Le procès d'une journaliste soudanaise alarme les Tunisiens
2009-08-06
De nombreux Tunisiens expriment leur inquiétude après la condamnation au Soudan de la journaliste Lubna Ahmed Hussein pour avoir porté des pantalons, craignant que cela ne marque un recul pour les droits des femmes et un retour de l'extrémisme religieux au Maghreb.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 06/08/09
![]() [Ashraf Shazly/AFP/Getty Images] Le procès de la journaliste soudanaise Lubna Ahmed Hussein suscite colère et émotion chez de nombreux Tunisiens. |
Le procès de la journaliste soudanaise Lubna Ahmed Hussein suscite colère et inquiétude chez de nombreux Tunisiens, qui craignent d'y voir le signe d'une montée de l'extrémisme religieux au Maghreb.
Etudiants, journalistes et citoyens de la rue font part de leur inquiétude après la condamnation de Hussein, qui risque quarante coups de fouets si elle est reconnue coupable d'avoir porté des pantalons et d'avoir ainsi "offensé la décence publique” aux termes du Code pénal soudanais. Elle avait été arrêtée le 3 juillet dans un restaurant de Khartoum en compagnie de dix-huit autres femmes après que la police fut arrivée et eut vérifié la manière dont elles étaient habillées.
"Il ne fait aucun doute que le procès de la cette journaliste, Lubna, est le cas de chaque femme arabe", a déclaré la journaliste Manal Abdi à Magharebia. "Cette affaire en dit long sur les extrémistes et les réactionnaires au Soudan qui ne respectent ni les droits de la femme, ni sa condition."
Le tribunal soudanais a décidé mardi 4 août d'ajourner le procès au 7 septembre. Ce report, le second de ce genre, intervient après que l'avocate de l'accusée eut déposé une demande devant le tribunal expliquant que sa cliente bénéficiait de l'immunité diplomatique du fait de son travail auprès de la mission des Nations Unies au Soudan.
Le dernier procès avait été marqué par des affrontements entre la police et des manifestantes qui avaient organisé un sit-in devant le palais de justice pour condamner à la fois le procès et les lois qui interdisent le port de pantalons. Les manifestantes portaient des banderoles où il était écrit "Non au retour à l'obscurantisme."
"Cette affaire s'est transformée en une affaire d'opinion publique et a attiré plus de sympathisants, hommes et femmes, et des militantes des droits des femmes, en particulier parce que [Hussein] travaille comme journaliste pour les Nations Unies", a déclaré Abdi.
Selon Salah Zghidi, membre fondateur de l'Association pour la défense de la laïcité en Tunisie, cette affaire confirme "l'arriérisme" qui, selon lui, caractérise les "obscurantistes" où qu'ils se trouvent.
“Il est urgent que les gens et ce que l'on appelle la communauté internationale traitent les régimes arriérés en fonction de ce qu'ils imposent en particulier aux femmes", a-t-il affirmé, ajoutant : "Je ne saurais accepter que les associations internationales des droits de l'Homme, les instances de la communauté internationale et l'Union Européenne prennent toute une série de mesures lorsqu'une personnalité de l'opposition dans tel ou tel pays est arrêtée ou torturée, alors qu'elles ferment les yeux sur les actes d'agression quotidiens horribles commis à l'encontre des femmes."
L'avocate de l'accusée a pour sa part déclaré que l'affaire n'avait rien à voir avec les droits des femmes.
"Les [accusations] pour lesquelles Lubna Hussein est jugée ne sont pas la raison de départ", a ainsi déclaré à Magharebia l'avocate Soumia Sandali. "Cette affaire a été fabriquée et n'a rien à voir avec des questions de liberté des femmes. La véritable raison est le travail de Lubna pour la mission des Nations Unies, qui ont récemment approuvé le procès du Président soudanais devant le Tribunal pénal international."
Toutefois, selon un rapport de CNN diffusé mardi, Hussein aurait délibérément démissionné de son poste au sein du service des médias de la mission onusienne, renonçant ainsi à son immunité pour se porter partie civile et répondre de ses accusations.
