Liberté de la presse en baisse au Maroc, selon une étude de RSF

2009-10-25

Après une série d'opérations contre les médias menées par le gouvernement, le Maroc a chuté à la 127ème place au classement des libertés de la presse 2009 de RSF.

Par Naoufel Cherkaoui pour Magharebia à Rabat – 25/10/09

[www.rsf.org] Le Maroc a chuté de cinq places à l'Indice de la liberté de la presse de cette année.

Le mauvais classement du Maroc au classement que Reporters Sans Frontières (RSF) vient de publier suscite un débat houleux entre les responsables politiques et les journalistes du pays.

L'indice 2009 de la liberté de la presse, rendu public mardi 20 octobre par cette agence internationale, classe le Maroc 127ème sur 175 pays, soit une chute de cinq places par rapport à l'édition de l'année dernière.

Le Maroc a connu des restrictions à la liberté de la presse au cours des trois dernières années, conclut cette étude, du fait des lignes rouges imposées par le Roi Mohammed VI et des fortes amendes infligées aux journaux qui les transgressent.

Le ministre des Communications Khalid Naciri a mis en doute les résultats de cette étude. "Nous avons fait de gros progrès dans le domaine des libertés de la presse, et chacun devrait prendre acte des libertés actuellement en vigueur", a-t-il déclaré.

"Le Maroc a sa conscience pour lui dans cette affaire, et nous tenons cela comme l'un des principaux piliers des avancées politiques", a ajouté le ministre.

La publication de cet indice survient dans un contexte de grand débat sur les libertés de la presse dans le royaume, notamment après les interventions du gouvernement contre plusieurs journaux.

"Alors que les autorités marocaines se vantent de n'avoir aucun journaliste dans les prisons, plusieurs procès sont en cours contre des journalistes, qui se terminent souvent par des verdicts d'emprisonnement", affirme le rapport de RSF. "Nous sommes très préoccupés par les procès qui auront lieu ce mois."

Les réactions à ce nouvel indice de la part de personnalités extérieures au gouvernement sont mitigées.

Pour Muhamad Serraj, secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), les autorités et la presse libre portent toutes deux la responsabilité de la situation actuelle. "L'Etat impose une rigueur exagérée aux journalistes indépendants. Mais ces derniers doivent pour leur part s'en tenir aux normes d'éthique de la profession, parce que tous ces procès sont dus à [leurs] violations des normes de déontologie", a-t-il déclaré à Magharebia.

"Le problème de la liberté de la presse ne doit pas être généralisé, dans la mesure où il ne concerne que quelques journaux qui sont poursuivis en justice", a-t-il ajouté. "Les journalistes doivent respecter… le caractère privé des personnes et des choses que la nation révère."

De plus, explique-t-il, les poursuites engagées à l'encontre des médias qui n'affichent pas ce respect n'indique en rien un recul des libertés de la presse au Maroc.

Brahim Sab'alil, responsable du bureau du Centre marocain des droits de l'Homme à Sidi Ifni, ne partage pas l'analyse de Serraj. "Il y a bel et bien un recul des libertés de la presse dans ce pays", a-t-il déclaré à Magharebia, ajoutant que le Maroc "doit revoir sa politique à l'égard de la presse indépendante".

Sab'alil, qui avait été poursuivi pour avoir apparemment publié des informations erronées sur les violences dans la ville de Sidi Ifni en 2008, souligne que "le but du journalisme est de traiter de tous les sujets, y compris ceux sur lesquels le voile est maintenu."

"Nous ne pouvons espérer réaliser de quelconques avancées si nous maintenons ces soit-disantes lignes rouges", ajoute-t-il. Une série d'affaires similaires trouble également les associations de défense de la liberté de la presse.

Le 15 octobre, Driss Chahtane, éditorialiste de l'hebdomadaire arabophone al-Mishaal, a été condamné à un an de prison et à une amende de 10 000 dirhams pour avoir rapporté de "fausses informations" sur la santé du Roi Mohammed VI.

"Nous avions l'impression que la liberté de la presse enregistrait quelques progrès", a expliqué Chahtane. "L'article qui a déclenché cette action en justice n'avait pas été publié avec de mauvaises intentions… Nous nous attendions à un procès cruel, mais pas à ce point. Le tribunal n'a pas respecté les droits de la défense."

