Le Maroc lutte contre la drogue en milieu scolaire
2009-02-13
Alors que les adolescents marocains s'adonnent de plus en plus à l'expérimentation des stupéfiants, les écoles, le Gouvernement et la société civile se mobilisent pour combattre le phénomène. Les experts disent que la première étape est de mettre un terme à la consommation du tabac chez les ados.
Texte et photos par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 13/02/09
![]() Les dealers de stupéfiants au Maroc recrutent souvent des élèves pour vendre leurs produits dans les écoles. |
Depuis quelques mois, les enseignants marocains tirent la sonnette d’alarmes autour de la consommation de la drogue en milieu scolaire. Saisi par l'ampleur du problème, le Ministère de l’Intérieur signale que la lutte contre les réseaux de trafic des drogues aux voisinages des établissements scolaires constitue l’une des priorités. La nouvelle stratégie gouvernementale repose sur la prévention à travers l’implication des associations de parents, des responsables des établissements scolaires afin de sensibiliser les élèves sur le danger des drogues et des réseaux de trafic.
Le Ministère de l'Intérieur tente maintenant de resserer l'étau autour des dealers.
"Dernièrement, nous avons initié une stratégie de lutte contre la commercialisation des drogues dans les entourages des établissements scolaires. Elle date de quelques mois.", dit Khalid Zerouali, le Gouverneur et directeur chargé de la migration et de la surveillance des frontières." On commence à avoir de bons résultats."
Il signale que les dealers viennent dans le voisinage des écoles et mobilisent même des élèves pour écouler leur marchandise. Pour contrer l'influence de ces dealers, les services de sécurité et les responsables des établissements scolaires effectuent un vrai travail de renseignements, ajoute-t-il.
Du côté de la société civile, on essaie de véhiculer un message de sensibilisation. La présidente de l’association marocaine de l’écoute et du dialogue Amina Baji signale à Magharebia que le phénomène nécessite l’implication de tous les acteurs de la société.
Amina connaît de très près les problèmes des jeunes. Professeur de philosophie, elle a été la première à créer un centre d’écoute au sein d’un lycée. Elle affirme que son expérience lui a permis de déceler que la responsabilité de la consommation de la drogue incombe en premier lieu à la famille qui ne prête pas une attention suffisante à l’adolescent.
"Il faut un dialogue avec l’élève pouvoir le comprendre. Nous mobilisons des psychologues afin de communiquer avec les adolescents", dit-elle.
L’Association marocaine de l’Ecoute et du Dialogue essaie d'impliquer les élèves en les incitant à participer dans l’effort de sensibilisation. Plusieurs activités ont été réalisées notamment des pièces théâtrales, des magazines scolaires, des exposés ainsi que des visites à des toxicomanes.
Eradiquer la consommation de stupéfiants dans les collèges et lycées marocains ne sera pas chose facile. De nombreux élèves ont été exposés à la drogue à plusieurs reprises.
Samira, 16 ans, dit qu'elle a essayé de fumer du cannabis offert par une fille de sa classe. "D’habitude, je ne fume jamais", dit-elle. "Mais, toutes les filles de la classe ont voulu ce jour-là commettre une folie. Et Souad nous encourageait à en prendre. "
"C’était une expérience désastreuse", continue-t-elle. "J’ai failli être expulsée du lycée. Heureusement que ma mère était là pour me sauver. Je connais d’autres filles et garçons qui ont continué dans la voie de la drogue à partir de ce jour-là."
Hamid, 14 ans, déclare prendre des psychotropes depuis déjà une année. "Je dois m’identifier à mes amis au collège. Nous sommes cinq à se partager cette même activité", dit-il à Magharebia.
Hamid est conscient du danger que représentent les psychotropes sur sa santé. Mais il persiste à emprunter la même voie pour oublier, dit-il, les problèmes qu’il vit au sein de sa famille.
"Je ne peux pas arrêter", ajoute-t-il. "Les pilules me permettent de me sentir fort face aux autres. Mes parents se disputent souvent et me prêtent peu d’attention. Pour se débarrasser de moi, ils me donnent l’argent sans jamais m’interroger sur mes dépenses."
