Une initiative médicale tunisienne améliore les soins de santé pour les plus démunis
2009-09-16
Une initiative caritative lancée par le ministère tunisien de la Santé, l'Agence nationale pour l'élimination des déchets et l'Union tunisienne de solidarité sociale a permis de collecter des milliers de boîtes de médicaments.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 16/09/09
![]() [Jamel Arfaoui] Karem Cheherli, 13 ans, apporte des médicaments à un centre de collecte dans le cadre d'une initiative destinée à collecter des médicaments. |
La Tunisie a mis un terme dimanche 13 septembre à une initiative nationale d'une semaine destinée à collecter des médicaments et du matériel médical à des fins caritatives, qui a permis de collecter plus de trois milles boîtes de dons.
"Je suis fier de la générosité des Tunisiens et de leur sens très aiguë du devoir civique", a déclaré le ministre de la Santé Mondher Zenaidi à Magharebia en inspectant la tente de collecte située dans le quartier Al Khadra au centre de Tunis. "Comme vous pouvez le voir, la vague de solidarité entre les Tunisiens ne s'interrompt jamais", a-t-il ajouté.
"Il est facile de prédire que nous ferons encore mieux que l'année dernière, où nous avions collecté pour un million de dinars de médicaments et de matériel", a déclaré un membre du personnel de la pharmacie centrale du pays à Magharebia.
L'an dernier, cette initiative avait visé les dons des compagnies pharmaceutiques. Mais cette année, les organisateurs ont décidé d'y intégrer les citoyens ordinaires, sous le slogan "D'autres ont besoin des médicaments que vous donnez". Cette campagne 2009 était organisée par l'Union tunisienne de solidarité sociale, en coopération avec le ministère de la Santé et l'Agence nationale pour l'élimination des déchets.
"Après le succès de l'initiative de l'an dernier, le Président Zine El Abidine Ben Ali avait décidé d'étendre [l'initiative] à l'ensemble des Tunisiens, et de ne pas la limiter qu'aux seules compagnies pharmaceutiques", a expliqué Kamel Eddine Edir, le directeur général de l'unité pharmacie et médicaments au ministère de la Santé.
M. Edir, par ailleurs expert auprès de l'Organisation mondiale de la santé, a expliqué à Magharebia que cette initiative est destinée à aider les patients qui ont besoin de médicaments.
"Elle est également destinée à aider les familles tunisiennes à se débarrasser de leurs surplus de médicaments, qui peuvent devenir de véritables poisons pour la vie et pour l'environnement s'ils sont jetés sans précaution", a-t-il poursuivi. "Nous avons donc obtenu la participation à cette campagne de l'Agence nationale pour l'élimination des déchets, qui nous aide à trier les médicaments utilisables [parmi tous les dons]."
"La Tunisie importe pour 5 millions de dinars de médicaments chaque année", ajoute cet expert de la santé. "La moitié de ces importations sont faites par le ministère de la Santé."
M. Edir ajoute qu'entre 1990 et 2008, le montant consacré à l'achat de médicaments pour les agences de santé publiques est passé de 90 à 200 millions de dinars, soit 70 pour cent du budget du ministère de la Santé.
Par le biais de cette récente initiative, l'Union tunisienne de solidarité sociale tente d'étendre ses activités, pour inclure la création d'une banque médicale caritative.
Le président de cette union, Charfeddine Guellouz, a expliqué que cette banque sera utilisée par les organisations sanitaires pour apporter des services aux détenteurs de cartes de traitement gratuit et à prix réduit, ainsi que par les équipes mobiles travaillant pour les personnes âgées dans les maisons familiales et de soins, et par les associations qui s'occupent des enfants et des personnes âgées sans soutien familial.
"Nous voulons que [cette banque] soit une source importante de soutien pour les familles déshéritées, les personnes à faible revenu et celles qui ont des besoins spécifiques, par le biais des médicaments et des matériels médicaux et paramédicaux qu'elle fournit gratuitement", explique Abdelkarim Hamrouni, président de l'Ordre national des pharmaciens.