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La couverture des mêmes questions sur la santé du souverain par le quotidien indépendant Al Jarida Al Aoula a entraîné des charges identiques contre l'éditorialiste Ali Anouzla et la journaliste Bouchra Eddou. Le tribunal de Rabat devrait rendre son verdict le 26 octobre.

Dans une autre affaire de liberté de la presse, l'éditorialiste d'Akhbar Al Youm Taoufik Bouachrine et le caricaturiste Khalid Gueddar sont actuellement jugés pour avoir publié un dessin qui "insultait" le Prince Moulay Ismail et le drapeau marocain.

Néanmoins, le ministre des Communications Naciri a affirmé que les journalistes sont "invités à protéger les acquis de la démocratie et à les renforcer, tout en continuant à respecter la loi".

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comments

Acharif Moulay Abdellah BOUSKRAOUI En ligne 26 il y a plusieurs jours

Lettre ouverte aux hommes de la presse Arabe***La liberté d'expression est devenue un monstre dans le seul but c'est déstabiliser les pays arabe et musulmans, et créé des mouvement séparatistes…à tel point qu'on se demande si la presse est ériger par des hommes qui s'enrichissent aux dépend des crises politique et sociaux…la presse ne pourra t'elle pas poser une seule question : pourquoi son rôle est limité à semer le désespoir et créé des émeutes…? Exemple ,récemment la presse Marocaine ont été condamnés à une amende dans le procès en diffamation intenté par Kadhafi ,car au lieu de jouer un rôle pour l'édifice du Maghreb arabe ,et l'union tant attendu ,et comme par hasard ,notre presse ,a essayé de tout foutre en aire ,et nous mettre sur le point zéro…qu'a-t-elle gagné à part la vente de certains articles ??? Est_ce logique ?? PLEASE ,un peut de raisonnement car c'est facile à critiqué et même un mome de 10 ans pourra faire mieux , c'est facile de détruire ;mais est-ce ça votre liberté ?? Louange à Dieu seul. Les relations diplomatiques et de voisinages sont meilleurs avec nos frères libyens ,et j'aurais souhaiter que la presse Marocaine ne profitent pas de la liberté d'expression pour semer la zizanie ,en essayant de créé une crise diplomatique entre le Maroc et la jamahiria libyen ,et ça n'arrivera jamais ,car nos relations sont si solide et le Maroc est un pays qui a toujours tout fait pour réaliser l'union du Maghreb...alors qui profitera de cette incident ;sûrement le polisarios et les ennemis de notre intégrité du territoire ,qu'aurait gagner nos journalistes ,à part la vente de certains articles,en faisant perdre au Maroc un grand allié ,de notre première cause nationale ;le Sahara Marocain ...Alors un peux de sagesse ,car la liberté de presse et pour les sages

SIMO En ligne 25 il y a plusieurs jours

FRANCHEMENT...LE PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT ET..MINISTE DE COMMUNICATION MERITE HAUT LA MAIN LA "MEDAILLE D'OR " DE LA "LANGUE DE BOIS"... QUELLE MAUVAISE FOI POUR UN EX MILITANT de gauche DEFENSEUR DE LA LOI !!!

Acharif Moulay Abdellah BOUSKRAOUI En ligne 25 il y a plusieurs jours

Maroc : Presse et Droit de l'homme ou le cheval de Troie*** Le Maroc célèbre 12 siècles de l’existence du Royaume, un Royaume unie et fort où peuple et Rois ne font qu’un, mais le Maroc et comme tout le Monde Arabe à connu un changement sur l’échelon politique, dans notre stratégie et géopolitique… SM Mohamed 6 œuvre pour une justice forte et indépendante, pour faire du Maroc cet Etat fort et souverain, un Etat de démocratie et d’institutions constitutionnels… Mais certains cerveaux malades ,de l’intérieur ,comme de l’extérieur ,nous ont mal compris ,en commençant à prendre le Maroc pour un Etat faible ,sur lequel ils peuvent faire pression en profitant des droits de l’homme et de la liberté d’expression…en voulant mettre nos constantes nationale ,notre intégrité du territoire en doute …même certains journalistes ,et hommes de défense des droits de l’homme ,veulent profiter de notre démocratie pour nous dévaloriser …alors à tout ces profiteurs je leurs dit et une fois pour toute :le Maroc est un Etat fort, indépendant et souverain ,et que nous somme au dessus de toute pression ,et que si nous avons choisie la voie de la démocratie ,c’est par notre propre volonté et pour le bonheur de tous les Marocains …et le Maroc sera tolérance zéro contre tout ceux qui croient profiter de la démocratie ,des droits de l’hommes et de la liberté d’expression ,pour semer le désordre,et porte atteinte à nos constantes et nos particularités,notre intégrité du territoire et nos valeurs…

