Les aspirants à la Présidentielle utilisent Facebook pour attirer les électeurs tunisiens
2008-12-11
Les candidats à la Présidentielle en Tunisie utilisent le site Internet de réseau social pour promouvoir leurs ordres du jour et pour gagner davantage de votes.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis—11/12/08
![]() [Facebook.com] Les politiciens tunisiens se tournent vers Facebook pour séduire de nouveaux électeurs. |
Tentant d'attirer les votes et d'augmenter leur exposition médiatique, les candidats à la présidence tunisienne élargissent leurs campagnes aux pages du site Internet de réseau social populaire Facebook.
Ce sont au moins deux candidats, Mohamed Bouchiha, du Parti de l'Unité Populaire (PUP) et Ahmed Nejib Chebbi, du Parti Démocratique Progressiste (PDP) qui ont créé leurs propres pages sur le site, afin de faire campagne pour les élections d'octobre 2009.
"L"utilisation de ces nouveaux outils de communication", dit Adel Kadri, président du comité de formation politique du Parti de l'Unité Populaire," accompagnée du slogan "Progrès pour tous", a été la raison majeure des bons résultats que nous avons obtenus lors des précédentes élections, qui a vu pour la première fois dans l'histoire de la démocratie tunisienne naissante le dépassement de la limite de 3% dans le nombre de votes accordé à un candidat d'opposition".
L'utilisation de Facebook est considérée comme une nouveauté dans l'arène politique tunisienne. Alors que les candidats avaient employé les messageries de textos et leurs propres sites Internet pour promouvoir leurs campagnes, le réseau social populaire n'avait jamais été utilisé auparavant comme plateforme à l'occasion d'élections présidentielles.
Bien que le PUP et le PDP aient été les premiers à intégrer formellement Facebook dans leurs campagnes, les partisans du Président actuel Zein El Abidine Ben Ali ont créé leur propre groupe sur Facebook pour recommander un nouveau mandat. Le mouvement Ettajdid prévoit lui aussi la création d'une page sur le site, pour asssurer la promotion de son candidat, Ahmed Ibrahim.
"Je crois que tous les moyens modernes disponibles de communication doivent être utilisés pour faire passer notre message au public", dit Sofiene Chourabi, journaliste au Tarik Jadid, la publication de l' Ettajdid.
Chebbi, candidat malgré sa disqualification de la course à la présidentielle en raison d'un récent changement électoral, déclare qu'il a tout d'abord créé son propre site pour faire campagne, "mais [que ce dernier] a été bloqué par la censure". Il s'est alors tourné vers Facebook, "où la censure n'est pas forte. Et c'est également un site Internet interactif". Son parti a également envoyé à ce jour 11 000 textos à ses électeurs.
Les candidats à la présidentielle reçoivent le soutien de l'Etat pour promouvoir leurs programmes. Chacun d'eux se verra octroyé une somme de 200 000 dinars, ainsi qu'un temps de parole gratuit (mais limité) sur les institutions médiatiques publiques.
La campagne sur Internet pourrait être moins coûteuse, mais les spécialistes et les observateurs doutent qu'elle se révèle plus efficace que par le biais des médias traditionnels.
Moez Zayoud, professeur des médias à l'Institut du Journalisme et des Sciences Nouvelles, minimise l'importance de l'impact de la campagne menée sur Facebook sur le taux de participation des électeurs.
"Le nombre d'inscrits tunisiens sur ce site ne dépassait pas la semaine dernière le chiffre de 13000. La plupart d'entre eux sont des jeunes qui ont rejoint le site pour d'autres motivations que des objectifs politiques. De plus, la majorité des tunisiens n'a pas d'ordinateur ou n'a pas Internet, en particulier les populations des zones rurales qui participent fortement au vote".
Malgré tout, Zayoud affirme qu'avec le temps, " les gens reconnaîtront l'importance de ce site et des autres aussi en termes de promotion politique et médiatique."
Tarek ben Mahmoud, étudiant, considère la campagne sur Facebook comme "intéressante et nouvelle".
"Malgré tout", dit-il, "il suffit de jeter un coup d'oeil rapide aux dialogues échangés entre les tunisiens pour comprendre que la question des prochaines élections ne les intéresse absolument pas, comme si elles devaient se dérouler dans un autre pays que la Tunisie".
Sa condisciple, Bouthaina ben Amor, dit que Facebook peut devenir une bonne option pour l'opposition tunisienne lui permettant "d'assurer la promotion [des partis d'opposition] après qu'ils aient échoué à le faire dans le monde réel".







Almois En ligne 2008-12-11
ces candidats jouent le jeu de ben Ali et se moquent des Tunisiens. Quelle honte
ABOU FAHD En ligne 2008-12-14
Si ce n'est pas de la démocratie, alors où s'est-elle perdue ? Si ce n'est pas de la modernisation, alors où la trouve-t-on dans le monde ? SI CE N'EST PAS DE LA LIBERTE, ALORS OU EST-ELLE PASSEE ? Chaque créature vivante sur cette terre a droit à la protection et à plus. Chaque pensée est chérie, chaque rêve adoré. Chaque préoccupation est prise en compte dans LA TUNISIE d'aujourd'hui et tous les remerciements s'en adressent au Grand Dirigeant et au protecteur du Royaume.
Ego En ligne 2008-12-15
Si un candidat à des élections présidentielles se réjouit d'avoir eu un résultat plus de .... 3% (!!!???), alors, on ne pourra même pas dire que le président connu et reconnu au passé, au présent et au futur s'est donné un lièvre mais plutôt une tortue....Mais, Oui! c'est plus sûr... Quels guignols! " nous " faisons...
aser002 En ligne 2009-02-12
oui bien sur ! l'opposition essaie de se demerder comme elle le peut pour grignoter quelques voix mais le peuple tunisien est convaincu qu'elle ne fera pas le poids - et que cette opposition s'affiche juste pour l'etiquette tout simplement - et - que à mon avis le peuple tunisien et surtout dans l'état actuel des conditions qui sévissent dans le monde : economique -politique et meme démocratique a fait son choix pour la réelection d'un chef d'état 2009 - un vrai - au plein sens du terme - garant de l'avenir de notre pays et de nos generations futures c'est BENALI!
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