![]() Les experts disent que la consommation de tabac est une voie de passage vers d'autres narcotiques, dont le cannabis. |
Les adolescents sont "un gibier facile pour les trafiquants de drogues", selon le psychologue Jamil Bouhmala. "Il s'agit plutôt de vulnérabilité", explique-t-il. " Les adolescents, notamment les lycéens, ne connaissent pas vraiment l’ampleur du danger et sont vite séduits par les trafiquants et même leurs amis. Ils font fi des discours moralisateurs sur les dangers de la drogue."
"Lorsque la famille ne joue pas son rôle, elle laisse le vide à la déviation", ajoute Bouhmala.
L’enseignante Fatima Rokh maintient que les parents n’ont plus l’autorité sur les enfants et par conséquent, les professeurs ont perdu également leur pouvoir face aux élèves.
" Il y a quelques années, les élèves étaient différents et écoutaient les directives des enseignants car la famille laissait à ces derniers la marge de manœuvre. A présent, les parents n’acceptent pas que le professeur discute de la vie leurs enfants", indique-t-elle.
Il y a quelques semaines, elle a surpris une jeune fille en train de fumer du cannabis en classe. Quand elle a fait appel à son père, celui-ci lui a demandé de ne plus se mêler de la vie privée de sa fille.
Le psychologue Bouhmala explique ce comportement par la culpabilité de ce père qui est conscient de la responsabilité qui lui incombe mais qui ne veut pas admettre la réalité ni l’entendre par une autre personne.
Amina Baji confirme cette réalité désastreuse que vivent certains jeunes. Elle affirme que plusieurs familles sont coupables envers leurs enfants et les poussent, à cause de leur comportement négatif, vers la débauche.
Le professeur Abderrahman Abid signale qu’en dépit de tous les obstacles, les associations et les enseignants ne doivent pas baisser les bras. Il affirme qu’il faut commencer les actions par la lutte contre le tabagisme.
Les experts sont s'accord sur le fait que l'éradication de la tabagie adolescente est le premier pas vers la lutte contre la drogue en milieu scolaire. Selon les spécialistes en toxicomanie, fumer du tabac ouvre la porte à la consommation d'autres produits narcotiques, dont le cannabis.
Une étude réalisée en 2007 révèle que l'âge moyen d'un fumeur au Maroc est de 17 ans. En 2006, l'Enquête Nationale sur le Tabagisme chez les Jeunes de 13 à 15 ans, initiée par l'Organisation Mondiale de la Santé, l'UNICEF et le CDC a montré que 15,5% des jeunes utilisent le tabac sous plusieurs formes (cigarettes, shisha, snif..). L'OMS y déclare que 24,3% des élèves ont commencé à fumer avant l'âge de 10 ans.
Afin de limiter l'impact du tabac sur les plus jeunes, le Parlement a passé une législation, le 13 janvier, interdisant la consommation de tabac dans les endroits publics ainsi que la vente de cigarettes aux moins de 18 ans. La vente de tabac aux mineurs est désormais passible d'une amende de 2 000 dirhams. La moitié des sommes collectées sur ces amendes soutiendront les programmes de sensibilisation lancés sur les dangers du tabac.








acharif moulay abdellah bouskraoui En ligne 2009-02-17
Le Maroc est un grand pays,une forte nation ancré dans l'histoire ,et ce que nous faisons c'est faire regner la loi dans les établissement scolaires,et éduquer nos enfants dans de meilleurs conditions ,et combattre ce fleau de drogue ,est notre priorité ,est nous avons presque reussit ,car toutes les potentialités et les ONG ont été mobilisé pour cette lutte... nous somme une forte nation est nous resteront
nouri_hounani En ligne 2009-02-18
bien
beni touffout En ligne 2009-02-20
Charif tout court quand un pays tolére la culture du hachiche en plein jour et au vu de tout le monde n'est ce pas dans la région du R I F marocain bien entendu et aujourd'hui tu viens encenser ton roi pour la défense de je ne sais qu'elle théorie Les ONG et tous le tralala n'y feront rien car le protecteur et celui qui ramasse les dividendes est haut placé et tu le sais bien mais tréves de plaisanterie je te le redit comme par le passé il faut au Maroc noyé la jeunesse dans un flot de drogue pour que les types comme toi vivent à l'aise ainsi que tous les étrangers qui se tapent nos filles et nos garçons alors le silence de ta part est meilleur
أحمد En ligne 2009-03-04
La lutte contre les drogues. Les efforts doivent se combiner pour les éradiquer, parce que ces plantations ont plus de 40 ans. Comment peut-on par exemple les faire disparaître en un an ? L'Etat ignore, remet au lendemain et ne prête pas attention à la nécessité de mener à bien le développement de la région. En tant que président d'une association sur le développement local dans la région du Rif, j'ai demandé 5000 oliviers à l'administration régionale de l'agriculture, mais ma demande n'a pas été satisfaite. Je fais cette même demande chaque année, en vain. Chaque année, un officiel me dit qu'on va répondre à ma requête. Mais jusqu'à ce jour, aucune trace de ces oliviers. Alors comment pouvons-nous convaincre les citoyens de cesser de planter de la drogue quand il n'y a aucune activité rémunératrice de substitution dans la région ?
