constitué d'Amazighs, d'Arabes, de francophones, d’arabophones, de nationalistes, de démocrates et d'islamistes".
"La démocratie ne se mesure pas à l'aune du nombre de partis reconnus, mais par leur participation à la vie politique", selon Karim Mehdi, universitaire et chercheur en sciences politiques. "Une petite analyse des formations en quête d’agrément nous permet de constater que, à quelques exceptions près, elles constituent un clonage de ce qui existe déjà."
Soraya Aberkane, juriste, dit que "dans les démocraties qui se respectent, il y a deux pôles politiques qui rivalisent à travers des débats d'opinion et une ligne politique bien définie, ce qui est loin d’être le cas en Algérie".
"Les programmes des partis sont pauvres. Une loi ne peut à elle seule instaurer la démocratie, c’est la pratique politique", ajoute-t-elle.
Toutefois, le politologue Aymen Rahal estime que l’agrément de nouveaux partis politiques permettra l'émergence de personnalités compétentes qui soutiendront les principes démocratiques. "Nombre d’entre elles en ont été empêchées jusque là", affirme-t-il.
"Le changement doit venir du sommet", explique Salma, étudiante en médecine." L’Algérie a besoin d’institutions élues démocratiquement, capables de garantir les libertés politiques. Sans cela, toute réforme est futile".
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![[AFP/Farouk Batiche] Le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kabila explique qu'il y a 60 partis politiques en Algérie, dont la plupart ne sont pas reconnus par les autorités.](/awi/images/2011/11/01/111101Feature3Photo1-271_179.jpg)
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Citoyen 2011-11-6
A l'ATTENTION DE TOUT PARTI ... " E'NTOUM LHMAR OUA AHNA CHARITA " ... QUE CHACUN PORTE SA PART DE CHARGE , L'ATTELAGE ARRIVERA A BON PORT ... DANS LE CAS CONTRAIRE CHACUN SERA CONDAMNE A HERRER DANS LA CAMPAGNE ... CAR L'UN SANS LES AUTRES NOUS NE SOMMES RIEN ...
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Anonymous 2011-11-6
et toi une plaisanterie ...
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مخلص للجزائر 2011-11-2
Si l'Algérie veut vraiment sortir du tunnel sombre dans lequel certains l'ont poussé, et restaurer la confiance de la population envers les élections, le sécurité ne devrait pas changer avec les listes des candidats, en supprimant toutes les personnalités compétentes et bienveillantes tout en laissant les mauvaises. C'est ce que les gens considèrent comme une pré-falsification. Et cela décourage donc tout le monde de voter. C'est pourquoi, si les autorités compétentes veulent restaurer la crédibilité lors des scrutins, elles doivent informer les gens que la sécurité n'a rien à voir avec les candidats dans un discours officiel annoncé.
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Khaled 2011-11-2
C est de larnaque
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