2011-10-04
Maroc : Une étude sur la corruption épingle le secteur de la santé
Par Siham Ali pour Magharebia à Casablanca – 04/10/11
Le secteur de la santé souffre de la corruption. Pourtant, peu de citoyens recourent à la dénonciation. Une étude récente de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) fait ressortir que le taux de dénonciation des pratiques de corruption par les usagers est très faible.
En effet, selon cette étude, dont les résultats on été présentés le 26 septembre à Rabat, moins d'un pour cent du panel interrogé a déclaré avoir dénoncé un acte de corruption.
Les actes de dénonciation des pratiques de corruption se rapportent le plus souvent aux cliniques privées. Aucune déclaration n’a concerné les centres de santé, même si le phénomène est inquiétant. Selon cette enquête, trois personnes sur dix ont déclaré avoir eu recours à la corruption pour bénéficier de prestations de soins.
Le grand public exprime ainsi son scepticisme sur le fait que la dénonciation de la corruption puisse aboutir à des condamnations. Soixante-trois pour cent de la population juge que la dénonciation de tels actes ne sert à rien ou que les responsables pris sur le fait ne seront jamais poursuivis. Trente-sept pour cent souhaitent tout simplement ne pas avoir de problèmes.
C'est pour changer les mentalités et combattre le fléau dans les hôpitaux publics qu’une convention a été conclue, le 27 septembre, entre l’ICPC et le ministère de la Santé. Yasmina Baddou, ministre en charge du secteur, signale que certes, le phénomène existe, mais qu'il ne faut pas le généraliser.
Mme Baddou estime que la sensibilisation s’impose pour éviter que les citoyens ne soient victimes d’actes de corruption dans les hôpitaux publics, où plusieurs mesures ont été prises.
"Il faut que les citoyens connaissent leurs droits. A titre d’exemple, une liste des médicaments à fournir aux patients est affichée. Les malades ne doivent pas devoir les acheter", dit-elle.
Le président de l’ICPC, Abdesselam Aboudrar, appelle à s’attaquer en premier lieu aux points qui constituent les risques de corruption pour une intervention ciblée. Il s’agit notamment de l’ancrage des valeurs de citoyenneté, du regain de la confiance envers les services de la santé, de l’optimisation de la gestion des équipements et des fournitures, du renforcement du contrôle, de la réglementation et du suivi.
Les professionnels de santé interrogés dans le cadre de cette étude affirment que la corruption dans le secteur est généralement le fait des citoyens. Selon le témoignage d’une infirmière d’un centre hospitalier provincial à Casablanca, "les patients et leurs accompagnants viennent désormais avec une prédisposition de corrompre pour bénéficier de traitements de faveur ou tout simplement de services auxquels ils ont droit."
Pour les usagers, la corruption dans le secteur de la santé est devenue un comportement banalisé. Pour plus de la moitié des personnes interrogées, elle est devenue un comportement habituel et généralisé.
Les citoyens contactés par Magharebia tirent la sonnette d’alarme, estimant que personne n’aime jeter son argent par la fenêtre et que c’est le personnel soignant qui essaie autant que faire se peut de pratiquer des actes d’extorsion.
Mehdi, un jeune de 27 ans, raconte à Magharebia qu’il est allé il y a deux mois au centre hospitalier universitaire de Rabat après avoir été victime d’une chute dans les escaliers de sa maison. Le médecin a refusé de le soigner prétextant qu’il devait consulter le centre de Salé, où il habite. Il a fini par l’examiner après que son frère lui ait donné 300 dirhams.
Cet acte n’a pas été dénoncé par Mehdi, qui a préféré prendre le numéro de téléphone de ce médecin pour pouvoir solliciter ses services à l’avenir.
