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2011-07-28

Fermeture de cliniques au Maroc pour non-respect des règles sanitaires

Par Hassan Benmehdi pour Magharebia à Casablanca – 28/07/11

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La décision sans précédent prise par le ministre marocain de la Santé de fermer treize cliniques privées a suscité des critiques de la part des professionnels de la médecine, mais certains citoyens estiment que cette mesure permettra de renforcer les normes dans les hôpitaux.

Dans son rapport du mois dernier adressé au secrétariat général du gouvernement (SGG), le ministre de la Santé Yasmina Baddou a indiqué que "les activités des cliniques concernées ne pourront reprendre qu'après de nouvelles inspections permettant de vérifier que les anomalies constatées auront bien été corrigés".

"La période du laxisme est révolue. Désormais, c'est la tolérance zéro qui prévaut", a-t-elle déclaré. "Nous entrons dans une nouvelle ère, avec une nouvelle constitution à faire appliquer. Personne n'est au dessus des lois."

Les cliniques concernées sont situées à Rabat, Agadir, Al Massira, Marrakech, Fez, Oujda, Casablanca et Beni Mellal.

Douze autres hôpitaux se sont vu notifier un avertissement officiel. Certains d'entre eux se sont mis en conformité avec la législation, d'autres ont demandé un délai de mise en conformité supplémentaire. D'autres encore n'ont pas pris au sérieux les rapports des inspecteurs du ministère de la Santé.

Pour les personnels des cliniques concernées, la décision du ministre n'est pas fondée et ces cliniques fonctionnent depuis plus de vingt ans sans qu'aucun cas de non-respect de l'éthique n'ait été constaté.

Cette décision va provoquer un énorme scandale et provoquer la colère de tous les professionnels de la santé du secteur privé, a déclaré mercredi dernier le président de l'Association nationale des cliniques privées, Farouk Iraki.

Le Dr Merouani, chirurgien dans l'une des cliniques concernées par cette décision de fermeture, a écrit dans une lettre ouverte que rien ne permet de penser que ces cliniques aient présenté un quelconque risque pour la santé des citoyens.

Deux plaintes ont été déposées à l'encontre de la décision de Mme Baddou, lundi 18 juillet, l'une pour diffamation, l'autre pour illégalité de la décision.

Mme Baddou a défendu sa décision, expliquant qu'elle était motivée par le désir de protéger les vies des citoyens. "Du moment où il y a infraction et non respect des normes, le gouvernement a toute la légitimité de procéder à des décisions pareilles", a-t-elle indiqué.

Parmi les défaillances ayant entraîné la fermeture de ces établissements se trouvent la présence de blocs opératoires dont la fenêtre ouvre sur un jardin, l’absence de bouteilles d’oxygène, l’utilisation de matériels non stérilisés.

Selon le ministre, la même démarche d’inspection et de contrôle a été prise auprès des hôpitaux publics qui connaissent un large programme de restructuration. Les inspections se font tous les six mois et à l’issu des rapports des inspecteurs, des mesures sont prises à l’encontre des personnes responsables des défaillances.

Certains citoyens ont pour leur part salué la décision du ministre, qu'ils estiment courageuse.

"Je trouve que Mme Yasmina Baddou a fait son travail et qu'il est de son devoir d’intervenir et de sanctionner toutes les cliniques privées qui fonctionnent sans se soucier des conditions nécessaires à la vie des patients", a déclaré Nezha, la trentaine.

Abdelheq Al Bellali, étudiant à la faculté de droit de Casablanca, a lui aussi salué cette décision. "Nous devons être tous égaux devant la loi, et le secteur privé au Maroc doit se conformer aux règles en vigueur", a-t-il déclaré.

Il considère néanmoins que l’Etat est aussi responsable du fait de trop fermer les yeux sur le secteur privé, à tel point que les mauvaises habitudes se sont vite implantées.

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  1. Anonymous thumb

    HASSAN 2012-7-15

    JE pense que la liberte presente aux femmes dans un plateau qui n'a ni formr ni goutmais qui contient reellement un virus devastateur de la societe marocaine musulmane nous attendons de ses femmes plus de revendications ne soyez pas surpris la femme est gourmande elle ne cesse de demander au dela de son envi mmeme si elle se sent rassasiee son rival c'est lhomme qui devient son porte parole de plus en plus nombreux sont ceux qui participe et qui dirrige leurs manifestation parceque ils sentent un rapprochement dans les sentiments de la femme voir un envi d'etre femme donc une substition

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    KARROUMI 2011-9-4

    Bonjour, Je vis en France depuis tout petit, je passe mes vacances comme tous les ans ans mon pays le Maroc, mais j'ai toujours peur de tomber malade et d'avoir a confronter les hôpitaux au Maroc, est ce une réalité ou alors je me fais du mauvais sang pour rien????? J'ai appris qu'au Maroc, un citoyen qui doit subir une opération chirurgicale doit lui même acheter le fil chirurgical est ce la réalité ou bine un mythe????

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  3. Anonymous thumb

    sara 2011-8-2

    magharebia fait malgré tout la publicité , sans gène aucune , pour des cliniques et des chirurgiens nommément en contravention avec toutes les règles basiques de la déontologie ? ? ? ce site est "border line" !!!

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    Moroccan Patriot 2011-7-29

    Baddou est complètement non-qualifiée pour le ministère de la santé. Elle l'est à peine suffisamment pour devenir secrétaire. Mais la décision d'améliorer une certaine qualité minimum des soins à l'hôpital est une décision que j'accueille favorablement. Maintenant, il faudrait juste que nous voyons une même uniformisation et une même application venir aussi jusqu'au Ministère de l'intérieur, dans les cliniques privées et bien sûr, dans les écoles privées, à la bourse et dans l'immobilier, absolument délinquant, et dans les secteurs judiciaires et bancaires.

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  5. Anonymous thumb

    BEN 2011-7-29

    Ces cliniques manquent visiblement de gestionnaires spécialisés de santé,frais généraux obligent...Mais ou sont le Conseil du Corps médical,les Mutuelles,les Caisses d'assurances..Tous sont aveugles et paient sans compter les prestations et sans se préoccuper de la qualité des soins prodigués?Et puis à qui appartiennent réellement ces cliniques?Les auxiliaires et les spécialistes qui y travaillent au noir? Les tarifs pratiqués?Le recours des prestataires déçus pour plusieurs raisons?Réellement, c'est une affaire de tout le gouvernement qui n'a pas cessé de faire le myope sur ce dossier santé car ces messieurs,tout le monde le sait, se soignent ailleurs pour enfin mourir en bonne santé.

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