2009-12-04
Des militants marocains souhaitent un assouplissement de la loi sur l'avortement
Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 04/12/09
Plusieurs associations marocaines pour les droits des femmes et partis politiques, qui souhaitent voir modifiée l'interdiction de l'avortement dans le pays, font pression sur le parlement pour tenter d'obtenir une révision de la loi dans les cas d'inceste ou de viol.
"La balle est dans le camp du parlement", a déclaré Aicha Chenna, présidente de l'association Solidarité féminine, à Magharebia le 25 novembre. "Le parlement doit agir pour amender la loi, notamment pour prendre en compte les droits de la mère dans les cas de viol ou d'inceste".
Le Maroc continuera d'avoir des mères isolées et des enfants abandonnés si la législation n'est pas modifiée, a déclaré le même jour à Magharebia le porte-parole du Parti authenticité et modernité, Salah El Ouadiâ.
"La question se pose avec acuité au niveau social. Nous nous demandons ce que fait le [ministère de la Santé] pour parvenir à un consensus et enclencher le débat nécessaire", a-t-il ajouté.
La députée Fatima Layadi, du Mouvement de tous les démocrates, a interpellé, mercredi 25 novembre, le ministre de la Santé Yasmina Baddou sur le désir d’une réforme législative en la matière.
Selon la législation actuellement en vigueur, l'avortement est illégal dans la plupart des cas. "L'avortement spontané", que l'on appelle également fausse-couche, est légal, tout comme le sont les avortements pratiqués pour sauver la vie de la mère.
Mme Baddou a indiqué que la question devait être tranchée dans le cadre d'un consensus national aux termes de consultations impliquant toutes les parties, notamment des experts religieux, des médecins, et la société civile.
Elle a apporté une lueur d'espoir aux militantes des droits des femmes en expliquant qu'un projet de loi pourrait être présenté, qui satisfasse à la fois les préceptes de l'Islam et les droits fondamentaux des individus. Le ministre a dit qu'il était important pour toutes les parties concernées de prendre en compte la sauvegarde de la santé de la mère.
Les peines à l'encontre des personnes reconnues coupables d'avortement peuvent être sévères. L'Article 449 du Code pénal stipule que les femmes qui décident d'avorter risquent une peine de six mois à deux ans d'emprisonnement, tandis que les "complices" d'un avortement peuvent se voir condamner de deux mois à deux ans de prison. Les peines sont bien plus lourdes si la mère décède lors de la procédure d'avortement.
Du fait de la sévérité de ces peines, expliquent de nombreux travailleurs sanitaires et analystes, les avortements sont pratiqués en secret, parfois dans des conditions inhumaines et médicalement peu sûres. La Fondation marocaine du planning familial avait jeté un pavé dans la mare l'an dernier en affirmant que six cents avortements illégaux étaient pratiqués chaque jour.
Le professeur Chaik Chraibi, obstétricien au CHU de Rabat, avait affirmé l'an dernier à Radio France International que les femmes marocaines étaient contraintes de pratiquer les avortements dans des "conditions catastrophiques".
"Il y a six mois, un chirurgien a été pris en flagrant délit de pratique d'avortement dans sa cave", a-t-il indiqué lors de cet entretien.
"Il faut en premier lieu organiser des campagnes de sensibilisation sur l’intérêt de l’éducation sexuelle avant de passer à la réforme de la loi", a déclaré la secrétaire générale du Parti de la société démocratique, Zehour Cheggafi, à Magharebia.
"On pourrait réformer la loi en précisant certains cas particuliers", explique-t-elle. "Mais c’est la communication avec nos enfants qui est déterminante."
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![[File] Le ministre de la Santé Yasmina Baddou souhaite que le Maroc parvienne à un consensus national sur l'avortement par un dialogue impliquant toutes les parties.](/awi/images/2009/12/04/091204Feature1Photo-271_179.jpg)
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Hizia 2012-1-30
à vouloir trop immiter certaines sociétés décadentes dont on veut imiter servilement les comportements sociaux ou associaux , c'est selon les sensibilités de chacun ,sans examiner les sous bassements sociologiques culturels et autres arrières pensées non exprimées , va anéantir la famille , cellule de base sociale qui donne toute sa force à l'individu quand celle ci est équilibrée et fonctionne . Si les relations humaines abandonne tout pacte volontaire de confiance entre les êtres fondé sur une limitation volontaire et réciproque de sa liberté ; Si chacun(e) estime pouvoir obéir à ses pulsions comme ça lui chante , alors plus une inscription de naissance à l'état civil ne se fera sans le certificat légal d'ADN ... Voilà la nouvelle société qu'on nous promet dans l'emballage fallacieux de progrès et de droits humains ...Le droit de l'innocent, l'enfant à naitre est primordial et doit dès lors ètre mis en avant par l'état , représentant légal de l'ordre public . Tout être venant à la vie , doit connaitre ses géniteurs , son père en l'occurence . IL y a des limites intangibles à la liberté de chacun , c'est la liberté et le respect de la liberté de l'autre , l'innocent entre autres ... Que chacun mène la vie conforme à ses valeurs , à ses fantasmes mais que certains se prennent pas pour des étalons et cherchent à légiférer pour les autres , ça c'est irrecevable!Vous rêvez d'une société où tout et n'importe quoi est permis , voir encouragé , dès lors que c'est bon pour le busness,car en réalité il ne s'agit que de cela,mais rien ne vous autorise à l'imposer aux autres ... En 2012 au Maroc les sujets que vous privilégiez,cherchez à présenter comme des combats du droit des femmes prioritaires , relèvent de l'imposture grossière !