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![[Reuters/Anton Meres] Trois Marocains sur dix ont déclaré avoir eu recours à la corruption pour bénéficier de prestations de soins.](/awi/images/2011/10/04/111004Feature4Photo1-271_179.jpg)
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jamel 2013-3-4
une guerre civile une guerre civile une guerre civile c la solution tout detruire dans ce pay et faire venir les europeen pour remettre de l ordre dans le pay au sinon tant que les freres arabes sont au pouvoir rien n 'ira bien
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rachid boukaissi 2013-1-1
Vivant à Londres et ayant subi une chirurgie cardiaque je n'ai aucun commentaire à faire sur le système de santé au maroc parce qu'il n'existe pas, ma soeur a dû subir deux opérations, la première a été au mauvais endroit et avec 10 semaines de torture(traitement) entre les mains des bouchers de la clinique anoual de kenitra, ma soeur a développé un stress post-traumatique et personne n'a reconnu ses responsabilités. Je les poursuivrai jusqu'à ce que lui soit rendue justice face à ces barbares
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limakarim 2012-10-4
Dieu soit loué seul ! Tout citoyen marocain a le droit de savoir ce qui arrive au sein des hôpitaux urbains et ruraux, les traitements répressifs et abusifs des malades par la majorité des infirmiers et des docteurs. Ils sont extorqués, directement et indirectement. Tout responsable qui niera cela, c'est facile de voir ce qu'est la vérité. On peut la découvrir en faisant des visites et des inspections spontanées dans les différentes institutions de santé, en parlant directement aux malades en visite au coeur de l'hôpital, sans notice préalable à ces institutions et vous verrez bien ce qu'il s'y passe. Hormis si vous voulez couvrir de telles violations et scandales, dont les répressions exercées sur les patients au sein des hôpitaux, leur situation, la saleté et les ordures à l'intérieur des chambres et les repas qui leur sont offerts. Ils ne profitent pas des médicaments, sauf s'ils les achètent auprès des infirmiers et des médecins. Parce que les médicaments envoyés aux hôpitaux sont distribués entre tous les personnels de ces institutions. Mais quand un visiteur ou un malade a besoin de ces médicaments, il doit payer un prix élevé à l'infirmier ou au médecin qui les lui administre. C'est impossible de les obtenir gratuitement. Dieu est le meilleur mandat en ce qui concerne ce que je dis. Je l'ai vu de mes yeux à l'hôpital Derrak, dans la ville de Berkane, comme cela arrive dans tous les hôpitaux du pays, sans qu'on est besoin de mettre cela en doute. D'un autre côté, le patient profite des équipements médicaux en payant un certain prix, ou on vous dit qu'ils sont hors service. Pour les analyses, aucune raison non plus d'en être satisfaits, parce qu'elles ont aussi leur prix. De plus, il y a des médecins qui recoivent les patients et leur donnent rendez-vous dans une clinique privée. Là-bas, ils les examinent dans une pièce pour un prix déterminé avec l'accord du propriétaire de la clinique. Tout le monde a conscience de cela, les autorités et les responsables aussi. Mais personne ne réagit. Je vais vous donner un exemple de cela. Il y a un médecin spécialiste des maladies cardiovasculaires qui travaillait à l'hôpital de Derrak. A chaque dois qu'il recevait un patient, il lui donnait rendez-vous dans la clinique privée Hatim. Et là-bas, il l'examinait, et cela avait un coût. Le prix de cet examen était de 250 dirhams. Ce docteur est le docteur Faraj qui a maintenant ouvert une clinique dans la ville de Berkane. La liste est encore longue et il y a de nombreux exemples similaires. Je jure par Dieu que c'est vrai et qu'il n'y a aucune exagération là-dedans.
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Essid 2011-10-30
À Aziza: Le secteur de la santé au Maroc regorge de problèmes, dont beaucoup sont le résultat d'une mauvaise gestion à tous les niveaux, y compris celle du ministre de la santé. Cependant, la plainte spécifique que vous avez soulevée est incorrecte. Les vaccinations ne guérissent pas les maladies, ils empêchent l'infection initiale d'un virus avant que l’on devienne malade. (En bref, un vaccin injecte une version gravement abimée ou morte du virus dans le corps humain de telle sorte que le système immunitaire peut apprendre à lutter contre le virus sans la risque que le virus se reproduirait.) En tant que tel, les vaccinations sont le plus fréquemment donné aux gens qui ne sont pas malades mais qui sont exposées à un risque élevé de contracter le virus contagieux. En 2010, environ 3 millions de personnes ont fait le pèlerinage à la Mecque, et parce qu'il y a tellement de gens bondé dans un si petit espace, il y a un haut risque de la propagation des maladies infectieuses. En conclusion, il était très intelligent pour ce ministre de la santé d’exiger que tous les pèlerins se fassent vacciner afin qu'ils évitent de contracter un virus et de retourner au Maroc avec la contagion. C'est beaucoup plus sûr et beaucoup plus efficace économiquement que d'essayer de traiter ces pèlerins qui reviennent avec une maladie ou ceux qui pourraient être infectés par ces pèlerins.