Même avec les déclarations de Me Sandali, la perception que les droits des femmes sont en jeu et que ce procès est lié à l'extrémisme religieux dans la région continue d'alimenter les conversations à Tunis.
"Je ne crois pas que cette condamnation soit uniquement due au fait du port du pantalon ; selon ce que [Hussein] a déclaré dans un entretien avec une chaîne de télévision arabe, elle tient aussi à ses écrits en tant que journaliste," a explique la journaliste Douaja Eweidni à Magharebia. "[Elle] n'est qu'un exemple parmi des milliers de femmes qui souffrent de discrimination et de violence dans certaines sociétés qui les empêchent d'exercer leurs droits les plus fondamentaux."
"Je suis choqué par l'idée de punir une fille ou une femme parce qu'elle porte des pantalons, ou par l'idée d'interférer dans les libertés personnelles", a déclaré Salim Ben Arafa, un étudiant, à Magharebia. "Je m'oppose également au fait que des textes religieux dominent la vie publique ou politique. C'est la source de nos problèmes, et c'est désastreux de voir une telle situation se produire au XXIème siècle."







gleblanc@muniles.ca En ligne 2009-08-06
Que faire ?
Anne of Carversville En ligne 2009-08-06
Nous enquêtons et faisons un reportage sur l'arrestation de Lubna et sur les autres violations commises envers les droits des femmes dans la région du Maghreb et partout ailleurs en Afrique et au Moyen-Orient. Je suis aussi très intéressée sur l'érosion des droits de la femme à travers le monde. S'il vous plaît, allez voir et faire des commentaires sur nos reportages à l'adresse http://www.anneofcarversville.com/women-of-sudan/ Il y a un lien de Contact Anne dans la boîte de navigation. S'il vous plaît contactez-nous pour des informations importantes, des blogs, des articles originaux que vous aimeriez voir publiés sur notre site Internet et des tuyaux. J'ai des traducteurs arabes qui travaillent sur ce projet. Vous pouvez aussi communiquer dans les autres langues, y compris le français. Toutes les communications faites resteront confidentielles. Je suis une femme d'affaires américaine et journaliste à New York, sans aucun lien d'aucune nature avec le Moyen-Orient. Ma seule préoccupation est d'apporter une voix quotidienne en Amérique sur le sujet des droits de la Femme. Je n'arrive pas à vivre en accord avec moi-même alors que les femmes sont flouées partout dans le monde, et que je ne fais rien. Chaleureusement, Anne
Anonymous En ligne 2009-08-06
J'ai bien ri en lisant le papier de votre correspondant. Alors, il y a beaucoup de Tunisiens qui s'inquiètent du sort de la Soudanaise Lubna? Moi aussi. Les 40 coups de fouet sont un châtiment barbare. N'étant pas sadique, ce n'est pas ce qui m'a fait rire. Je m'explique. J'ai d'abord calculé la distance entre Tunis et Khartoum: 3220 kilomètres. Puis j'ai essayé de m'expliquer cette apparition soudaine de Tunisiens inquiets par ce qui se passe à 3220 kilomètres de chez eux. Où étaient-ils récemment lorsqu'une dame de 68 ans, professeur d'université a été condamnée à 8 mois de prison? On l'a enfermée avec des voleurs, des prostituées et des assassins. Pourquoi? Parce que la police de l'internet qui contrôle toutes les missives, y compris les papiers de votre correspondant, a violé son courrier où elle retransmettait une information qu'elle avait lue sur internet. Une information qui n'était pas du goût des autorités. Alors, les tribunaux de l'Inquisition Tunisienne l'ont condamnée sans inquiéter les espions de l'état qui viole le secret du courrier de ses citoyens. Excusez mon erreur. Le secret du courrier n'existe que dans les pays civilisés, les citoyens aussi. Je reviens à ma questions: Où se trouvaient alors ces Tunisiens indignés? Où étaient-ils lorsque madame Gharbi, la femme d'un dissident politique, a été complètement déshabillée et accrochée toute nue 24 heures au plafond d'un commissariat de police pendant qu'on lui fouettait les seins et les parties génitales? Où étaient-ils il y a quelques mois lorsqu'un dissident politique a été jeté dan la cellule de quatre criminels qui l'ont violé collectivement? J'ai encore une très longue liste. Les Tunisiens inquiets ne seraient-ils pas des agents de la propagande tunisienne qui essaient de tromper votre correspondant?
