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2011-04-06

Le conflit en Libye se répercute sur les cliniques privées en Tunisie

Par Houda Trabelsi pour Magharebia à Tunis – 06/04/11

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Les cliniques privées de Tunisie vivaient ces dernières années en grande partie grâce aux patients libyens, mais la crise en Libye pousse les médecins et les infirmières à se demander s'ils pourront conserver leurs emplois.

"Les cliniques tunisiennes tentent de faire face à cette situation difficile et de maintenir leur équilibre financier. Malheureusement, si la situation dure encore quelques mois, elles pourraient ne pas avoir d'autre choix que de licencier une partie de leur personnel, afin de réduire leurs dépenses", explique Abou Bakr Zakhama, le président de la Chambre tunisienne des cliniques privées.

Les Libyens constituaient près de 80 pour cent des patients des cliniques tunisiennes avant les récents évènements. Les autres malades étrangers ne représentent que moins d'un pour cent des admissions.

Trois cliniques du sud ont déjà été contraintes à la fermeture, selon Zakhama. "Le niveau d'occupation actuel dans les cliniques de la capitale tunisienne a chuté depuis début janvier de près de 50 à 60 pour cent. Cette chute a même atteint 90 pour cent dans les cliniques de Sfax, dans le sud-est du pays", précise-t-il.

Selon Zakhama, la solution consiste à "attirer de nouveaux marchés susceptibles de palier le marché libyen". Il suggère également que le gouvernement coordonne les activités entre les secteurs de la santé public et privé, et que la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) paie une partie des soins.

L'autre solution avancée par Zakhama est une demande de longue date de la Chambre : "La CNAM doit étendre la liste des procédures médicales offertes par le secteur privé."

Un responsable du ministère tunisien de la Santé souligne que les autorités coopérent avec les cliniques privées pour trouver une solution à long terme.

Dans le passé, les cancers et les blessures consécutives à des accidents faisaient partie des états les plus fréquemment traités chez les patients libyens. Plusieurs cliniques tunisiennes avaient signé des conventions de coopération avec des hôpitaux du pays.

De nombreux personnels du secteur médical privé en Tunisie craignent que cette situation ne leur coûte leur emploi.

"Nous sommes très inquiets d'une éventuelle perte de nos emplois par suite de la forte baisse du nombre de patients et du faible niveau d'activité", dit Kouther Mzoughi, infirmière dans une clinique privée.

Elle ajoute qu'avant la révolution, sa clinique accueillait de grands nombres de Libyens. "Nous espérons que la révolution sera un succès en Libye, comme elle l'a été en Tunisie, et que le domaine de la santé y progressera également."

"Le cauchemar de la fermeture et du licenciement hante les patrons des cliniques au vu du ralentissement de l'activité et de la baisse du taux d'occupation par les Libyens", déclare Ridha Gamoua, gestionnaire d'une clinique privée.

Et d'ajouter : "Nous avions l'habitude de recevoir chaque jour des dizaines de patients libyens et algériens, ainsi que quelques Tunisiens. Mais au lendemain des récents évènements survenus dans la région, et du fait de la fragilité de la situation sécuritaire, les patients préfèrent désormais rester chez eux et se faire traiter dans les hôpitaux locaux. Mais le ministère de la Santé doit trouver des solutions adaptées et radicales, en trouvant des alternatives plus fiables."

"Nous espérons que le peuple frère libyen surmontera la crise actuelle et que la liberté réussit à s'imposer", conclut Gamoua.

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  1. Anonymous_thumb

    تونسي 2011-8-15

    Les cliniques tunisiennes ont exploité et exploitent encore les malades qui y entrent par tous les moyens possibles et sans tenir compte de leur nationalité, tunisiens et étrangers, en pratiquant des prix élevés et exagérés pour les traitements, les médicaments, l'hébergement et les services.

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    زهير 2011-4-10

    Les cliniques tunisiennes ne prennent pas en considération le revenu des citoyens tunisiens. Elles ont été aussi les premières à faire avorter les négociations au sujet de la CNAM. Le prix d'une bouteille d'eau dans une clinique privée est de 1 dinar, ainsi vous pouvez analyser le truc.

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    Anonymous 2011-4-7

    Il est honteux pour la Tunisie où tellement de citoyens nécessiteux sont privés des soins nécessaires ou sont mal traités dans les hopitaux que certains médecins exercent la profession comme un commerce pour se remplir les poches. Ceci est le résultat de la mentalité mercantile implantée en Tunisie par le régime mafieux de Ben Ali et sa famille pour lesquels l'argent a priorité sur tout. Au lieu de considérer la santé comme un droit de l'homme en Tunisie, qu'on soit riche ou pauvre, certains médecins, devenus hommes d'affaires, pratiquent la médecine comme un business pour s'enrichir. Ils ferment les yeux sur les pauvres et ouvrent des cliniques de luxe pour personnes aux poches bien remplies de pétrodollars. Peut-être faut-il se réjouir maintenant de l'absence des Libyens afin que les cliniques soient mises au service des Tunisiens et notamment aux victimes de la corruption et de la cupidité de Ben Ali et qui ont été transformés en nécessiteux et oubliés par les priviligiés du régime ancien. Le vieux Caid Essebsi et son acolyte Mebazza qui ont toute leur vie vécu dans le luxe et fait partie des privilégiés pourraient se pencher sur ce dossier afin que justice soit rendue.

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