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مروان عبد الحكيم شباب 20 فبراير 2011-10-24
Dieu est témoin que je dis la vérité, et rien d'autre que la vérité. Lors d'une visite dans une clinique à Fès, j'ai assisté aux évènements suivants : le visiteur trouve dès la porte de nombreuses colombes de la paix, à la réception et au bureau d'information. La première étape pour le malade, c'est ce qu'ils appellent l'écran (scanner à ultra-sons) : 350 dirhams; puis après l'écran, vient le temps de prendre l'image (radiographie): encore 350 dirhams. Puis le patient se rend dans une pièce remplie d'infirmiers et de secrétaires, avec seulement un ou deux médecins, à longue barbe et à lunettes, qui examinent les résultats des contrôles effectués. Tout ce monde a dans sa main des perles, pour faire croire aux patients qu'ils sont pieux, qu'ils respectent la morale de la religion, derrière laquelle ils dissimulent leur cupidité et leur aptitude à extorquer de l'argent au citoyen sous différentes formes de camouflage, de chicane et d'intimidation, en utilisant un grand nombre de mots ambigus et en échangeant des signes les uns avec les autres. Avant d'examiner ou de recevoir un patient, ce dernier est évalué par un spécialiste à partir de ses vêtements, du nombre de personnes qui l'ont accompagné, de la voiture dans laquelle ils sont arrivés, en particulier s'il s'agit d'un 4x4 luxueux. A partir de ces faits, ils sauront si le malade vaut le coup ou non. C'est ce qui arrive dans toutes les cliniques. Le malade-citoyen est une proie placée entre les mains de ses gens, dans les coeurs desquels Dieu a semé la cruauté et l'amour de l'argent, lui enlevant du coeur la miséricorde et la compassion. Ils prennent pour proie les malades marocains sans contrôleur ou superviseur. Nous, Mouvement du 20 Février, nous adressons notre appel à tous les patients marocains afin qu'ils fassent attention et qu'ils soient vigilants face à de tels médecins, voleurs, cupides, prédateurs, enclins à amasser de l'argent et à extorquer celui des citoyens. Nous adressons également un appel aux officiels du ministère de la Santé pour qu'il puisse protéger les citoyens de la cupidité des médecins dans les cliniques privées. Et dans les hôpitaux publics, la situation est encore pire. Ils se caractérisent par les négligence, le manque d'attention, l'arrogance, le renvoi des citoyens et la vente de médicaments volés au sein et à l'extérieur de l'hôpital, au vu de tous. Il y a d'autres cas dans lesquels le médecin à l'hôpital public force le malade à venir le voir dans sa clinique privée pour continuer à arracher au malade ce qu'il possède et le priver de tout ce qu'il a.
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aziza 2011-10-20
dans le secteur sante au maroc cé depuis la ministre badou que tout va de mal en pis ;ex pour faire ecouler les vaccins achetes avec somme eccessive elle a fait vacciner dans les aeroports des hajj par obligation sinon ils n iront pas aux lieu saint ^;et combiens de ces hajj etaient malades,,,elle devrai etre poursui mais par????
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Zyad 2011-10-12
Quand la corruption est l'épine dorsale du système il faut l'attaquer à l'origine : la monarchie .
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BEN 2011-10-6
Le problème ici c'est que les citoyens n'arrivent plus à distinguer un médecin faisant parti d'un corps honorable et un dealers de soins..Les employés,les auxiliaires et bien de médecins n'ont pas cessé de faire des marches de protestations pour dénoncer plus que de la corruption,mais qui les écoutent?..Faut-il attendre une guerre civile pour que celà change?Car ce qui se passe est trop grave et on l'a déjà dit,il faut une enquête internationale.
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Fatima 2011-10-5
La négligence est une forme d'abus, je suis témoin (à travers mon histoire familiale) du fait que les soins de santé au Maroc ont négligé les patients, et qu'ils continuent de le faire, même si vous payez vous ne recevez pas beaucoup, je suis sûre de moi en disant qu'ils sont complètement incompétents, les raisons sont nombreuses et sujettes à beaucoup de discussion mais les malades dans les hôpitaux sont effectivement abusés et négligés.
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Amine 2011-10-5
Cela m'attriste de savoir que non seulement que cette pratique se perpétue dans nos centre hospitalier. Mais que les citoyens ne font rien et ne dénoncent pas sous prétexte que rien ne sera fait, ou encore par peur...jai envie de leur dire, que afin que les organisme étatique puissent faire leur travail contre ce fléau. Il faut que les citoyens dénoncent ces pratiques archaïque, mais encore les citoyens eux même doivent conaitre leur droit, et obligation afin de bien pouvoir de défendre et de dire a un de ces satané non lorsqu'il demande ce qui ne lui revient pas de droit.bien a vous
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Mohamed Tangiers 2011-10-4
A tous ceux auxquels j'ai parlé au sujet du système de santé marocain, pas un n'a jamais dit qu'il avait pu obtenir de l'aide ou un traitement sans payer de pots-de-vin, sans parler de favoritisme, le système de soins marocain n'existe ni dans le meilleur ni dans le pire des cas, on peut le classer comme occupant l'antichambre de la mort. Je n'ai jamais été, en tant que marocain (ou en tant qu'être humain) aussi dégoûté par la manière dont les humains peuvent traiter les autres que la fois où je suis allé moi-même visiter un hôpital bien connu dans le sud du pays. Je ne rêve de rien de plus que de pouvoir retourner au Maroc et y vivre, mais ce que j'ai tout d'abord à l'esprit ce sont ces présumés soins de santé, ou plutôt leur manque. Est-ce que je peux aller amener mes enfants dans un pays sans système de santé, mais qui garde leur identité ? Ou est-ce que je vais les laisser doucement en adopter un autre, où ils pourront bénéficier de ces soins quand ils en auront besoin ? Qu'est-ce qui est le plus important, l'identité ou la santé ?
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