Anonymous En ligne 2009-08-07
Il vient de se passer quelque chose de très grave en Afrique. Le président Tandja du Niger, 71 ans, dont le deuxième et dernier mandat présidentiel de 5 ans se termine en décembre prochain n'a aucune envie de quitter le pouvoir. Pour parvenir à son but il a organisé cette semaine un soi-disant référendum où d'après lui 92,5% de la population ont voté oui pour lui permettre de rester au pouvoir et se représenter autant de fois qu'il le souhaite. Cette manipulation de la constitution et du vote des électeurs a soulevé beaucoup d'indignation au Niger, en Afrique et internationalement. La France a dénoncé les "atteintes répétées à la démocratie" par Mr Tandja. L'Union Européenne a menacé d'interrompre son aide. La distance entre Niamey, la capitale du Niger et Tunis est de 2700 km, donc plus petite que celle entre Tunis et Khartoum (3220 km). La Tunisie est tout à fait comme le Niger un membre actif de l'Union Africaine. Je suppose que vous voyez venir la question: Comment ont réagi les Tunisiens? A quel point se sont-ils inquiétés de cette atteinte à la démocratie? Que pense l'étudiant, monsieur Salim Ben Arafa, qui s'est déclaré choqué par le châtiment de Lubna et vous a dit: "C'est désastreux de voir une telle situation se produire au XXIème siècle"? Que pense monsieur Salah Zghidi qui a dit: "Il est urgent que les gens et ce qu'on appelle la communauté internationale traitent les régimes arriérés en fonction de ce qu'ils imposent"? J'ai beaucoup apprécié sa condamnation de "l'arriérisme" et des "obscurantistes où qu'ils se trouvent". Je ne vous demande pas la réaction officielle de la Tunisie qui risque d'avoir des implications diplomatiques. Mais j'attends avec impatience le résultat de l'enquête de votre correspondant avant la fin du XXIème siècle.
Anonymous En ligne 2009-08-08
J'aimerais corriger une erreur dans le commentaire. Il est écrit :"Mlle Gharbi, la dissidente politique ci-dessus". Cela suggère que le nom de cette femme de 68 ans et ancienne professeur d'université qui a été emprisonnée avec des criminels et des prostituées était Mme Gharbi. Ce n'est pas le cas. Son nom, c'est Mme Arfaoui, une érudite respectée et une championne des droits de la femme. C'est la vraie raison de sa persécution par les autorités tunisiennes et c'est pourquoi la police tunisienne officiant sur internet qui espionnait son mail privé a fabriqué une affaire à son encontre. L'autre affaire est différente. Elle ne concerne pas une mademoiselle Gharbi mais une madame Gharbi, mère de cinq enfants dans la quarantaine. Son mari est un dissident politique qui est parvenu à s'échapper de la Tunisie où il était emprisonné et torturé. Il est venu en France où il a obtenu l'asile politique. Pour se venger les autorités tunisiennes ont arrêté sa femme et l'ont soumise à des abus sexuels dégradants et à la torture et l'ont laissé nue 24 heures attachée au plafond d'un commissariat. Elle a aussi réussi plus tard à rejoindre son mari en France. Là elle a découvert un jour que l'homme qui était disait que faire aux agents de police pour abuser d'elle en Tunisie, M. Khaled Ben Said, avait été promu au rang de diplomate représentant son pays en France. Elle a porté plainte contre lui. Mais le diplomate, au lieu de venir au procès, s'est enfui en Tunisie. Sous les clauses de la juridiction universelle et après avoir étudié le cas pendant deux ans et avoir entendu de nombreux experts et témoins, un tribunal français a condamné le diplomate tunisien à 8 ans de prison. Mais malgré les mandats internationaux, il n'a pas pu être arrêté. Il est protégé par le gouvernement tunisien. Mme Ben Sedrine,experte sur la Tunisie, a confirmé que la 'torture est institutionnalisée en Tunisie", un pays touristique majeur.
