Algérie : la mouvance islamiste tourne le dos aux présidentielles
2009-02-10
Le mouvement islamiste politique en Algérie ne présentera pas de candidats lors de la course aux présidentielles en vue des élections prochaines. Cela sera la première fois depuis l’ouverture du champ politique que les islamistes manquent un tel rendez-vous électoral.
Par Achira Mammeri pour Magharebia à Alger – 10/02/09
![]() [Getty Images] Abdellah Djaballah, ancien Président d'El Islah, a refusé l'invitation gouvernementale de se présenter en tant que candidat indépendant. |
En Algérie, pas un seul parti politique islamiste ne présentera de candidat lors de la course aux présidentielles du pays, qui auront lieu au mois d'avril. Ce sera la première fois depuis l'avènement d'un scrutin multipartite que les islamistes seront absents de cet événement électoral majeur.
Mahfoud Nahnah était le candidat islamiste du Mouvement de la société pour la paix (MSP) en 1995, mais il a perdu face au Général Liamine Zeroual. Lors des élections de 1999, les tribunaux interdisent à Nahnah de se représenter, en accord avec l'article 73 de la Constitution algérienne. En effet, le candidat présumé n'a pas servi dans la Guerre de Libération.
En 2004, le MSP abandonne ses ambitions politiques et décide de contracter une alliance avec le Rassemblement National Démocratique (RND) et le Front de Libération National (FLN) pour soutenir la candidature de Abdelaziz Bouteflika. C'est Abdellah Djabbalah, Président d’El Islah et fondateur du mouvement islamiste Ennahda, qui représente les islamistes. Il essuiera un échec cuisant.
Tandis que l'Algérie se prépare à élire son prochain Président, de nombreux spécialistes politiques paraissent sceptiques sur la potentialité de changement du pays.
"En Algérie, le peuple ne détient pas le pouvoir, " a dit Abdellah Djabbalah lors d'une conférence de presse qui s'est tenue cette semaine. "Le pouvoir détient le peuple".
Ce leader islamiste, limogé d'El Islah lors de la réorganisation en 2007 du parti, déclare également que le pouvoir, par le biais de " canaux officiels", a tenté de le convaincre de prendre part aux présidentielles en tant que candidat libre, mais en vain. Il estime que la Constitution a été révisée pour une seule et unique raison : "Permettre au président sortant, Abdelaziz Bouteflika, de briguer un troisième mandat".
Le parti islamiste Ennahda est pareillement critique concernant les élections 2009. Dans une déclaration récente, le Comité Consultatif du mouvement déclare que " le climat politique dans le pays n’encourage pas la participation".
Citant l'absence de l’alternance au pouvoir, la fermeture des champs politique et médiatique, le comité ajoute que le mouvement islamiste gagnerait à se concentrer sur sa "reconstruction".
El Islah qui a perdu sa figure de proue, Abdellah Djabbalah , est en panne de candidat. Les leaders du Parti ont bien sollicité Ahmed Ben Mohamed, ex-Ministre de l’Education, mais ce dernier a refusé.
Le MSP a décidé de rester dans la coalition au pouvoir en appuyant la possibilité d'un troisième mandat pour Bouteflika.
Concernant les cadres de l’ex-Front Islamique du Salut (FIS), aujourd'hui dissous, ils sont interdits d'activités politiques sous les termes de la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale, votée par les algériens en 2006.
Sans candidat pour défendre ses objectifs, "l'électorat islamiste sera absent durant les présidentielles", dit la journaliste politique Amina Kateb.
Selon elle, cet électorat est considérable en taille, mais reste bien inférieur à celui de 1990, l’année qui a consacré l’ex-FIS comme la première formation politique en Algérie.
Lors des élections législatives de 2007, les partis islamistes n'avaient enregistré que 4% des votes.
Walid Anouar, journaliste spécialiste de la mouvance islamiste, pense que les partis constituant ce bloc ont été sérieusement affaiblis. Il déclare que le limogeage de Djaballah, ejecté d'El Islah, et la nomination d'un sympathisant du Gouvernement, Bouguerra Soltani, à la tête du MSP sont deux exemples de cette tendance.
Enfin, Anouar dit que la mouvance n'a jamais regagné la confiance du public, depuis les jours violents des années 1990. "Les algériens mettront longtemps à oublier l'expérience du FIS".







