Partisans et adversaires de Ben Ali se mobilisent à la veille des élections en Tunisie
2009-10-22
Alors que se rapproche la date du 25 octobre pour les élections en Tunisie, la réélection presque certaine du Président Ben Ali suscite de nombreux débats entre les citoyens ordinaires et les militants du parti.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 22/10/09
![]() [Mona Yahia] La candidature du Président Zine El Abidine Ben Ali à un cinquième mandat a suscité de vifs débats dans la société tunisienne. |
La campagne du Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali pour un cinquième mandat a suscité de fortes réactions de la part des adversaires comme des partisans, et beaucoup affirment que cette réélection est un fait quasiment acquis.
Les partisans d'un cinquième mandat se félicitent de ce qu'ils considèrent comme une avancée significative de la Tunisie en termes de développement social et structurel, ainsi que de croissance économique. Ils expliquent que le programme de Ben Ali a fait du pays un pionnier dans le monde arabe et africain.
Pour leur part, les détracteurs du Président soulignent ce qu'ils considèrent comme de graves erreurs, et dressent une liste de ces échecs pour des Tunisiens qui espéraient des améliorations. Ils citent le taux de chômage élevé chez les diplômés de l'université et l'érosion des libertés civiles, dans le contexte de tentatives supposées du Rassemblement démocratique constitutionnel, le parti du Président, de dominer la vie politique et la société civile.
"L'absence de libertés publiques, le monopole de l'autorité en place sur les médias publics, la dépendance du système judiciaire envers le gouvernement, et la domination de la présidence sur les institutions de l'Etat, tout cela a entraîné un blocage complet du champ politique", a expliqué l'ancien secrétaire général du Parti progressiste démocratique, Ahmed Nejib Chebbi, à Magharebia depuis Paris.
D'autres Tunisiens semblent résignés et paraissent accepter la domination politique de Ben Ali, affirmant que la force du Président tient à la faiblesse de ses adversaires. Sans aucun parti d'opposition suffisamment fort pour formuler une alternative politique favorable au Tunisien moyen, de nombreux analystes s'attendent à ce que Ben Ali remporte cette élection haut la main.
Les adversaires de Ben Ali dans cette course à la présidentielle sont Mohamed Bouchiha, du Parti de l'unité populaire, Ahmed Innoubli, de l'Union démocratique unioniste, et Ahmed Ibrahim, Mouvement Ettajdid.
Malgré les critiques qu'il suscite, Ben Ali dispose de nombreux partisans de poids. Mondher Thabet, secrétaire général du Parti social-libéral, fait parti de ceux qui ont ouvertement apporté leur soutien au Président sortant.
"Le Président Ben Ali a prouvé qu'il est vraiment le Président de tous les Tunisiens, et qu'il est le garant du progrès du projet de réforme, et le seul partisan du pluralisme", a déclaré Thabet. "Par conséquent, le Parti social-libéral estime que la période de transition se poursuit et que la Tunisie a besoin du Président Ben Ali à la tête de l'Etat."
Même Mohamed Moaada, ancien secrétaire général du Mouvement des démocrates socialistes, dans l'opposition, et jadis ardent critique de Ben Ali, est surpris par l'état actuel de l'opposition tunisienne.
"Nous confirmons notre position qui appelle à faire du Président Ben Ali le candidat de l'accord national", a-t-il déclaré. "Les circonstances le dictent, ainsi que l'intérêt supérieur de la Tunisie."
Ben Ali a présenté un programme en 24 points, qui prévoit l'élévation du niveau de vie des Tunisiens et la lutte contre le chômage. Il a également promis d'encourager les réformes démocratiques.
Pour renforcer sa candidature, le Président sortant peut s'appuyer sur plusieurs rapports qui distinguent la Tunisie pour sa bonne gouvernance et ses bonnes performances économiques.