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biologic 2011-12-1
SARA , On comprends votre point de vue , l’important est que votre conjoint en soit informé , et s’il lui prend de demander des test ADN pour sa progéniture éventuelle ce ne sera que de bonne guerre , l’inconvénient entre autre des attitudes libertaires voire libertines c’est la doute toujours possible sur la filiation , et là se prolile l’enjeu meme de la famille .Chacun pense sa vie , son rapport à l’autre comme il veut , comme il peut , mais ne légiférons pas pour les autres . On reproche à nos ados leur manque de délicatesse quand au beau milieu d’une soirée familiale ils gratifient l’assistance d’un baillement , d’un rôt , ou d’un pèt sonores … on leur fait la leçon , bien sùr ces manifestations somme toute anodines , sont aussi naturelles que possible , mais par courtoisie pour l’autre on est tenu au contrôle de ses besoins aussi naturels soient ils ; on peut aussi leur expliquer que les besoins sexuels aussi doivent se controler sous peine de voir notre civilisation régresser et revenir à un état bestial comparable à la société des rats qui passent leur temps à copuler … Mais peut ètre que tout cela revient à la formule : les uns sont dominés par leurs neurones , les autres par leur hormones !
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sagefemme 2011-11-27
"L'avortement spontané", que l'on appelle également fausse-couche, est légal ... sommes nous gouvernés que par des abruptis ? puisqu'il est spontané , imputable à la nature ,c'est un accident de la grossesse qui ne parvient pas à son terme ... comment peut on parler de légalité ??? Mais on touche le fonds là !!! Comment mener un débat réaliste , de niveau avec des responsables pareils ?
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Sara 2010-9-29
Je suis d'accord avec le première et le troisième commentaire, mais pas le deuxième et le quatrième. Je suis très heureux qu'il y a des gens qui sont prêts à regarder notre société pour ce qu'elle est et puis à déterminer comment améliorer le mieux. Les hommes et les femmes ont des rapports sexuels en dehors du mariage, c’est un fait de la vie. Et, peu importe le nombre de textes religieux vous citez ou comment vous prêchez, cela ne changera jamais le fait que les gens ont des rapports sexuels en dehors du mariage. Et, cela peut conduire à des grossesses non désirées. Alors, laissez-nous comprendre que le sexe est naturel et, si vous croyez ou non que les relations sexuelles en dehors du mariage sont permises, nous devons fournir à nos jeunes une éducation sexuelle de sorte que si elles décident d'avoir des relations sexuelles en dehors du mariage, ils peuvent prendre la les précautions appropriées pour prévenir la transmission des maladies et des grossesses non désirées. Nous devons être conscients que les gens vont faire ce qu'ils vont faire quel que soit le point de vue des autres. Donc, au lieu de dire "Vous êtes arrivés là où vous méritez, vous le pécheur", soyons conscients que nos jeunes vont agir sur leurs tendances naturelles à leur propre façon telle que nous devons armer nos jeunes d'acquérir les connaissances dont ils ont besoin pour agir en toute sécurité. Quant à l'avortement, obliger une grossesse non désirée veut dire forcer un enfant dans un monde qui sera très probablement horrible. Ses parents n'auront pas d'argent et, dans leur jeunesse et leur pauvreté, ils seront très probablement abusifs. Il est préférable d'interrompre la grossesse avant que le bébé se développe et il est donc vouée à une vie horrible.
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شاليط هولمز 2010-9-27
Un observateur des événements au Maroc ne peut pas savoir la réalité de ce qu'il se passe dans cette société en plein effondrement. Une violation publique du jeûne durant le Saint Ramadan, la négligence et l'obstruction aux prières et aux obligations religieuses, puis on parle maintenant de relations pécheresses et de légiférer ce qui ne peut pas l'être. Votre navire va certainement sombrer ! Où sont les sages, s'il y en a !
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Souad 2010-3-2
C’est quand même extraordinaire que cela soit les homes qui mettent les pauvres filles souvent ignorantes enceintent et puis c’est aux hommes de faire des lois anti avortement? C’est vrai l’avortement existait et il existera toujours mais voila des milliers de femmes marocaines sont contraintes de pratiquer des avortements clandestinement et dangereuse pour leur santé. Quand on parle de la santé des femmes on parle de la santé de la société entière puisque elles sont régénératrices et de plus elles représentent plus que 50% de la population. Il est certain que nous devons organiser des campagnes de sensibilisation sur l’intérêt de l’éducation sexuelle pour informer/éduquer les adultes aussi bien que les enfants. Dites vous que le sexe est une activité naturel arrêtons de la considérer comme une chose criminel et blasphème !
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salam 2010-1-7
autant que nous nous tiendrons loin de l'islam, nous allons souffrir de ces problèmes sociaux.
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SIMO 2009-12-7
L'avortement existe...il a toujours existé et il existera toujours...Alors assez d'hypocrisie..il faut amenager les lois en vigueur et les rendre conformes à ce qui existe reelement dans nos sociétés ... les "ideaux" des obscurantistes ne sont que des chimeres.des "slogans" de propagandes malsaines visant des objectifs mercantiles et politiciennes de bas niveau Nos sociétés sont mures ..adultes ..et ont besoin de verités conformes à la realité..
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