محمد الأمين En ligne 2009-08-09
J'espère que mes frères en Tunisie condamnent l'injustice et la discrimination commise contre les femmes voilées dans leur pays, qu'ils combattront l'injustice contre elles et l'intervention dans ses libertés personnelles.
ابو علم الدين En ligne 2009-08-09
La journaliste Loubna voulait seulement créer une tempête médiatique. Nous avons nos traditions et nos coutumes. Porter la cape et une robe longue, ce sont là les habits de la décence et des convenances en public. La robe occidentale n'est pas l'une de ces traditions. C'est une imitation aveugle qui nous envoie à de telles altercations. Tenez-vous en à votre religion et à la Charia, qui a décidé tout. Nos frères le peuple de l'ordre public, que Dieu les récompense de bienfaits, travaillent dur pour le confort des citoyens et pour briser le dos des tricheurs. Flagellez toutes les femmes non voilées et toutes ces gales.
NASSER MOHAMMED ABD ALRHMAN En ligne 2009-08-09
Il y a tellement d'actions semblables de la part de la police communautaire. Nombreuses parmi ces filles ont été battues et humiliées par la sécurité de la police communautaire et l'aide à [inintelligible]. Mais Lupna est caractérisée par le courage
Anonymous En ligne 2009-08-09
J'espère que tout le monde, pas seulement les frères et pas seulement en Tunisie mais partout, condamnera aussi la torture utilisée par le gouvernement tunisien contre les femmes et les abus sexuels dont ces mêmes femmes sont victimes en raison de leurs opinions politiques ou de l'opinion de leurs proches. Ces méthodes de terreur doivent prendre fin, qui ont pour objectif de réduire au silence les opposants de l'opinion seule et unique, telle qu'elle est émise par l'état dictatorial. Si les espions tunisiens d'Internet, ceux qui voient ce site et interviennent de temps en temps sous une fausse identité, s'inquiètent vraiment des droits de la femme ils devraient d'abord condamner ouvertement les violations pratiquées sur ces mêmes droits- comme c'est le cas en Tunisie. Ils gagneraient plus de crédibilité. Mais ils préfèrent pleurer des larmes de crocodile sur ce qui risque d'arriver au Soudan. Pourquoi sont-ils tellement silencieux sur le viol des dissidents tunisiens par la police, soit avec un bâton, soit en les livrant à des criminels emprisonnés pour qu'ils les violent collectivement ? J'ai même entendu parler de gens contaminés par le SIDA après cela. Pourquoi est ce que le monsieur qui a fait un appel pathétique en faveur de Loubna s'est-il tu au sujet de mme Arfaoui, la respectable professeure âgée de 68 ans qui a été injustement condamnée à huit ans de prison et qui a été emprisonnée avec des prostituées et des délinquantes ? La vérité est que le Gouvernement tunisien a été heureux du 11.9 et qu'il l'a utilisé comme prétexte pour anéantir tous les dissidents politiques en Tunisie en créant une hystérie autour de l'extrémisme fondamentaliste dans le pays. Si c'est vrai pourquoi la Tunisie tente-t-elle tellement d'attirer les touristes ? Pour qu'ils soient tués par des fondamentalistes ? Les propagandistes tunisiens tentent d'induire en erreur le peuple de bonne volonté. Cela s'applique également au censeur tunisien qui rezarde par dessus la nuque du journaliste ce qu'il écrit. Une personne avisée qui sent immédiatement le souffle puant du censeur tunisien.