La Kennedy School of Government de l'Université de Harvard a récemment classé la Tunisie première en Afrique du Nord en matière de bonne gouvernance, lui accordant 100 points sur 100 pour la sécurité, 89 pour le développement humain, et 70,5 points pour la transparence et le respect de la loi.
De plus, la Tunisie dispose de l'économie la plus compétitive en Afrique, selon le Forum économique mondial de Davos, qui a classé la Tunisie à la quarantième place dans le monde.
En termes d'enthousiasme, les militants du parti de Ben Ali sont bien préparés à cette élection.
"Je pense que le Président Ben Ali [apporte] un soutien réel aux [Tunisiens ordinaires]… Nous avons pu le constater à maintes reprises, parce qu'il n'a pas une attitude condescendante envers les Tunisiens et n'hésite pas à apporter son aide à ceux qui en ont besoin", a déclaré Meriem Mliti, membre du Rassemblement démocratique constitutionnel.
Chouaki Jelassi, un autre membre du parti au pouvoir, a déclaré que Ben Ali "est le seul qui puisse faire avancer la Tunisie et réaliser le rêve de son peuple à atteindre le rang des pays développés et modernes. Je suis fier de voter pour Ben Ali."







Anonymous En ligne 2009-10-22
Votre correspondant parle des 'détracteurs' de Ben Ali lorsqu'il s'agit de ses opposants. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant quand on vit en Tunisie où l'on est exposé nuit et jour au vocabulaire de la propagande officielle. Cela donne à son papier une couleur locale et augmente sa crédibilité. Parmi les reproches les plus répétés par les Tunisiens rien n'est rapporté sur la torture, la corruption, le népotisme concernant surtout la famille de la "Présidente" et la justice de classe. Quant aux bons points de la Kennedy School de Harvard, on peut les comparer au "Ibrahim Index of Governance in Africa", fruit de recherches de grands noms de l'Université de Harvard qui disent qu'en Afrique du Nord les performances concernant le respect des droits de l'homme sont inférieures à celles de l'Afrique subsaharienne. Par exemple, le mot sécurité a différentes implications selon qu'on se place du point de vue du citoyen qui se sent protégé par la loi et n'a rien à craindre de l'arbitraire ou du point de vue de l'état dictatorial qui a carte blanche pour silencer le peuple. La propagande tunisienne est très habile dans sa sélectivité de l'information. Elle ne dit pas par exemple qu'il est possible d'avoir des élections au Zimbabwe, au Congo et dans les pays les plus démunis d'Afrique alors qu'en Tunisie on ne peut avoir que des simulacres d'élections et des mascarades. Une grande réussite de Ben Ali passe sous silence: la généralisation de l'apathie et du désespoir en ce qui concerne la politique. Une autre est la généralisation de la peur chez ceux qui iront voter. Il suffit de prêtrer l'oreille à leurs conversations. Tous sont convaincus de la présence de caméras cachées dans les isoloirs pour les espionner. Ils croient en la transparence des isoloirs et des élections à la Ben Ali.
