Crainte d'une faible participation pour les présidentielles en Algérie
2009-02-02
Alors que se rapproche l'échéance de l'élection présidentielle en Algérie, les partis s'appuient sur un éventuel troisième mandat du Président Bouteflika pour influer sur la participation des électeurs.
Par Said Jameh pour Magharebia à Alger – 02/02/09
![]() [Said Jameh] De nombreux Algériens s'attendent à ce que le Président Abdelaziz Bouteflika (photo) remporte une élection pour laquelle il ne s'est pas encore déclaré en avril. |
Alors que l'Algérie est à deux mois seulement de sa prochaine élection présidentielle, les partis politiques, partisans comme adversaires de ce scrutin, sont inquiets de la possibilité d'un boycott massif des urnes. Les adversaires de l'amendement constitutionnel qui permettrait au Président Abdelaziz Bouteflika de se présenter pour un troisième mandat tentent de persuader les citoyens de s'abstenir, tandis que les partisans du Président tentent, eux, de mobiliser des millions d'électeurs.
La question d'un boycott populaire avait été soulevée pour la première fois après que la constitution fut amendée le 12 novembre 2008. L'Article 74 avait été modifié pour supprimer la limite de deux mandats présidentiels. Plusieurs membres de l'opposition avaient refusé à l'époque de participer à la course au scrutin d'avril 2009.
Les leaders de l'opposition favorables à un boycott affirment que les résultats de l'élection sont déjà déterminés en faveur du Président Bouteflika, avant même le scrutin. C'est sur cette base que Said Saadi, le secrétaire général du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a refusé de se présenter, et a invité les adhérents de son parti à ne pas se déplacer le jour de l'élection.
Le Front des Forces Socialistes (FFS), dirigé par Houcine Ait Ahmed, qui a choisi l'exil, a adopté une position similaire.
Le mouvement islamiste Ennahda est lui aussi favorable au boycott, affirmant que le climat politique général ne garantit pas sa participation.
M. Bouteflika doit encore annoncer sa candidature. A ce jour, la liste des candidats comprend Moussa Touati, du Front National Algérien, et Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs.
Les politologues algériens se montrent peu optimistes sur la participation. L'ancien Premier ministre Ahmed Ben Bitour s'attend à une mobilisation inférieure à 10 pour cent, sur la base des chiffres enregistrés lors des législatives de 2007. Les Algériens sont découragés, explique-t-il, par le fossé qui s'est creusé entre les dirigeants et le peuple. Les citoyens ordinaires sont préocuppés par leurs propres problèmes et estiment que les élections ne servent pas à grand-chose.
Mais malgré tout, les candidats s'efforcent d'attirer les électeurs. Moussa Touati explique qu'il pourrait aller frapper à la porte de chaque Algérien pour le convaincre de la nécessité de voter. Un boycott "ne contribue pas à faire progresser la démocratie ni le principe du transfert des pouvoirs", explique-t-il.
"L'abstention aux élections est synonyme de renoncement face à l'Etat", affirme-t-il. "Nous pensons qu'aucun Algérien ne peut s'abstenir et quitter sa patrie."
Les partis de la coalition au pouvoir ont pour leur part déjà lancé leur campagne pour informer les électeurs de l'importance de cette élection.
La coalition présidentielle comprend le Front de Libération Nationale (FLN), dirigé par le Président Bouteflika, le Rassemblement National Démocratique (RND), du Premier ministre Ahmed Ouyahia, et le Mouvement pour la Société de la Paix (MSP), conduit par le ministre d'Etat Bouguerra Soltani.
Chihab Sedik, membre du RND, affirme que la coalition présidentielle ne s'inquiète pas d'un boycott, parce que son candidat, le Président Bouteflika, bénéficie d'une énorme popularité.
Le ministère de l'Intérieur a lancé une campagne d'information destinée aux citoyens en janvier. Quelque seize mille assistants sont chargés de se rendre chez 1,5 million de familles pour les convaincre de s'inscrire à temps sur les listes électorales pour l'élection du mois d'avril.
Mohamed Talbi, représentant du ministère, a expliqué que cette campagne a déjà permis d'inscrire 96 000 électeurs.
L'opinion publique algérienne est assez partagée sur la question du boycott. Le professeur d'université Samira Hammiche a expliqué à Magharebia qu'elle refusait de voter parce que les récentes élections n'ont apporté aucun changement positif dans sa vie.
Soufiane Bentaib partage le sentiment que la victoire de M. Bouteflika est déjà acquise, et explique que ce sentiment ne fera qu'amoindrir la participation.
Pour Yazid Azoug en revanche – qui n'a atteint l'âge de voter que l'année dernière – avril est une échéance importante qui lui permettra de contribuer au processus démocratique en Algérie. "Les élections sont un devoir national, signe du patriotisme des citoyens", explique-t-il. "Par conséquent, je serai parmi les premiers à aller voter."







