Ouverture du Salon international du livre d'Alger
2009-10-30
La Salon international du livre d'Alger (SILA) 2009 se poursuivra jusqu'au 6 novembre, et attire des foules d'amateurs des pages imprimées.
Par Mohand Ouali pour Magharebia à Alger – 30/10/09
![]() [Mohand Ouali] Les bibliophiles se massent à l'entrée du Salon international du livre d'Alger, qui refermera ses portes le 6 novembre. |
Malgré les polémiques parfois virulentes, le Salon international du livre d'Alger (SILA) 2009 a ouvert ses portes à Alger et se poursuivra jusqu'au vendredi 6 novembre. L'édition de cette année de ce salon, l'évènement littéraire le plus important en Algérie, est placée sous le thème "Le livre Roi".
"Les 10 000 mètres carrés qui leur ont été réservés ont bien été occupés par les 343 maisons d'édition présentes, dont 195 étrangères provenant de 25 pays de différents continents", a déclaré à Magharebia Ismail Ameziane, l'organisateur de ce salon.
Plus de 120 000 titres sont proposés aux lecteurs lors de ce salon qui a été ouvert au public mardi soir après l'inauguration officielle en présence du Président Abdelaziz Bouteflika, du Premier ministre et d'autres hautes personnalités.
Les amoureux du livre d'Alger s'y pressent, provoquant quelques embouteillages à l'entrée. Les organisateurs prévoient une affluence encore supérieure durant le week-end.
Samia B., archiviste, a expliqué qu'elle était venue au salon le premier jour pour éviter la trop grande affluence. "Il y a déjà beaucoup de monde aujourd’hui, mais je serai suffisamment à l’aise pour acheter les titres les plus intéressants avant qu’ils ne soient épuisés", a-t-elle ajouté.
A première vue, les Algérois semblent s’intéresser à tous les sujets. Livres pour enfants, livres parascolaires ou universitaires, religion ou histoire, les éditeurs en proposent pour tous les goûts. La plupart des titres sont en français ou en arabe, mais l'on trouve également des ouvrages en tamazight et en anglais.
Brahim Hachour a expliqué à Magharebia qu'il avait "trouvé son bonheur dans les livres sur la religion". Il n'a acheté que deux titres. "Les prix sont moins élevés que dans les librairies", dit-il. "Je reviendrai un autre jour avec plus d’argent pour en acheter d’autres."
Les ouvrages religieux tiennent une bonne place cette année, grâce en particulier aux éditeurs du Moyen Orient. Toutefois, les autorités ont, depuis plusieurs années, renforcé leur contrôle sur le contenu des livres exposés, bannissant tous les titres qui font l’apologie de la violence et du terrorisme.
Les fans de lecture ne trouveront pas que des éditions papier. Les éditeurs proposent également des produits audiovisuels sur CD. A l’occasion de ce salon, Alpha Edition a ainsi présenté un livre audio en compact-disque de l’essai "Cueille le jour avant la nuit" de Hamid Grine. Ce produit, disponible en arabe et en français, est le premier d’une collection intitulée "Des livres qui parlent", explique le directeur des éditions Alpha, Lazhari Labter.
"L’objectif est de mettre le livre à la portée des personnes handicapées ou à faibles revenus", explique-t-il. Dans cet esprit, l’éditeur a d’ailleurs décidé d'offrir 700 exemplaires de ce premier livre audio aux écoles pour jeunes aveugles.
Si l’on en juge par l’affluence du public à ce salon, on peut affirmer que la lecture en Algérie se porte bien.
Mais M. Lazhari affirme que les maisons d'édition algériennes sont dans une situation difficile. Lui-même et d'autres responsables de maisons d'édition affirment qu'il faudrait bien plus de lecteurs-acheteurs que ceux qui fréquentent ce salon pour qu’en Algérie, la lecture et l’édition se portent bien.
"Nous faisons de l’édition 'militante'", nous explique-t-il. "La plupart des titres ne sont tirés qu’à un millier d’exemplaire, à cause des contraintes du marché."
Outre l'exposition de livres, ce salon propose plusieurs conférences sur des sujets littéraires et politiques liés à l'Algérie, au Maghreb, au monde arabe et à l'Afrique. Un hommage sera notamment rendu à l’écrivain algérien Kateb Yacine, à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort, un autre à la romancière Ahlam Mosteghanemi. La question palestinienne est également à l’honneur avec la présence de plusieurs auteurs des territoires occupés.
Un autre hommage sera rendu au philosophe français Francis Jeanson, fondateur d’un réseau de soutien en France aux patriotes algériens lors de la guerre de libération nationale. Cet hommage sera marqué par la projection d'un documentaire intitulé "La dernière rencontre avec Jeanson".
D’autres communications porteront sur "Les romanciers et la personnalité historique de l'Emir Abdelkader" et "Amazighité, entre enseignement et édition". Ce salon accueillera enfin deux conférences consacrées à la lecture au Maghreb, dont une intitulée "Y a-t-il une critique littéraire dans les pays maghrébins ?".







احمد En ligne 16 il y a plusieurs jours
Le salon international du livre n'a pas été à la hauteur des attentes, en particulier après le changement de lieu du salon, de la ville de Sanaoubar Al Bahri au complexe Mohamed Boudiaf dans le centre de la capitale. Je ne m'y suis pas rendu pour cette raison. Je lis dans les journaux qu'il y a eu beaucoup de problèmes au Salon, comme des dégâts commis sur les livres en affichage en raison de l'humidité, qui a aussi affecté les visiteurs, parce que les autres livres étaient exposés sous des tentes qui ont coûté 2 millions de dollars à la trésorerie. De toute façon, la vie culturelle algérienne est très médiocre. Il devrait y avoir des projets de construction de nouveaux instituts, et de maisons d'édition qui puissent contribuer à enrichir la culture algérienne, pas en présentant seulement des livres à des prix élevés.A cause de ça, les gens ne vont au Salon que pour voir.
احمد En ligne 13 il y a plusieurs jours
Au nom de Dieu le Bienfaisant le Miséricordieux. C'est une farce et pas un salon international, comme cela a été dit. Nous les algériens sommes un peuple connu pour un niveau de culture élevé. Mais malheureusement, on commence à imiter ceux qui ne lisent pas et qui n'écrivent pas, mais qui préfèrent danser. Concernant le salon, il n'était pas au niveau habituel. C'est dommage pour la population algérienne. De nombreuses personnes, avant, évoquaient ses hommes et ses femmes, qui étaient des exemples pour tous. Et quand nous parlions, on nous écoutait. Quand ils prenaient une décision, on applaudissait.
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