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2010-12-28

Les médicaments de contrebande : Une solution risquée pour les plus démunis au Maroc

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat – 28/12/10

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Bon nombre de Marocains achètent des médicaments vendus hors du circuit légal, mais ces acquisitions présentent un risque. Présentés des prix inférieurs à ceux qui sont pratiqués dans les pharmacies, ces produits sont toutefois une alternative tentante pour les familles à petits budgets.

"Tant que les prix des médicaments au Maroc restent élevés et que la couverture sanitaire demeure encore faible, le Maroc ne peut pas mettre fin au phénomène qui nuit à la santé des Marocains malgré le contrôle et les saisies de temps à autre de quantités importantes de médicaments de contrebande et de contrefaçon," dit l'économiste Mohamed Jouadri.

Le gouvernement est pris par "son propre piège vu que les prix des médicaments sont chers alors que d'autres pays similaires pratiquent des tarifs inférieurs", dit à Magharebia le Parlementaire Lahcen Daoudi. "Il est logique que les citoyens dont le pouvoir d'achat est très limité recourent au marché informel qui vend des produits à des prix très bas en dépit des dangers qu'ils encourent. La balle est dans le camp du gouvernement."

Mohamed T. déclare qu’il a à plusieurs reprises acheté des médicaments vendus par des commerçants dans des petits magasins ou étalés à même le sol.

"J’ai déjà acheté du lait pour bébé, des antibiotiques, des comprimés et sirops pour l’estomac. Mais j’ai arrêté le jour où mon fils a failli mourir à cause d’un flacon de ventoline périmé que j’avais acheté à 30 dihrams alors qu’il se vend à plus de 50 dirhams en officine ", raconte-t-il à Magharebia.

Selon le ministère de la santé, tous les médicaments fabriqués au Maroc sont conformes aux normes ainsi que ceux importés d’une manière légale.  Le Laboratoire national de contrôle des médicaments effectue les analyses nécessaires pour s'assurer de la conformité des médicaments aux normes de qualité et d'utilisation.

La ministre de la Santé Yasmina Baddou a signalé, le 24 novembre, que les services de lutte contre la fraude relevant des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur renforcent le contrôle direct et continu sur tous les locaux et les endroits où sont vendus ces médicaments. Elle appelle les citoyens à éviter d’acheter ce genre de produits représentant un énorme danger pour la santé.

Le conseiller Mohamed Ansari affirme que pour lutter contre les médicaments commercialisés hors du circuit légal, la solution est la sensibilisation des citoyens sur les dangers qu'ils représentent pour la santé ainsi que la promotion par le gouvernement des médicaments génériques pour faire baisser les prix.

Selon le président de l'association marocaine de l'industrie pharmaceutique, Ali Sedrati, la question reste toutefois vraiment marginale au vu du suivi régulier exercé de la part des pouvoirs publics.

"Une quantité est écoulée via la frontière entre le Maroc et l'Algérie. Ça devrait représenter un taux de 5 %. Le système de l'Etat de la répression des fraudes est très performant", dit Sedrati à Magharebia. "Quant aux prix pratiqués au Maroc, ils ne sont pas chers. Il existe des produits génériques commercialisés à des tarifs très bas."

Yasmina Baddou affirme que son ministère essaie de faire baisser les prix des médicaments à travers la promotion des médicaments génériques, la révision du système des prix et l'élaboration d'un projet de création d'une agence des médicaments. Elle indique que les premières mesures ont permis de faire baisser quelques prix relatifs à des traitements de maladies chroniques comme le cancer et l'hépatite.

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  1. Anonymous_thumb

    مغاربي 2012-6-30

    C'est le cas avec les médicaments de contrebande. Est-ce que vous ne ressentez pas un grand danger planer sur vos voisins ? Pourquoi est-ce que vous trafiquez des médicaments et pourquoi vous aidez les trafiquants à pénétrer les frontières ? Dieu m'est Suffisant et Il est le meilleur mandat contre vous !

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    Nenuphar 2010-12-29

    Ali Sedrati affirme : "Une quantité est écoulée via la frontière entre le Maroc et l'Algérie..". Est-ce à dire que l'Algérie produit de tels médicaments ? S'il a cet idée, elle paraît saugrenue car c'est plus commode d'attaquer, encore et encore l'Algérie que de reconnaître son incompétence à satisfaire les marocains de leurs besoins en médicaments à un prix satisfaisant, sans rechercher des motifs spécieux. Pour ajouter à la polémique, je dirais que le Maroc est reconnu comme étant le plus grand fabriquant de drogue qu'il exporte sans vergogne vers l'Algérie qui met des moyens énormes pour barrer la route à cet empoisonnement voulu, apparemment par les hautes sphères du pouvoir marocain, empoisonnement des algériens en représailles du soutien à la cause sahraoui.

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    Yahia 2010-12-29

    Et comment ca se passerait si nos autorités dépenseraient tout l'argent qu'ils utilisent pour lutter contre les médicaments illicites sur quelque chose de plus productif ? Par exemple, le Maroc pourrait commencer à produire des médicaments génériques ou il pourrait subventionner la médecine. Ce serait beaucoup plus efficace et beaucoup moins coûteuse, étant donné que nous serions en mesure d'éviter tous les pots de vin et tout le détournement de la part de nos organismes sécuritaires.

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