khalid En ligne 2009-02-02
je suis algérien et je vais voter moi et toute ma famille pour notre cher président bouteflika,c'es grace a lui que l'algérie est devenue une puissance,en 1999 l'algérie été en ruines. toute la jeunesse algérienne est avec bouteflika. vive le maghreb
عثمان ابو محمد En ligne 2009-02-03
En ce qui concerne les prochaines élections en avril, je les boycotterai parce que il n'y a rien qui vaille qu'on aille voter.
Fathi En ligne 2009-02-03
Que la participation soit faible ou forte, il ne faut s'attendre a aucune surprise. Je mise sur le president inconstitutionnel. Qui dit le contraire? Les paris sont ouverts.
Abdelmoumen Zeid (HAMMBHOURG)ALLEMAGNE. En ligne 2009-02-04
ABDEL AZIZ BOUTEFLIKA CA C'EST UN PRESIDENT ARABE A LA CLASSE MONDIALE,VIVE L'ALGERIE DE BOUTEFLIKA ET BELKHADEM LE RESTE C'EST TOUS DES VOLEURS.
dekli faycal En ligne 2009-02-04
Pourquoi est ce que M. Ouyahia continu à tenir un discours d’ouverture et donne des instructions chargées de politique politicienne de dogmatisme et de populisme, pour freiner les investissements directs étrangers. Notre pays souffre de façon dramatique de manque d’investissements productifs hors hydrocarbure et hors Orascom se permet de limiter les IDE pour un prétendu motif d’excédent de ressources financières locales. La vérité est que M. Ouyahia a promis à son président qu’il sera réélu avec une écrasante majorité et lui garanti une participation record. Pour s’assurer cette participation il faut faire preuve de populisme, plaire aux médiocres qui sont effrayés par l’arrivé des investisseurs qui cherchent il est vrai le profit mais ils savent que pour y arriver il faut travailler. Mais les médiocres qui sont légion préfèrent le profit sans travail car un quart de siècle d’une économie centralisée et subventionnée ne leur a pas appris la vraie valeur du travail seul producteur de richesse. la société qui ne cultive pas la valeur et l’étique du travail, crachera donc sur toute action qui vise à créer de la prospérité à partir du travail. M. Ouyahia avec cette promesse à votre président vous agissez à l’encontre de la volonté de ceux qui sont mort pour ce pays, vous condamnez le peuple à vivre dans un système qui ne lui apporte rien de nouveau car il en est incapable pis encore il le ramène en arrière. Il semble bien que la leçon des dernières législatives a été retenue à l’envers. Pour que vous en soyez conscient regardez autour de vous l’âge des présidents des pays qui cherchent le bien être de leurs peuples. Est-ce que l’Algérie manque à ce point d’homme, pour que toute une génération vive en ayant en face les mêmes personnages qui passent repassent durent
khelifa En ligne 2009-02-05
ne pas voter est en soit une forme de lachete il faut s'exprimer par oui ou par non mais il faut le faire quand a l'aprehenstion de la fraude s'il y'en a une l'histoire condamnera les fraudeurs on peut mentir une fois mais pas deux
محمد En ligne 2009-02-05
Nous étions enthousiastes à l'idée d'assister à une rotation des pouvoirs dans les Etats arabes, de voir un Président perdre les élections et devenir un citoyen ordinaire marchant à pied dans les rues, et acceptant la chose avec un esprit patriotique. Nous espérions voir le règne de la loi s'étendre sur tous au sein de l'Etat, dont auraient disparu les vieilles méthodes de gouvernance, comme le favoritisme, le népotisme et le fanatisme tribal. Nous étions heureux de l'expérience de l'Algérie en 92. Nous pensions que la lumière d'une aube nouvelle était apparue sur le monde arabe, pour effacer l'obscurité de l'oppression lugubre. Toutefois, l'expérience a été tuée dans l'oeuf par des mains internes et extérieures qui ont vu leur intérêt dans une oppression persistante et dans le déni de la volonté du peuple dans la prise de décision, et c'est ainsi que la nation arabe reste hors de la marche de l'histoire, enfermée dans un cercle vicieux, et condamnée à la dépendance envers les autres à tous les niveaux.
عاش الملك En ligne 2009-02-05
On sait bien qu'il restera au pouvoir comme ses frères qui refusent de quitter leurs fauteuils. Alors pourquoi déranger le peuple, pourquoi l'embarrasser avec cette farce ? Pourquoi toutes ces pertes pour les urnes et pour d'autres choses qui ne sont d'aucun intérêt ? Pourquoi faire arrêter les gens de travailler ? Tout cela, c'est du gaspillage. Tous ces coûts qui n'ont comme seul objectif que de tromper les gens pourraient être économisés et utilisés pour aider les pauvres. Vive le Roi.
Algérois72 En ligne 2009-02-05
personne n'ira votre pour un déspote comme BOUTEFLIKA. Moi et toute ma famille ainsi que tout mon cartier boycotterons cette parodie d'éléctions. des millions d'Algerien le feront à coup sûre au cas où il se présente pour succéder à lui même. Il a ruiner le pays avec secte. L'ALGERIE ne se relevera pas de sitôt.
yacine En ligne 2009-02-06
Le president Bouteflika a fait de son mieux pour redresser le pays,il lui reste qu'une seule chose c'est de laisser l'Algerie entre de bonnes mains.ET pour l'instant celui qui peut le remplacer est introuvable.des Algeriens misent sur Mr Ouyahia,a mon avis Ouyahia est bon pour etre ministre des affaires etrangeres.
