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2010-07-13

Les écrivains tunisiens créent un syndicat

Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 13/07/10

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Les auteurs de toute la Tunisie ont formé une syndicat pour mettre en exergue tous les problèmes relatifs à leur travail, comme la liberté d'expression, l'accès aux emplois et à la santé.

Avant la création du Syndicat des Auteurs Tunisiens, l'Union des Ecrivains était le seul organe de représentation des auteurs du pays.

"Nous ne sommes pas en compétition avec le Syndicat des Ecrivains ; notre objectif est de protéger les droits des écivains, qui souffrent de marginalisation et d'exploitation", dit la responsable du syndicat pour la santé et les questions professionnelles, Fatima Cherif.

"Nous avons des dizaines d'écrivains qui ne peuvent seulement répondre aux besoins les plus basiques de l'existence", ajoute-t-elle. A l'issue de sa première réunion, jeudi 8 juillet, le syndicat a retenu plusieurs demandes à soumettre au Ministère de la Culture, concernant notamment l'emploi pour les diplômés d'université chômeurs du secteur, l'entrée gratuite à des manifestations culturelles et des coûts réduits pour les soins médicaux.

Le syndicat a été fondé le 4 juillet, à la suite d'une conférence qui a porté sur l'élection de ses représentants. Il oeuvrera sous les auspices du Syndicat Général Tunisien des Travailleurs.

La liberté de publication et de créativité, ainsi que les droits à la sécurité sociale, à l'emploi et à l'écriture à plein-temps, étaient au sommet des préoccupations des membres qui ont pris part à la conférence électorale de ce nouvel organisme.

"Peut-être que les membres de l'organisme directeur du Syndicat des Ecrivains n'ont pas remarqué que la conférence était la dernière chance face aux fausses promesses et aux attentes inutiles", dit Cherif.

"Au sommet des problèmes sociaux et littéraires de nos auteurs, ce sont les promesses qui se sont accumulées et l'attente qui n'a cessé d'augmenter, causant encore plus de désespoir et de frustration chez les écrivains", ajoute-t-elle.

Mohamed Hedi Jaziri, membre de l'équipe de gestion de l'Union des Ecrivains, déclare dans un communiqué à Magharebia ne pas vouloir faire de commentaires sur la création de ce syndicat. Il se demande néanmoins si l'Union s'est révélée vraiment incapable d'épouser les besoins des auteurs.

"Nous voulons tous obtenir des droits pour les auteurs, mais avant cela, nous devons définir qui peut être considéré comme auteur", écrit-il. "Nous, au Syndicat, nous avons porté un fardeau bien lourd depuis plus de deux décennies".

"[Nous] tentons de changer nos attitudes, mais nous n'avons pas encore atteint nos objectifs, et nous ne pouvons pas faire de miracle, parce que nous ne sommes pas des Dieux", ajoute-t-il.

Maintenant que la création du syndicat est achevée, le nouveau groupement s'attaque à plusieurs fronts.

"Le syndicat va travailler à assurer la restructuration et l'organisation des institutions d'écrivains et d'auteurs, et elle travaillera dur pour protéger les droits de ses membres en relation aux organisations de médias, de publicité et de production, et oeuvrera sur le rôle de la publication, de la distribution et de la traduction", déclare à Magharebia Adel Maizi, nouveau président Médias et Edition du groupe.

Tous les tunisiens contactés par Magharebia ne sont toutefois pas convaincus que le syndicat sera la réponse aux préoccupations des écrivains.

"Je pense que l'idée d'un syndicat pour les écrivains reste vague, même si ceux qui ont pris cette initiative, ou certains d'entre eux, ont de bonnes intentions", dit Samir Ben Ali, critique littéraire, qui qualifie de "fragile" le secteur tunisien de l'édition.

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  1. Anonymous_thumb

    Mozart 2010-7-20

    Je demande au gouvernement tunisien de tenir ses promesses et d'accorder aux écrivains la liberté d'écrire. Il résiste encore et encore par ses méthodes propres et ses tactiques pour faire taire les voix libres. Il y a un commencement et une fin.

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    Essid 2010-7-17

    Il y a une raison que la presse est appelée la «quatrième branche du gouvernement". Comme c'est le cas avec tout gouvernement branche, si une autre direction parvient à supprimer, limiter ou détruire, c’est très difficile de le retourner à son ancien statut. C’est encore plus le cas avec la presse, car il n'y a personne de rapporter sur la façon dont la presse est supprimée, limitée ou détruites. Tel est le cas en Tunisie. Le pouvoir exécutif ou plus précisément l'administration présidentielle et les chefs de l'armée ont pris le contrôle de toutes les autres branches. Toute critique de toute autre branche est remplie de représailles. Ce genre de corruption – l'utilisation de la puissance et les fonds publiques aux fins privées - donne ironiquement encore plus de raisons pour que les gens critiquent le gouvernement. Pour cela, les régimes qui adoptent cette tactique de la corruption mélangée avec la suppression finissent dans une spirale à la baisse et deviennent la source de leur propre disparition. Les gens deviennent de plus en plus fou de colère et finissent par renverser le gouvernement. Puisque le gouvernement a empêché la liberté d'expression et de réunion, le soulèvement qui se produit semble spontané, non organisé et violent. Mais, il est le résultat d'une longue histoire d'abus, la corruption et l'oppression. Cela dit, l'objectif principal de ce syndicat devrait être de s’établir publiquement pour que toute attaque sur lui par l'administration présidentielle sera plus une honte pour cette administration que n’import quel texte que le syndicat pourrait publier. C’était la tactique de Gandhi contre le Bretagne. Après, le syndicat devrait encourager la protestation pacifique et de la dissidence non-violente pour changer le gouvernement à un bon système politique.

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    عبد القادر بنعثمان 2010-7-15

    La création d'un syndicat d'auteurs avec ce timing précis a de nombreuses significations. Elles ne peuvent se limiter à la résolution des problèmes sociaux vécus par les écrivains. La principale signification de tout cela, c'est que les auteurs tunisiens ont commencé à comprendre l'importance de la lutte pour faire des profits, qu'il ne suffit pas d'attendre la chance ou l'humeur de certaines parties du secteur. Et c'est cela qui peut être considéré comme le plus grand des bénéfices, qui nous fera passer d'une culture où on mendie à l'élite des droits généraux, à une culture où on peut arracher ces mêmes droits. Il faut mentionner que le syndicat peut échouer dans son action d'unité face à certaines de ses actions et objectifs annoncés. Mais en ce qui concerne son existence, c'est un profit symbolique réel et important qui aura certainement, à moyen et à long terme, un impact significatif sur les mouvements sociaux et culturels du pays, dans sa volonté d'obtention d'une existence meilleure.

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    ben hassine lassaad 2010-7-14

    cher Jamal tu as un peu brouillé les cartes car au fait l union des écrivains tunisiens est la plus ancienne association des écrivains en tunisie dont mr JAZIRI est membre de son comité directeur alors que le syndicat est le nouveau né culturel en tunisie,je suis son secretaire general et ce syndicat organisera lundi 19 juillet une conférence de presse et votre journal sera invité

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