Il a suggéré la semaine dernière un système dans lequel les médicaments pourraient être collectés en disposant des boîtes de collecte dans les officines privées. Les gens pourraient y déposer leurs médicaments, et l'Union tunisienne de solidarité sociale recevrait ainsi ces dons de manière régulière.
Cette initiative humanitaire "a grandement besoin du soutien de tous pour que nous puissions la poursuivre", a ajouté M. Hamrouni.
"J'ai voulu contribuer au mieux de mes possibilités", a expliqué Khadija Ouartani en transportant un sac de médicaments et un appareil de mesure de pression artérielle jusqu'au site de collecte. "Je sais très bien que les médicaments contre le diabète sont chers, en particulier pour les patients pauvres."
"Je suis contente de ce que je fais aujourd'hui, parce que j'aide à soulager la souffrance d'un malade durant ce mois sacré, et ma récompense sera double", ajoute-t-elle.







Anonymous En ligne 2009-09-16
Je voudrais complimenter l'auteur de cet article qui met à nu l'arrogance du régime dictatorial qui s'est emparé de la Tunisie et la maintient en otage. L'article commence par: "Une intiative caritative lancée par le ministère tunisien de la santé". Le gouvernement tunisien, y compris son président, est au service des citoyens qui le payent pour les servir et ne lui demandent pas la charité. Ce concept n'est pas encore digéré par la dictature qui se conduit comme une force d'occupation. Un peu plus loin, on lit que le président Ben Ali a décidé d'étendre l'initiative caritative à l'ensemble des citoyens. Dans les pays civilisés les initiatives caritatives proviennent d'organisations non gouvernementales qui ne sont pas à la botte des autorités. Ell font un travail de sensibilisation de l'opinion publique. De telles organisations se verraient mettre des bâtons dans les roues en Tunisie, le gouvernement jaloux de ses prérogatives, ayant tout accaparé pour renforcer l'idée de dépendance totale du peuple vis-à-vis de la dictature. Le président tunisien se conduit comme un dieu de l'Olympe qui décrète seul d'une façon arbitraire. Il décrète même le pourcentage d'électeurs qui doivent voter pour les soi-disants parlementaires qu'il choisit pour former sa majorité gouvernementale comme il décrète quelle opposition de décor il veut. Ses soi-disants adversaires dans la course à la présidence sont des zombis qui ignorent même le salaire du chef de l'état et n'osent pas poser la question de peur de fâcher le Dieu de l'Olympe. L'article nous dévoile aussi la solidarité tunisienne par l'exemple de cette dame qui soulage la souffrance d'un malade pour recevoir une récompense double. Très bel exemple d'altruisme et de civisme dans un pays où tout est décrété par Le Haut.
maaroufi mouldi En ligne 2009-09-26
Dans certains pays et dans certaines civilisations orientales, les chefs d'Etat qui excellent à améliorer la vie des populations et les gens sacrés bénéficient du statut de DIEUX vivants. Alors que les Tunisiens et les Arabes en général sont suspicieux face à toute aide gratuite, tout titre de charité décidé par le Président. C'est la la bonne décision et les gens sont contents de l'accepter. N'oublions pas que quand BEN ALI s'est emparé du pays, celui-ci était classé parmi les priorités de tête en terme de désastres et d'aide en général. Le pays était pauvre, divisé, paresseux et au bord de la destruction. Même le lait et le beurre étaient importés (je suis sûr que le blogueur anonyme le sait) et ce que vous voyez aujourd'hui c'est que la TUNISIE DE BEN ALI est une grande exportatrice de nourriture et le premier pays à contribuer à l'aide matérielle aux pays qui en ont besoin et sans aucune condition. Cela devrait vous rendre heureux et fier d'avoir ce grand homme à la barre, quand vous voyez que la richesse est distribuée également cela vous rend plus joyeux encore. Faites en sorte que BEN ALI devienne candidat au prix Nobel de la paix ou même mieux qu'il devienne ROI DE TUNISIE. Après tout, le fruit du pommier est une pomme qui elle même donnera naissance à des pommiers. Puisse-t-il vivre longtemps et prospérer.
Anonymous En ligne 2009-09-28
Puisse-t-il bientôt partir.
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