Anonymous En ligne 29 il y a plusieurs jours
Il n'y a pas de marge de comparaison entre le parti du Ralliement et les autres partis tunisiens, ou entre le président Ben Ali - en tant que candidat aux élections 2009 à la présidence - et les autres candidats. Le citoyen tunisien est intelligent et rationnel. Son intelligence lui permet de toujours choisir celui qui sera le meilleur, le plus fort et le plus puissant. Par les simples calculs que le citoyen effectue, il se trouve dans l'incapacité de penser à quelqu'un d'autre que Ben Ali pour le poste à la présidence, et incapable aussi de penser à un autre parti que celui du Ralliement dans le choix de son parti propre, parce que ce dernier a assorti le réalisme et l'honnêteté dans les sentiments, et que le professionnalisme et la méthodologie dans la formulation des programmes politiques tout au cours de la période de gouvernance de Ben Ali ont eu pour conséquence que la population a fait davantage confiance à ses choix et à ses capacités pour dépasser les difficultés, les changements mondiaux et les fluctuations économiques. Cela a permis de gagner un bilan réunissant de de grandes réussites à l'international, dans cette éqpoque de changement, la population a ainsi pu vivre dans un état de stabilité et de sécurité, cela l'a autorisé aussi à réviser à la hausse ses aspirations à un meilleur avenir, au progrès, à la liberté et à la prospérité. Ce sont là les promesses de Ben Ali pour les années à venir. Les prédictions de la victoire de Ben Ali et de son parti avec une majorité écrasante ne se basent pas sur le fait que le parti au pouvoir est celui des masses et de l'activisme libérateur envers le colonisateur seulement, ses prédictions résident également dans la grande préparation en vue de faire face à tous les problèmes, petits ou grands, au travail acharné qui sera livré pour continuer le processus de gouvernance, qui sera mené avec toute l'énergie, l'évaluation, la supériorité et l'alerte permanente qui permettront d'affronter les changements avec les réformes exigées et la flexibilité qui évitera de connaître des revers. Le tunisien ne fait pas confiance aux autres partis parce qu'il les trouve d'ores et déjà épuisés, fragiles et médiocre, à cause de la nature de leur conception même de la gouvernance, de l'état et des êtres humains. Ils sont incapables d'assumer leurs choix et de dépasser leurs problèmes internes. Dans les meilleurs des cas, ils sont incapables de livrer un exemple de leur croyance en la différence, en la liberté d'opinion, dans le cadre des relations entre leurs responsables, ils sont incapables également d'adapter leurs exigences et leurs approches à leur volume, à leur poids, à leur popularité et à leur influence. C'est ce que M.Mohamed Moaada, coordinateur du mouvement des démocrates a montré récemment, les membres les plus militants de l'opposition. Il a voulu expliquer et élaborer cela dans le journal Al Molahid, dans un article hebdomadaire comme dans d'autres quotidiens. La pensée irréaliste et irrationnelle de ces partis a pour conséquence que leurs efforts ne portent pas de fruits et qu'ils ne tombent pas dans la fenêtre du développement du pays et du développement humain. La Tunisie a beaucoup fait et elle a besoin encore de faire tant de choses. En conséquence, les efforts et les énergies doivent se mélanger pour affronter tous les défis à venir, avec du travail, de la détermination et en soutenant Ben Ali.
muslimah En ligne 29 il y a plusieurs jours
FRERES ET SOEURS EN TUNISIE S'IL VOUS PLAIT NE VOTEZ PAS POUR CE TYRAN. IL N'A FAIT RIEN D'AUTRE DANS SON PAYS QUE CREER LE CHAGRIN ET LA DOULEUR. NOUS DEVONS NOUS DRESSER ENSEMBLE CONTRE LUI. IL EST L'ENNEMI DE NOTRE DIN. IL VEUT VOUS TROMPER TOUS. VOUS NE POUVEZ RIEN DIRE SUR LE GOUVERNEMENT SINON VOUS ETES ENVOYE EN PRISON OU VOUS ALLEZ DISPARAITRE. EST-CE QUE C'EST LE LEADER QUE VOUS CHOISIREZ POUR VOS ENFANTS. OUVRE TOUS VOS YEUX ET RETOURNEZ A VOTRE CREATEUR ET DEMANDEZ-LUI CONSEIL ET AIDE POUR ENFIN BATTRE CE MONSTRE ET TOUS CEUX QUI TRAVAILLENT AVEC LUI. L'ISLAM NE VOUS FERA JAMAIS DEFAUT. MAIS CET HOMME SI. "ETRANGE A COMMENCE L'ISLAM, ETRANGE ELLE FINIRA, ALORS DONNEZ DES NOUVELLES HEUREUSES A CEUX QUI SONT ETRANGES !" "!!!!!!
ismail En ligne 28 il y a plusieurs jours
Que Dieu préserve pour nous notre président, Ben Ali.
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