Smail Mimoune Genova ITA En ligne 2009-02-09
VIVE ABDEL AZIZ BOUTEFLIKA,VIVE ABDEL AIZ BELKHADEM,VIVE L'ALGRIE DES HOMMES,TOUT LE PEUPLE EST AVEC VOPUS SID-RAIS BOUTEFLIKA,TOUT LE PEUPLE EST AVEC VOUS MR ABDEL AZIZ BELKHADEM,VOUS AVEZ SORTI L'ALGERIE DE LA CRISE,DU TERRORISME,DES VOLEURS,DE LA MAFIA DES GENEREAUX ECT.............
hamida En ligne 2009-02-11
boycotteurs, pensez vous que le boycott soit une bonne solution ? ou est ce une manière peu noble de s'éclipser face à une puissance miniscule de pas sa taille.
Ismail En ligne 2009-02-12
L'Algérie a besoin d'un jeune leader enthousiaste, compétent et ouvert qui ne soit pas éclaboussé par une mentalité rouillée et faussée de l'époque post-indépendance et par un nationalisme négatif, une mentalité qui soit aussi éloignée que possible de celle des généraux qui ont maintenu une poigne forte sur la politique algérienne au cours de ces quarante dernières années.
aziz En ligne 2009-02-13
Je suis un Algérien du sud, toujours pauvre. En tant que Marocains, vous ne pouvez pas me comprendre. Ceux du nord, d'Annaba à Ain Tamouchnte et Batna me comprennent. Je ne voterai pas cette fois et je ne voterai pas à l'avenir non plus parce que les élections dans mon pays sont déjà prédestinées par les acteurs concernés. La voix de ceux qui sont déjà exclus n'a pas de valeur. Merci de nous offrir cette opportunité.
تقي الله حسان En ligne 2009-03-02
Seul Dieu Tout-Puissant est parfait. Toute personne a une faiblesse. Si nous voulons le bien du pays, nous devons tout d'abord nous réformer nous mêmes, réformer ceux qui sont autour de nous, éliminer toute la corruption et celle de ceux qui dirigent le pays. Je vois personnellement que la gouvernance est entre des mains cupides. Si nous ne réformons pas nos maisons en en faisant sortit le vice, une génération viendra qui le fera parce que notre pays contient beaucoup de bonnes choses. Que l'Algérie puisse vivre toujours libre.
بدر الدسن En ligne 2009-03-18
Que pensez-vous du régime de la tribu et la citoyenneté? Ne voyez-vous pas une contradiction? Que pensez-vous de l'activation du tribalisme pour la politique?
اسماعيل غ En ligne 2009-03-24
Nous prouverons au monde entier dans les élections à venir que l'Algérie d'aujourd'hui est une Algérie de loyauté aux martyrs. Nous donnerons au monde une autre leçon de démocratie. Concernant ceux qui appellent au boycott, nous connaissons leur taille réelle. Leurs attitudes aujourd'hui ne sont que la réaction face au grand échec et au rejet de leurs projets par le peuple algérien. Nous leur donnerons une grosse gifle ce jour-là. Nous continuerons à nous en tenir aux projets de développement entrepris dans la nation entière. Cela sera la reconnaissance des résultats obtenus par Son Excellence le Président Abdelaziz Bouteflika pour le pays…
gigi En ligne 2009-03-25
Je ne voterai plus jamais car les elections en algerie sont entachees de fraude.et rassurez vous que le FLN ne quittera pas le pouvoir,n'oubliez pas que c'est lui qui gere le pays depuis 1962.
عبد الكريم ز En ligne 2009-04-08
Même si le vote a ses fraudes en Algérie, les citoyens doivent voter pour couper la route aux falsificateurs. N'avons-nous pas besoin de plus de stabilité et de plus de sécurité ? Bouteflika n'est pas le meilleur choix mais il incarne le seul possible et disponible pour préserver les résultats présents.
Nous nous réjouissons de vos commentaires sur les articles publiés par Magharebia.
Nous espérons que vous utiliserez ce forum pour discuter avec d'autres lecteurs du Maghreb. Pour conserver tout leur intérêt à ces discussions, nous vous demandons de respecter les règles précisées dans la politique relative aux commentaires. L'envoi de vos commentaires implique le respect de ces règles. Bien que Magharebia.com encourage la discussion sur tous les sujets, y compris des sujets sensibles, les commentaires publiés ne reflètent que les seules opinions de leurs auteurs. Les idées, vues et opinions exprimées dans ces commentaires ne reflètent pas nécessairement la position de Magharebia.com. Ce forum est géré par un modérateur. Les commentaires a caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.
Politique des commentaires de Magharebia