Soul En ligne 25 il y a plusieurs jours

Bien sûr la liberté de la presse au Maroc est en crise. Le Ministre de la Communication devrait vraiment avoir honte, il ne peut avancer aucune justification à la répression qui est menée continuellement contre la presse indépendante par le Ministère de l'Intérieur, le système judiciaire et lui-même. Ses déclarations contre ce qu'il a qualifié de "presse nihiliste" a créé un environnement hostile contre les journalistes de certains journaux indépendants et critiques. Il existe, je pense, un ordre du jour caché du Gouvernement, qui vise à obliger une jeune presse privée à marcher droit, en particulier sur les lignes rouges. Un autre problème grave est le sabotage mené par certains riches journaux privés, sur la solidarité journalistique. Le syndicat des journalistes est faible, la fédération des éditeurs ne s'intéresse qu'à l'argent, la presse partisane exècre la presse indépendante et ainsi de suite... Le gouvernement n'erst pas capable de gérer le pays alors réduire la presse critique au silence permet de couvrir tous les échecs gouvernementaux.Le public ignore aussi l'importance de la liberté de la presse, et c'est pour cela que nous sommes 127ème à l'échelle mondiale.

Anonymous En ligne 18 il y a plusieurs jours

LA PRESSE MAROCAINE EST ACHETEE Lorsqu'on lit les articles sur le golf de benslimane, mais c'est à mourrir de rire.C'est à se demander si les journalistes y sont venus!! faites un reportage avec les résidents vous verrez le langage qu'ils tiennent!!!!

Moroccan Patriot En ligne 18 il y a plusieurs jours

Mohamad Serraj, Secrétaire-général du Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM) est un caniche. Il est supposé lutter en faveur de la liberté de la presse, mais au contraire il fait l'apologie des politiques qui vont à l'encontre des intérêts nationaux marocains. La liberté de la presse est le meilleur indicateur de l'état de santé d'une société. Quand nous avons vu la presse tomber se mettre en accord pour se faire l'entremetteur de l'Administration Bush, nous avons été témoins du déclin de l'Amérique. Quand vous êtes au 127ème rang sur 180, c'est très clairement un classement où est le Maroc... Il y a 126 pays en dehors d'ici qui ont de meilleures lois, de meilleures opportunités, des valeurs plus démocratiques et des normes de vie plus élevées. D'un autre côté, il y a au moins 50 pays ou plus qui sont même plus misérables que le Maroc... Faites vos propres recherches, respectez la loi et interrogez tout, ce sont les clés de la liberté, de la justice et le la démocratie.

Anonymous En ligne 16 il y a plusieurs jours

certains journalistes vereux devraient etre boycotés par leurs lecteurs car la justice leur de la pub ...

Timouzgha En ligne 5 il y a plusieurs jours

A Acharif Moulay Abdellah BOUSKRAOUI. Comment pouvez-vous nier la position non-enviable de la liberté de la presse au Maroc ? Vous clamez encore que le Maroc a fait plusieurs pas en avant dans le domaine de la liberté de la presse, que dites-vous alors de son classement en 127ème position. Le Maroc recule en termes de liberté de la presse et cela empêchera le Maroc de goûter la saveur de la démocratie. Vous devez savoir que sans liberté de la presse il n'y a pas de démocratie. Le point étrange qui a retenu mon attention c'est votre ignorance de l'histoire de notre Maroc. Vous devriez savoir que l'Histoire marocaine ne se limite pas à 12 siècles, elle en compte 33. Ces douze siècles n'englobent que les années durant lesquelles Mulay Idriss s'est enfui du Moyen-Orient tandis que l'histoire du Maroc remonte à l'existence que les Amazighs y ont mené. L'histoire du Maroc a été construite par les Imazighen et non par les arabes. Essayez s'il vous plaît d'être exacts dans vos commentaires.

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