2008-06-19
La grève des enseignants ajoute au stress des candidats mauritaniens au bac
Par Mohamed Yahya Ould Abdel Wedoud pour Magharebia à Nouakchott – 19/06/08
Les médias mauritaniens ne cessent de parler des futurs examens du baccalauréat. Parents et élèves sont inquiets à l'approche des épreuves, espérant et priant pour de bons résultats. Le niveau de stress de cette année est encore renforcé par une grève des enseignants, qui pourrait entraîner le report des examens.
Près de vingt mille élèves de Mauritanie travaillent d'arrache-pied pour préparer les épreuves du bac, qui doivent débuter le 30 juin. Mais les professeurs, qui souhaitent une revalorisation de leurs salaires et une refonte de la loi sur la promotion, ont déclenché une grève générale, le 26 mai. Ils ne devraient pas reprendre le travail avant le 11 juin.
Le Ministre de l'Education Nebghouha Mint Mohamed Vall a déclaré jeudi 12 juin à la presse que le nombre d'enseignants en grève était inférieur à 40 pour cent, mais Mohammed Ould Rebani, secrétaire général du syndicat des enseignants, a déclaré mardi que le mouvement était en fait suivi par près de 80 pour cent d'entre eux.
M. Vall a insisté sur le fait que le nombre d'enseignants restants "est suffisant pour organiser les épreuves du baccalauréat, qui doivent débuter le 30 juin".
Les tensions entre gouvernement et professeurs provoquent un stress supplémentaire chez certains candidats.
"La situation est vraiment délicate", explique Sayad Ahmed, élève en section scientifique. "Nous avons contacté nos professeurs il y a vingt jours, à un moment où nous avions vraiment besoin d'eux. Ici et là, nous entendons dire que les examens pourraient être reportés ; cela nous inquiète énormément. Il semble que cette année, les épreuves du bac seront très difficiles dans le pays."
Mais de nombreux élèves poursuivent néanmoins leurs révisions.
"J'ai passé la journée à réviser toute seule à la maison, mais dans la soirée, j'ai rejoint un groupe de camarades pour étudier ensemble les points qui nous avaient paru difficiles pendant la journée", explique Aicha, une élève en arts contemporains. "J'estime qu'en tant qu'élèves, nous devons faire notre part du travail, c'est-à-dire réviser et étudier, et que les professeurs et les responsables du ministère doivent faire la leur envers nous. Chacun doit assumer ses responsabilités ; si vous travaillez dur, vous réussirez, et vous récolterez ce que vous avez semé", ajoute-t-elle, tout en rassemblant ses papiers.
Le Ministère de l'Education a déclaré qu'il s'attendait à ce qu'un grand nombre de candidates se présentent à l'examen cette année. Fatima, une militante féministe, a déclaré à Magharebia : "Ces dernières années, la couverture par les médias des questions liées aux femmes dans le pays a joué un rôle important pour souligner le besoin d'éduquer les femmes et de leur assurer une promotion dans des postes administratifs. Par conséquent, il est naturel que nous voyons un grand nombre de candidates se présenter au baccalauréat. C'est une chose très positive."
Mohammed Fadel, père de deux filles et d'un fils qui passent tous trois le bac cette année, n'a pas hésité à employer les grands moyens pour assurer le succès de l'éducation de ses enfants.
"J'ai acheté beaucoup de livres et de manuels", explique-t-il, "et j'ai payé pour des cours supplémentaires durant toute l'année. Les dépenses d'éducation ont dépassé de loin celles de la vie courante. Mais je reste néanmoins inquiet quant à l'avenir de mes enfants. C'est la première fois qu'ils passent le bac, dont l'ambiance affecte en général la psychologie des élèves du fait de certains éléments auxquels ils ne sont pas habitués, comme les forces de sécurité, les inspecteurs, les observateurs, etc."
Avec un faible taux de réussite de 15 pour cent lors des examens du bac blanc organisés au plan national il y a deux mois, de nombreux candidats craignent que le gouvernement note les examens réels d'une manière aussi sévère.
Que les examens soient organisés le 30 juin ou à une date ultérieure, les résultats diront ce que sera le baccalauréat de cette année.
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![[Mohamed Yahya Ould Abdel Wedoud] Le stress des candidats mauritaniens au bac a été renforcé par une grève des enseignants, qui menacent de reporter les épreuves.](/awi/images/2008/06/19/080619feature2photo-271_179.jpg)
PUBLIEZ VOTRE COMMENTAIRE 7
fati 2008-12-17
que dieu aide les étudiants de bac en mauritanie
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Fatimetou 2008-7-1
Bon Article sur un bon sujet.
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Abou Salem 2008-6-30
Que Dieu vienne en aide à tous les frères et soeurs.
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Ahmed 2008-6-25
Nous sommes dans une crise. Les examanes de bac sont tres proches, mais pas de solution. Le gouvernment ne veuts pas resourdre le probleme avec les professurs.
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Ali 2008-6-23
Cette annéé va éte le plus diffucile en Mauritania. Les élévent vont souffrir. Allah Issa3ad el koul.
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ahmed mawloud 2008-6-19
Sincèrement, la situation du pauvre élève est la même que celle de son enseignant flexible. Ce dernier a travaillé dur et pendant longtemps dans le secteur de l'éducation, afin de se présenter avantageusement à lui-même et aux autres. Ce ministre, arrogant dans ses décisions, connaît la valeur du professeur, pauvre à la générosité de Dieu. Mais elle ne connaît même pas la valeur de la science, alors que dire de ma condition d'étudiant ? Je n'ai aucun moyen de me créer une existence dans une société qui refuse ceux qui veulent vivre en elle et ce, même si votre objectif est d'apprendre, à moins de pouvoir présenter une lumière célèbre. Nous ne serions pas le cas échéant restés dans nos foyers, et nous serions allés travailler pour aider nos pères qui assument le coût de nos études. Mais notre compréhension des connaissances ne peut perdurer et ne pourra que disparaître après un mois. De meilleures choses auraient pu arriver, Madame le Ministre.
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Ahmed 2008-6-19
Merci Magharebia pour etre interessé à notre avenir ici en Mauritania. Nous éspirons que le ministere et les professuer pensent ensemble à ce que va passer avec cette crise. Ils doivent revenir aux table de negociation sans continuer en cette route dangereuse. Merci autrefois.
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