2009-10-13
Les candidats tunisiens entament leurs campagnes
Par Mona Yahia pour Magharebia à Tunis – 13/10/09
A quelques jours des élections présidentielle et législatives du 25 octobre en Tunisie, les candidats ont lancé leurs campagnes dimanche 11 octobre. Quatre candidats s'affrontent pour la présidence et huit partis se disputent les 214 sièges de la Chambre des députés.
Le Président Zine El Abidine Ben Ali, du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), a choisi cette journée pour entamer sa campagne pour un cinquième mandat, en prononçant un discours devant des milliers de partisans. Il a présenté son programme, notamment en matière de développement des médias et de création d'un parlement de la jeunesse, et s'est engagé à garantir la transparence lors des scrutins de cette année.
Outre Ben Ali, le Conseil constitutionnel tunisien a également accepté les candidatures de trois autres candidats à la présidence : Mohamed Bouchiha, du Parti d'unité populaire (PUP), Ahmed Innoubli, de l'Union démocratique unioniste, et Ahmed Ibrahim, du Mouvement Ettajdid.
Tous les partis ne seront pas représentés lors de ce scrutin. Le Parti démocratique progressiste, dirigé par Maya Jribi, a annoncé dimanche qu'il se retirait de la course par suite de ce qu'il a appelé "un manque d'exigences nécessaires à la participation".
Les autres partis ont lancé leurs campagnes en plaçant des photos des candidats, des affiches des partis et des manifestes aux endroits prévus pour l'affichage de matériel électoral. Les militants des partis ont également distribué des dépliants aux électeurs.
Mais certains espaces réservés sont toutefois restés vides, parce que les partis les jugeaient inaccessibles ou parce qu'ils s'étaient vu confisquer leurs manifestes et photos de leurs candidats. Le Mouvement Ettajdid a indiqué que cela avait été le cas de son candidat à la présidentielle, Ahmed Ibrahim.
Sofiene Chourabi, membre du parti, a affirmé sur Facebook que les autorités tunisiennes avaient confisqué les manifestes de programme d'Ibrahim et exigé la suppression de cinq paragraphes entiers. Elles auraient également confisqué les photos de campagnes d'Ibrahim.
Les autorités tunisiennes n'ont encore pas réagi à ces allégations.
Les membres du Mouvement Ettajdid se sont également plaints du fait que les autorités avaient saisi la dernière édition du journal at-Tarikal al-Jadid. Selon eux, des agents du ministère de l'Intérieur auraient ramassé tous les exemplaires du journal dans l'imprimerie samedi, et déclaré au propriétaire de cette maison d'édition que la publication était confisquée.
Une source interrogée par l'agence de presse de Tunis a déclaré qu'aux termes du Code électoral et du Code de la presse, les autorités avaient confisqué cette édition parce qu'elle comportait des manifestes publiés sans avoir respecté la procédure de soumission légale.
D'autres partis de l'opposition ont choisi de lancer leurs campagnes en-dehors de Tunis, comme cela a été le cas pour le PUP socialiste, qui a tenu son premier rassemblement dans la ville de Kairouan, dans le centre du pays.
Les partisans de plusieurs autres partis ont été vus dans les rues de Tunisie, défilant en portant des slogans de leurs partis.
Les candidats du RCD ont lancé leur campagne dans des conditions normales. Hedi Jilani, candidat aux élections législatives, a réuni ses partisans dimanche dans la région de Bab Souika. Des militants du parti entouraient leur candidat, arborant les écharpes rouges du RCD, chantant des chansons du parti et portant des photos du Président Ben Ali.
"Nous consacrerons toute notre énergie à faire en sorte que nos candidats l'emportent largement", a déclaré Mourad, l'un des supporters des candidats du RCD.
Tous les candidats ont enregistré des discours qui seront diffusés à la radio et à la télévision tunisiennes durant toute la campagne, qui s'achèvera le 23 octobre.
Ces discours seront diffusés du lundi 12 au vendredi 23 octobre. Les stations de radio retransmettront ces discours à 16 heures, tandis que la télévision les diffusera à partir de 17 heures.
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![[FETHI BELAID/AFP/Getty Images] Les candidats à la présidentielle et aux législatives en Tunisie ont entamé leurs campagnes dimanche 11 octobre.](/awi/images/2009/10/13/091013Feature1photo-271_179.jpg)
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ربح بوساحه 2011-10-23
Je voudrais m'inscrire pour pouvoir voter.
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sofiene 2010-6-15
ce que vous appeler une élection démocratique a perdue son principe car a chaque fois que quelqu'un se levé et prend risque pour nous éveiller vous l étouffer et en ses tousse que ces deux messieurs en complètement raison malheureusement notre pays est attaché a un système très sévère simule rament a celui de notre cher cher borguiba
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Nate 2009-10-14
La Tunisie gaspille de l'argent sur ces élections. Elles sont un spectacle pour rien... Si elles étaient justes, je les soutiendrais et je justifierais la dépense de cet argent des impôts durement gagné par le peuple, mais parce qu'il y a des centaines de milliers de chômeurs, de personnes affamées et sans-abri dans le pays, dépenser des millions de dollars pour simplement dissimuler le fait qu'il n'y a pas de démocratie en Tunisie est purement grotesque. Les élections de Ben Ali sont une plaisanterie !
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Anonymous 2009-10-13
La Tunisie est le seul pays au monde où on l'on sait d'avance le nombre de sièges qui vont être remportés par la "bonne opposition" qui affronte les "élections législatives transparentes". Ce nombre, 53, annoncé des mois à l'avance, représente 25% du total. Ainsi en a décidé le président Ben Ali dans sa générosité. De plus, il va garantir la transparence du scrutin de "cette année". On ne peut pas être plus transparent que ça. Donc 53, pas un de moins, mais pas un de plus non plus. Dans un pays démocratique on respecte la loi électorale, surtout quand elle est démocratiquement décrétée par un président qui respecte sa constitution. De ce point de vue, je n'ai aucune remarque à faire. Ce qui me dérange, c'est de lire que les partisans du RCD, le gagnant des éléctions selon le décret présidentiel, arborent des écharpes rouges. Je n'ai rien contre la couleur. Mais j'aurais préféré qu'au lieu des écharpes, ils arborent des nez de clowns. Rouges, bien sûr, comme la couleur du RCD. Cela donnerait plus de prestige à cet évènement quinquennal et pourrait faire des élections Tunisiennes un sérieux concurrent du carnaval de Rio. La publicité Brésilienne exploite le carnaval comme attraction touristique. Mais personne n'a encore songé à exploiter une mascarade électorale dans le même but. Je m'imagine très bien les affiches de l'Office Tunisien du Tourisme partout dans le monde avec les photos de tous les candidats arborant un nez rouge de clown, avec comme texte: Visitez le Tunisie et sa mascarade éléctorale! Evènenement quinquennal unique! Je ne doute pas du succès. Si mon pronostic s'avère aussi juste que celui des élections de "cette année", on pourrait abolir le quinquennat et le remplacer par une mascarade se renouvelant chaque année pour le grand plaisir de tout le monde.
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