Anonymous En ligne 2009-08-10
Est-ce qu'il n'est pas étrange qu'un tel obscurantiste stupide qui appelle à la flagellation des femmes non -voilées, comme celui ci-dessus, vienne visiter le site de Magharebia? Les fondamentalistes de ce genre là ont leurs propres sites préférés, sur lesquelles ils se sontent à leur aise. Les sujets traités ici, et la manière dont ils sont traités, ne s'adaptent pas à leurs modes de vie. Et quelle coïncidence qu'il ait fait cette visite juste au bon moment pour commenter l'histoire de Loubna. Il n'a pas oublié dans son commentaire de rejeter l'Occident et de se coller à la Charia, ce qui a rendu facile pour le lecteur de deviner qu'il n'est qu'un musulman ultra-fondamentaliste. Trop facile même. Il semble également être soudanais quand il dit : 'nos traditions et nos coutumes'. J'ai jeté un oeil au texte en arabe et j'ai vu qu'il appellait la robe longue 'robe de la décence'. Le mot arabe utilisé pour 'décence' est le mot 'heshma' حشمة qui est utilisé par les tunisiens, parce qu'un soudanais dira 'haya'حياء ou 'effa' عفّة. Mais la robe décrite est typiquement soudanaise, et vous ne la verriez pas en Tunisie hormis à l'ambassade du Soudan. J'ai le sentiment fort que quelqu'un est en train de jouer un jeu en faisant le protrait d'un fondamentaliste musulman stéréotypé qui hait l'Occident et qui veut appliquer les punitions de la charia aux femmes. Le type de fondamentaliste que le président tunisien Ben Ali n'aime pas, parce que M. Ben Ali tel que nous le connaissons aime l'Cccident et qu'il est le champion de l'émancipation des femmes. Mais que dire de ses 'agents provocateurs' ?
Mike En ligne 2009-08-13
Depuis quand la loi islamique oblige-t-elle à flageller les femmes qui portent des pantalons ?
مح En ligne 2009-08-13
Je pense que les Nations Unies devraient intervenir parce que on peut considérer cela comme une étroitesse d'esprit et un arriérisme.
عبدالحميد En ligne 2009-08-17
Voilà qui reflète les actions des autorités dont l'oppression et l'injustice contre les membres des populations après les massacres et les viols qui ont été internationalement condamnés, traquer les filles dans les rues, les battre et violer tout ce qui a un caractère sacré. C'est le cas de tous les régimes arriéristes et ignorants.
جوري En ligne 2009-08-20
que Dieu nous guide et guide tous les musulmans.
بشرى En ligne 2009-08-20
Je pense que tout le monde est libre de porter un pantalon ou une robe. Vous devriez diriger votre intérêt vers des questions plus importantes, dont les crimes moraux, la corruption, la modernisation de l'éducation qui semble être le plus grand combat pour cette nation. On en avait besoin, des pandalons de la soudanaise!
مغاربية En ligne 2009-08-22
Chacun devrait pouvoir porter ce qu'il veut. Ils en seront tenus pour responsables devant Dieu.
oum 3abdollah En ligne 2009-08-28
O Seigneur ramène gentiment les musulmans à leur religion. Et comme le dit le proverbe : les gens s'entraident mais le chauve s'occupe à peigner ses cheveux.
arabo (canada) En ligne 2009-10-03
malheuresement cet histoir de pantalon de la jornaliste soudanaise qui a pris un grand ampleur international n'a rien avoir avec la religion et je vois pas comment le gouvernement soudanais ou bien de quel texte a invente cette fatwa qui est totalement fause au contraire il ya un hadith prohetique qui incite les femmes a porte un pontalon assez large bien sur comme ca on vois pas la forme physique dans le sens allah beni les{moutasarwilat}ca vient de mot {sirwal}en arabe veut dire pantalon dans ce cas pourquoi il n'ya aucun moufti qui s'est impose a ca publiquement pour explique au monde cette erreur qui touche les musulmans modere;....
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