saidani miloudi En ligne 2009-02-11
Vive un troisième mandat de Bouteklika. En ce qui concerne la confiance publique envers le mouvement islamiste, les Marocains semblent plus fiers de leurs candidats que les Algériens. Ils apprendront sûrement à leurs voisins combien ils sont tolérants, libres et démocratiques le 12 juin prochain.
wafek assil En ligne 2009-02-11
Ce ne sont pas seulement les partis islamiques qui ont refusé de se présenter aux prochaines élections présidentielles du 09/04/2009 ; même des personnalités nationales qui ont une crédibilité politique et culturelle ont refusé de se présenter dans cette mascarade électorale dont les résultats sont déjà établis après que l'on ait osé falsifier la Constitution sans en référer à la population, en accord avec ce qui est dit dans l'article 74, et la violation expresse par l'adoption par les deux chambre du parlement de cet amendement qui est controversé tant de manière interne qu'externe. Tous les Etats ont été troublés par l'action de Bouteflika qui consiste en une régression pratique des formes les plus simples de la démocratie, qui signifie la rotation des pouvoirs, de manière légale et pacifique, sans recourir à un tel acte qui viole les valeurs fondamentales d'un peuple qui aspirait et qui aspire encore à légitimer la gouvernance sur des fondations démocratiques stables qui ne seraient pas sujettes aux humeurs des politiciens, qui ont prouvé leur échec flagrant à diriger l'Algérie et ils l'ont toutefois reconnu pendant 10 ans.
Anonymous En ligne 2009-02-11
Une analyse intéressante si elle a comme but de nous rappeler quelques noms de partis ou de personnalités. Mais le fait est que les haricots sont déja cuits en Algérie. Le nom du gagnant et les pourcentages ont déjà été établis. Il ne reste qu'un semblant de suspense. Les amateurs de démocratie et d'élections non fantoches ont quand même été servis les derniers temps avec les élections Américaines et Israéliennes. Comment? Ah, vous attendez encore les élections Tunisiennes?
ليلى En ligne 2009-02-12
La démocratie a perdu sa vraie signification. L'amendement de la Constitution sans une opinion libre et les droits volés en Algérie à travers la corruption, la bureaucratie. Je demande à Dieu le plus Grand de guider tout le monde.
FRANCIS PERRONT-LILLE-FRANCE En ligne 2009-02-14
LES ISLAMISTES EN ALGERIE ILS ONT RAISON CE SONT DES HOMMES,LE F.I.S EN 1991 A GAGNER LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN ALGERIE ET L'ARMER DES GENEREAUX LES ONT ANNULER PARCE-CE-QUE LE PEUPLE ALGERIEN ETAIT AVEC EUX..... Mr ABDELLAH DJABELLAH EST UN HOMME IL SE RABAISSERA JAMAIS DEVANT LES GENEREAUX........
mazurka691 En ligne 2009-02-14
ce qui se passe en algerie ne pas bon di tout mais ils nont personne de mieux que bouteflika le paiy va lui exploser de plein fouet son peuple voit la richesse a porte de main mai ne peut pas se la payer meme un peut dans toutes les villes ons remarque les mendiants a chaque coin des rues quemander et les jeunes emigrent toujour clandestinement
صلاح الدين/الجزائر En ligne 2009-02-18
Je pense que les partis islamiques sont à l'origine de la destruction dont l'Algérie fait l'expérience. C'est à cause d'eux qu'il y a un accroissement du contrôle des militaires au sein du peuple algérien, en raison de leur stupidité. C'est à cause d'eux que le peuple a raté la transition démocratique pour laquelle nous avions tant lutté. Les islamistes stupides sont arrivés avec leur bigoterie et ont offert l'opportunité aux dirigeants dictatoriaux de porter atteinte à tout ce que la population algérienne avait obtenu. Pour moi, ces sorcelleries, ces partis sous-développés devraient être pour toujours interdits.
Houcine En ligne 2009-02-18
Dans le monde arabe, le favori dans la course à la démocratie pourrait être l'Egypte, la Tunisie, ou l'Algérie. Mais les intérêts étrangers sont contre ! 1-Egypte: - impossible de créer une puissance socioéconomique forte en contraste avec Israël. 2-En ce qui concerne la Tunisie - qui en tant que nouveau mode de vie amenant les Arabes à se montrer plus proches de l'Europe, excluerait Israël pour rester telle quelle. 3-Algérie: - La démocratie offrira tous les instruments qui presseront la France à récompenser 130 années de domination (holocauste) Le reste de l'Afrique peut faire de même. Conservons le conflit et qu'il n'y ait jamais d'union ! (Maroc-Sahara Occidental)
Abdelmoumen Zeid (HAMMBHOURG)ALLEMAGNE. En ligne 2009-02-19
Le grand retour de DE Abdellah Djabellah le chef spirituelle de l'Algérie moderne et democratique oui nous smme avec vous freres Djabellah.
صورايا من الجزائر / غرداية En ligne 2009-02-21
Nous aidons notre pays, qu'il soit oppresseur ou opprimé. Le pays de la dignité et de la fierté. Le pays au million et demi de martyrs. Concernant celui qui dirige le pays ou qui s'est habitué à la faire, il est l'homme idéal M. Abdelaziz Bouteflika, l'homme de la conciliation et de la réconciliation.
محمد En ligne 2009-04-06
Nous avons suffisamment eu Bouteflika. Il n'a rien fait en Algérie pendant 10 ans. Votez pour la candidate du Parti des Travailleurs Louisa Hanoune. Elle sortira l'Algérie de sa crise. Soyez là le 9 avril et votez pour Louisa Hanoune.
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