samira En ligne 2009-03-27
Fumer.
fasih En ligne 2009-03-29
jai un enfant de 13ans ,dernierement jai costater quil prend de la drouge (carkobi)a l ecole par un enfant de meme classe son pere est tres connait par tout le monde ,mais il n y a aucun eprouve contre lui et son fils .mon fils est un debutant mais ,le probleme quil ne save pas quil prend la drouge;il la pris se forme de choucola. prier de propose une solution
sohayb En ligne 2009-04-09
MERCI, j'espère que vous pourrez avoir le même sujet mais sur les étudiants à l'université
زهره مزوجي En ligne 2009-04-18
La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous. Que Dieu vous récompense pour publier les opinions des familles qui souffrent ensemble en raison de leurs fils et de l'addiction de ces derniers à la drogue. Aidez-moi s'il vous plaît en donnant l'adresse d'une association de lutte contre la Toxicomanie à Salé. mon neveu est toxicomane depuis quatre ans.J'espère que vous me donnerez l'adresse d'une association afin que je puisse l'aider et l'emmener dans une clinique. Je vis loin de lui. J'habite Abu Dhabi. Que Dieu vous récompense de bienfaits, qu'il réforme la condition de nos fils, des fils des musulmans et qu'Il les éloigne du fléau de la drogue et de ses effets, dont la destruction de l'esprit, de la santé et de la société. Joignons nos effeorts et combattons cette maladie qui rouille les profondeurs de notre jeunesse et de notre cher pays. Que Dieu protège le commandant des croyants, sa famille honorable, autant qu'Il a protégé le Coran, qu'Il dote notre pays de la sécurité, de la stabilité et qu'Il le protège du mal. Cordialement.
حكيمة En ligne 2009-04-19
La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous. Je vous remercie pour la préoccupation que vous témoignez à l'égard des adolescents, de la sensibilisation aussi, et du développement que vous offrez. Mon frère est un ado qui a commencé à fumer. J'ai tenté de l'aider en lui faisant réduire chaque jour sa consommation d'une cigarette. Mais après un moment, j'ai appris qu'il avait commencé à prendre du haschisch. Je veux que vous m'aidiez parce que je ne connais rien en ce qui concerne ce type de drogue, pour que je puisse l'aider. Que Dieu vous récompense de bienfaits. Merci.
mohmed daryf En ligne 2009-05-01
c'est vree ce que vous avez dit mais la vérité c'est quand peut pas lutter contre cette manifistation care les eleves de nos jour ont plusieur moyenne pour avoire de la droge et c'est je ss un eleve aussi et merci
najoi En ligne 2009-06-03
Je suis d'accord sur le fait que nous devons travailler à sensibiliser les jeunes accros au tabac. On devrait les informer que fumer est dangereux pour la santé. Nous devions produire un film de télévision à cette occasion pour lutter contre le tabac.
mofred jhggt En ligne 2009-08-19
Fumer, c'est bien.
MILINA En ligne 20 il y a plusieurs jours
Salam alikum. Que Dieu vous récompense de tous les bienfaits pour ce sujet, qui est un bon sujet. Je suis personnellement avec tous ceux qui sont originaires d'une société arabe ou tous ceux qui contribuent à la lutte contre ce poison qui a détruit nos jeunes et qui les a noyés dans une mer sans limites. J'espère que les autorités concernées intensifieront les campagnes de sensibilisation visant à lutter contre ce poison mortel qui se répand chez nos ados, ces élèves innocents, et que des sanctions sévères seront imposées contre les dealers. Notre slogan est donc 'Non aux Drogues'. Milina d'Algérie.
naima En ligne 15 il y a plusieurs jours
je suis contre la drouge(carkoubi)
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